nurse hospital

1 500 $ à 5 000 $

le prix moyen national pour une résidence assistée au Canada: Ontario = plus chère et Québec = moins chère.1

89 pour cent des aînés canadiens

souffrent d’un problème de santé chronique.2

71 pour cent des aînés canadiens

requerront des soins continus d’ici 2026.3

900 $ à plus de 5 000 $/mois

est le coût moyen d’un établissement de soins de longue durée.4

3,3 millions de gens

pourrait nécessiter de l’aide en 2046 comparé à 2,4 millions en 2026.5

Les statistiques ci-dessus brossent un portrait très clair de la situation actuelle des soins de santé des Canadiens et Canadiennes ainsi que des défis auxquels plusieurs devront faire face dans les années à venir. Bien que ces chiffres paraissent surprenants et stupéfiants, il s’agit d’un aspect de la vie qu’une majorité de gens ignorent dans leur préparation et leur planification financière. L’espérance de vie moyenne des Canadiens et Canadiennes ayant augmenté de 75 ans en 1980 à 81,7 ans en 2014, et la génération des baby-boomers étant sur le point de représenter un Canadien sur quatre d’ici 2036,6 les tendances constatées en matière d’accroissement des coûts de soins de santé, autant privés que publics, continueront vraisemblablement sur leur lancée au cours des années à venir. Ce faisant, se doter d’une planification adéquate ne pourra que gagner en importance.

Un regard rétrospectif et un regard prospectif

Tant du point de vue public que privé, le système de soins de santé canadien a connu des changements importants au cours des dernières décennies et il est prévu que des pressions et des changements encore plus importants surviendront alors que les baby-boomers se transformeront en aînés et que d’autres facteurs se manifesteront, dont une augmentation du nombre d’individus aux prises avec une condition chronique dans tous les groupes d’âges et une augmentation correspondante dans les honoraires versés aux médecins, ainsi que la croissance de la population dans son ensemble. Chez certaines personnes, une partie du défi conceptuel à reconnaître les coûts accrus associés aux soins de santé tient à une méconnaissance du système de soins de santé dans son ensemble et de la séparation des secteurs privé et public de prestation de ces soins. Environ 70 pour cent des coûts de soins de santé sont présentement financés par le gouvernement,7 ce qui explique que certaines personnes puissent considérer que les soins de santé sont « gratuits » dans une large mesure. Le risque cependant est que si certains services sont financés par le public, les individus paient pour ces services par leurs impôts, le coût moyen annuel par individu se chiffrant présentement à environ 4 222 $ selon des données compilées en 2015.8

Mais bien plus préoccupant pour les adultes et les adultes plus âgés est qu’en dehors de ces 70 pourcents, les services typiquement requis par les aînés, comme les soins à domicile, les prescriptions, l’équipement médical, l’aide à l’autonomie et les soins de longue durée sont souvent des coûts à défrayer directement par les prestataires. « Deux des principaux aspects que les individus voudront mieux comprendre et considérer sont les coûts privés associés au fait de vivre plus longtemps, de même que la façon dont ces coûts pourraient se transformer étant donné les pressions additionnelles s’exerçant sur l’ensemble du système, » de souligner Leanne Kaufman, chef de Successions et fiducies chez RBC Gestion de patrimoine Canada. « Les Canadiens et Canadiennes historiquement peuvent avoir cru qu’ils comprenaient de quel niveau de revenus ils auraient besoin à la retraite, mais la réalité est que les soins privés— même dans notre système public actuel de soins de santé— sont extraordinairement dispendieux. »

Un rapport de Statistique Canada a révélé que les coûts défrayés directement par les individus pour leurs médicaments d’ordonnance, soins dentaires et primes d’assurance avaient augmenté annuellement de 2,9 pour cent par année de 1998 à 2009 et que cette tendance à la hausse ne faisait que se poursuivre, les seuls coûts pour les médicaments d’ordonnance représentant 27,3 pour cent des coûts défrayés directement par les aînés pour les soins de santé.9 Lorsqu’on considère l’étendue des soins fournis aux aînés, on constate que ces coûts ne représentent qu’une petite partie des coûts privés, lorsqu’on tient également compte de l’amplitude des services aux aînés requis par de nombreux Canadiens et Canadiennes, dont les soins à domicile, l’aide à l’autonomie et les soins de longue durée.

