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Partout au monde, on retrouve à la fin de l’automne et au début de l’hiver une grande variété de jours fériés et de célébrations. Bien que la signification ou le but de chaque jour férié puisse varier, certains aspects de la saison en général transcendent les différences culturelles et régionales. Un thème central qui regroupe plusieurs d’entre nous à cette période-ci de l’année est la tradition des dons ainsi que les rassemblements familiaux et communautaires dans la poursuite d’objectifs philanthropiques. Que ce soit par leurs racines historiques, folkloriques, de traditions familiales ou autrement, les Fêtes ont une façon particulière d’encourager un plus grand sens de l’empathie et de la compassion, de même que l’importance accordée à l’altruisme. Une enquête réalisée en 2014 et consacrée aux dons de bienfaisance pendant la période des Fêtes et aux attitudes à l’égard des dons caritatifs a permis de constater que 62 pour cent des Canadiens et Canadiennes ont l’intention d’effectuer des dons aux organismes caritatifs pendant les Fêtes et que 81 pour cent de ces personnes décrivaient leur motivation par leur désir “ d’aider les moins chanceux ”.1 Aussi, bien que l’esprit des Fêtes soit une bonne chose en soi et que plusieurs se contentent du simple sentiment de bien-être associé à la saison des Fêtes, l’objectif véritable est d’inculquer un esprit philanthropique tout au long de l’année. De plus, compte tenu des idéaux changeants parmi les différentes générations, une priorité consiste à exposer les jeunes à l’importance de redonner à la collectivité et à intégrer la volonté de changer les choses pour le mieux dans leur système global de valeurs.

La culture canadienne de la philanthropie

Comme nation, le Canada est souvent considéré positivement pour son attitude d’acceptation et de “ payez au suivant ”. L’avant-propos d’un rapport de Statistique Canada intitulé Canadiens dévoués, Canadiens engagés (lequel fait état des points saillants de l’Enquête sur le don, le bénévolat et la participation) résume ceci de façon éloquente : “ L’une des caractéristiques remarquables de la vie canadienne, c’est à quel point nous tendons la main aux autres, au-delà de notre cercle de famille et d’amis, et nous contribuons à notre collectivité, que ce soit par des dons de bienfaisance, en travaillant bénévolement pour des organismes de bienfaisance et sans but lucratif, ou en venant directement en aide à des concitoyens. ”2 Et ces sentiments n’existent pas qu’à l’échelle nationale, mais également à l’échelle mondiale. En fait, lors d’une récente conférence du Fonds mondial tenue à Montréal, le leader de la formation U2 et activiste réputé Bono a fait les louanges de notre nation, en déclarant que “ Le monde a besoin de plus de Canada ”.3 Bien que ce commentaire concernait plus spécifiquement le soutien canadien aux enjeux mondiaux en santé, il décrit bien la façon dont notre pays est souvent perçu quant à ses initiatives philanthropiques et de bienfaisance partout au monde.

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Selon des statistiques d’Imagine Canada, notre pays peut s’enorgueillir d’environ 170 000 organismes de bienfaisance et organismes sans but lucratif enregistrés, le plaçant au deuxième rang mondial pour ce secteur.4 Ce chiffre en dit long sur l’importance du soutien accordé par le grand public et le nombre de personnes qui travaillent directement sur le terrain et à des tâches administratives afin de rendre possibles ces organismes et leurs initiatives.

La philanthropie en chiffres

Selon des données 2013 de Statistique Canada, 82 pour cent de la population âgée de 15 ans et plus a effectué un don financier à un organisme de bienfaisance ou à un organisme sans but lucratif.5 Ce pourcentage est très similaire à ceux de 2007 et de 2004 trouvés dans le rapport Canadiens dévoués, Canadiens engagés, lequel suggère que ces tendances en matière de dons caritatifs sont profondément ancrées chez les Canadiens et Canadiennes. Lorsqu’il est question de bénévolat, les mêmes constatations de Statistique Canada pour 2013 démontrent que 12,7 millions, ou 44 pour cent, des Canadiens et Canadiennes âgés de plus de 15 ans ont participé dans une forme quelconque de bénévolat.6

Définition des intentions de bienfaisance des particuliers et des familles

Pour les personnes et familles intéressées à adopter une cause philanthropique, un sens d’orientation peut souvent être acquis en se posant quelques questions initiales : Qu’est-ce qui vous inspire à redonner à la collectivité ? Des causes ou des organismes spécifiques vous tiennent-ils à coeur ? Combien de temps et d’efforts songez-vous à consacrer à la philanthropie ? En redonner à la collectivité est-elle une valeur que vous espérez inculquer chez vos enfants ? En répondant à ces questions, les personnes pourront mieux comprendre leurs objectifs philanthropiques, ce qui les aidera à établir les fondations d’un plan d’action. Dépendamment de votre situation, il sera important d’envisager la structure la plus appropriée pour vous aider à réaliser vos objectifs caritatifs ou ceux de votre famille, que ce soit par l’entremise d’une fondation caritative privée ou d’un fonds à des fins recommandées par le donateur. En règle générale, il s’avérera avantageux de commencer modestement et de progresser vers quelque chose de plus officiel au fur et à mesure que vous gagnerez en expérience et que votre vision de la philanthropie se développera. Pour ceux et celles qui seraient intéressés à en apprendre davantage sur les façons de donner à une oeuvre de bienfaisance, Centraide offre un Guide utile pour les dons de bienfaisance.
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L’engagement de RBC envers les collectivités et la durabilité