Planification de retraite et besoins potentiels en soins de santé

Parmi les Canadiens et Canadiennes qui se préoccupent de leur avenir et planifient leur retraite, deux aspects qui leur importent le plus sont de disposer de fonds suffisants pour prendre leur retraite et d’avoir les ressources nécessaires pour vivre de la manière dont ils le veulent. Il s’agit là de considérations très importantes qui aideront à guider le processus de planification; à cet égard, on devra plus spécifiquement tenir compte des besoins potentiels de soins de santé et des coûts qui leur sont associés. « L’essentiel ici est de bien comprendre quels services seront offerts par le système public puis, dans une perspective privée ou personnelle, d’identifier les types et les niveaux de soins auxquels vous aspirez, advenant un imprévu, et enfin, de chiffrer ce qui vous sera nécessaire de façon très conservatrice, » d’expliquer Leanne Kaufman.

doctor xray

Bien que l’idée de vieillir et de faire face à une détérioration de son état de santé n’est pas une éventualité facile à considérer, les coûts d’éviter un tel sujet— tant d’un point de vue financier qu’émotif— sont bien trop importants pour ignorer ses besoins de soins de santé dans sa planification globale. La majorité des Canadiens et Canadiennes âgés de plus de 55 ans (85 pour cent d’entre eux selon un rapport de la Société canadienne d’hypothèques et de logement), souhaitent rester le plus longtemps possible chez eux à la retraite.10 Bien qu’il s’agit d’un choix fort compréhensible de la perspective du confort personnel, ce choix peut entraîner des coûts importants comme ceux associés à un équipement de mobilité, des modifications ou des rénovations pour faciliter l’accessibilité à sa résidence et les soins à domicile. « L’éducation est tellement importante, qu’il s’agisse de comprendre quels en sont les coûts actuels et ce qu’ils pourraient être dans 10 ou 20 ans au moment où les individus en auront besoin, » de renchérir Leanne Kaufman. Et étant donné que la probabilité du besoin de soins de longue durée augmente au fur et à mesure que les individus avancent dans le troisième âge, une éducation sur les coûts et les options spécifiques deviendra essentielle. Toutefois, ça n’est pas le cas présentement, étant donné que les trois quarts des Canadiens et Canadiennes admettent qu’ils n’ont aucun plan financier pour défrayer les soins de longue durée qui pourraient leur être nécessaires.11

Principales considérations en matière de planification

Les besoins potentiels en matière de soins de santé sont un facteur à considérer tant d’un point de vue de planification de retraite que de planification successorale. « Des conversations importantes devront avoir lieu à deux niveaux : avec des conseillers professionnels en gestion de patrimoine afin de s’assurer de disposer de fonds suffisants dans le futur pour défrayer ces coûts imprévus et avec des conseillers professionnels en planification successorale pour ces individus qui seraient intéressés à transférer ou donner une partie de leur patrimoine à leurs enfants ou petits-enfants de leur vivant, » d’ajouter Leanne Kaufman. Plus particulièrement en ce qui a trait à la planification successorale, les coûts croissants des soins de santé sont une raison impérieuse d’envisager si un transfert de patrimoine du vivant d’un individu est la meilleure décision à prendre, sans qu’on sache ce dont on aura besoin ultimement. « Étant donné qu’on devra considérer les besoins potentiels au plan de la santé et leurs coûts y associés, il est essentiel que les individus prêtent particulièrement attention à leur planification successorale, entre autres à des considérations les incitant à conserver un maximum de fonds de leur vivant et de ne pas devenir trop proactifs pour ce qui est de transférer trop de leur patrimoine trop tôt,” de préciser Leanne Kaufman.

Les procurations sont un autre aspect crucial à considérer (au Québec, il est question de mandat de protection), lesquelles procurations sont de deux types, le premier considérant les biens (soit les biens, les finances, les actifs et les placements) et le deuxième, les soins personnels et les soins de santé. Le processus décisionnel pour sélectionner un fondé de pouvoir en est un qui mérite la plus grande considération. Bien qu’un membre de la famille ou un très bon ami puisse sembler une décision logique, il est important de considérer la dynamique familiale ainsi que les stress potentiels et le fardeau émotionnel qu’une telle charge peut créer. Selon la situation, une tierce partie neutre pourrait être une option idéale pour agir comme fondé de pouvoir pour les biens, et il s’agit là d’un domaine où Successions et fiducies RBC pourra offrir une expertise et des conseils, grâce à des professionnels compétents et expérimentés, tant d’un point de vue technique qu’émotif. « Nos services interviendront lorsque les individus ne seront plus aptes à gérer leurs propres finances. En tant que fiduciaire, nous gérerons non seulement leur portefeuille de placements, mais nous planifierons également leurs dépenses futures. Nous travaillons de concert avec des conseillers professionnels en gestion de patrimoine et une partie de nos tâches consiste justement à comprendre le niveau des coûts actuels et d’anticiper les coûts futurs afin de déterminer le meilleur usage des fonds dans le meilleur intérêt de l’individu, » d’expliquer Leanne Kaufman.

health form

Successions et fiducie RBC offre également des services d’administration de procurations pour aider les individus désignés fondés de pouvoir à gérer les actifs et leur fournir l’expertise nécessaire pour assumer les responsabilités énormes associées à ce rôle. « Lorsqu’un membre de la famille est désigné fondé de pouvoir, tant pour les soins personnels que pour la gestion des biens, il s’agit d’une tâche complexe voire même écrasante. Nous avons l’infrastructure en place pour alléger le fardeau administratif de quiconque se trouve dans cette situation, » d’indiquer Leanne Kaufman. Pour plus d’information, veuillez visiter Successions et fiducie RBC.

Communications et le rôle des membres de la famille

Au moment de prendre des décisions sur ses volontés futures en matière de soins de santé et de ses préférences quant au type et au niveau de soins à recevoir, et de mettre en place les plans financiers pour financer ses décisions, il est essentiel que tous dans son entourage soient mis au courant de ses plans et de ses volontés du point de vue des soins à recevoir. Les principales conversations qui devront avoir lieu porteront sur les préférences en matière de soins à domicile versus des soins donnés en établissement et la nature de l’établissement de soins. « Si ces conversations n’avaient pas lieu ou survenaient à un moment inopportun, les décisionnaires seraient alors confrontés à une énorme zone grise quant aux volontés de l’individu, » de dire Leanne Kaufman. Malheureusement, si tel était le cas, on se retrouverait souvent avec un type et un niveau de soins sans adéquation avec les volontés de l’individu.

Étant donné les changements démographiques et l’ensemble des besoins de soins de santé qui ne cessent de s’amplifier, le système canadien de soins de santé, public et privé, connaîtra certainement des transformations significatives au cours des décennies à venir, et ce, tant d’un point de vue des coûts que de la prestation de services. Afin de se préparer aux coûts actuels et anticipés, une des approches les plus efficaces qu’ont les individus pour gagner une certaine tranquillité d’esprit est d’examiner minutieusement les coûts et les options dans leur province de résidence et de se servir de ces renseignements pour créer des plans appropriés. Ce faisant, ils s’assureront d’un niveau de sécurité financière, peu importe les événements imprévus qui pourraient compromettre leur état de santé dans le futur, ce qui leur permettra de continuer à jouir pleinement de la vie, ici et maintenant.

Planification pour la possibilité de soins de longue durée

Compte tenu qu’environ la moitié des Canadiens et Canadiennes auront ultimement besoin d’une forme quelconque de soins de longue durée, alors qu’ils progresseront dans le troisième âge, une option précieuse pourrait être de souscrire une assurance soins de longue durée comme façon de payer pour ces services, advenant qu’ils deviennent nécessaires. Ce type d’assurance procure un revenu mensuel pour aider à défrayer le coût des soins, en plus d’offrir une grande flexibilité et le choix du type de soins qu’un individu désire recevoir. L’assurance soins de longue durée offre aux individus l’assurance qu’ils pourront maintenir leur mode de vie et que leur sécurité financière sera protégée advenant que des problèmes médicaux futurs nécessitent les services d’un établissement de soins de longue durée ou des services professionnels à domicile.

Note : Afin de s’assurer que votre situation a été considérée comme il se doit, au moment d’évaluer des solutions individuelles d’assurance vie et santé, il sera important de consulter un conseiller en assurance agréé afin de déterminer les meilleures options pour satisfaire vos besoins individuels.