Chez RBC, “ contribuer à la prospérité des collectivités ” est une partie intégrante des objectifs poursuivis par notre société. Nous reconnaissons l’importance de collectivités saines et durables, et nous sommes résolus à soutenir une vaste gamme d’initiatives et de programmes dans les domaines sociaux, environnementaux, artistiques et éducatifs. Nos employés à travers le monde contribuent à la prospérité de leur collectivité par leur bénévolat, leurs dons et la collecte de fonds. Cet esprit d’en redonner à la collectivité est illustré par notre “ Campagne annuelle de dons des employés ” au Canada, qui a lieu chaque automne. En 2015, 23 000 employés RBC ont recueilli 17,3 millions $ au profit d’organismes de bienfaisance partout au Canada, incluant Centraide. Chaque année, leur dévouement envers la campagne ne cesse de gagner en importance, un témoignage éloquent du changement positif qui peut survenir lorsque des gens se regroupent autour d’une cause qui leur tient à coeur.

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Développer la philanthropie chez les enfants et les jeunes

La conscience sociale et faire une différence sont deux valeurs bien ancrées dans la société canadienne. Il existe une volonté manifeste chez plusieurs personnes qui ont été élevées avec ces valeurs de les léguer à leurs enfants et petits-enfants dans un monde qui ne cesse de changer aux plans économique, technologique et social. Diverses études et enquêtes indiquent que les jeunes et les jeunes adultes de nos jours pourraient ne pas être engagés envers la philanthropie selon les façons traditionnelles et historiques que nous connaissons, mais qu’ils positionnent malgré tout la responsabilité sociale, l’implication et la conscience parmi leurs priorités les plus importantes. La principale différence quant à la façon dont certaines personnes plus jeunes considèrent la philanthropie consiste en l’importance accrue accordée à la cause plutôt qu’à l’organisation ou l’organisme de bienfaisance. Après avoir reconnu que les générations plus jeunes recherchaient des connexions avec des causes, nos efforts devraient donc se concentrer à aider les jeunes, dans un premier temps, à identifier les causes qui les passionnent puis, à les mettre en relation avec les organismes de bienfaisance qui appuient ces causes.7

Particulièrement chez les millénaires, presque 40 pour cent d’entre eux identifient “ faire une différence dans le monde ” comme une de leurs trois premières priorités — c’est juste que leur idée à savoir comment y arriver provient de leur conception différente de ce que cela implique. Plutôt que de faire des dons à des oeuvres caritatives, les jeunes sont plus enclins à appuyer le bien-être social par du bénévolat, des cueillettes de fonds et la promotion de causes en ligne et sur les médias sociaux.8 Du point de vue d’un organisme sans but lucratif ou d’une oeuvre caritative, cela représente une opportunité de connecter avec des jeunes et des jeunes adultes de façons nouvelles et différentes, en mettant l’emphase sur leur cause.

Redonner à la collectivité est aussi devenu une priorité au niveau éducatif, plusieurs provinces et territoires exigeant de leurs étudiants au secondaire qu’ils complètent un certain nombre d’heures en service communautaire pour obtenir leur diplôme. Certaines provinces comme le Manitoba, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont adopté une autre approche, en offrant des crédits de cours optionnels ou des bourses associés avec le service communautaire.9 Grâce à ces genres de programmes obligatoires ou incitatifs, les étudiants sont exposés à diverses façons de redonner à la collectivité, ce qui les aide à développer un sens des causes et des initiatives qui leur sont importantes. Que leur motivation provienne de leur environnement éducatif ou communautaire ou d’enseignements familiaux, les statistiques révèlent que redonner à la collectivité est en train de gagner du terrain chez les jeunes. Selon Statistique Canada, les jeunes âgés de 15 à 19 ans sont les plus enclins à faire du bénévolat, 66 pour cent d’entre eux participant à une forme quelconque de service communautaire. Aussi, bien que plusieurs pourraient penser que ce chiffre est le résultat d’un bénévolat obligatoire dans certaines écoles, seulement 20 pour cent des répondants ont mentionné qu’ils devaient participer à des activités de bénévolat. Par conséquent, la proportion des 46 pour cent qui l’ont fait par choix les place au-dessus de la moyenne nationale parmi tous les groupes d’âges.10

Pour les enfants plus jeunes, des succès hâtifs dans l’implication communautaire et les dons peuvent les inciter à s’engager dans de futurs projets. Ceci étant, il est important de les aider à choisir des objectifs réalisables compte tenu des ressources disponibles. Un point de départ intéressant pourrait être d’identifier un besoin dans son voisinage, comme un besoin alimentaire ou de vêtements, par exemple, ou des dons à un refuge pour animaux s’il s’agissait d’un domaine d’intérêt pour votre enfant. Puis, aidez-le, par une séance de remue-méninges, à trouver des façons créatives et pratiques à atteindre ses objectifs, peut-être en impliquant des amis et des camarades de classe.

La philanthropie peut se décliner de multiples façons

Pour certains, donner équivaut à faire des dons monétaires, mais en réalité il ne s’agit que d’un seul aspect de la philanthropie. En effet, la véritable philanthropie englobe un ensemble d’actions allant des dons de bienfaisance et du bénévolat jusqu’à la cueillette de fonds pour une cause spécifique et la participation à un événement caritatif , ainsi que d'accomplir un geste de générosité spontané. Aussi, quelle que soit l’ampleur de l’initiative, comme parent, tuteur, grand-parent ou autre membre de la parenté, l’enseignement précieux à tirer de celle-ci est l’importance de développer son empathie et de faire une différence plutôt que les seuls aspects financiers des dons. De cette façon, les plus jeunes membres de la famille se familiariseront avec toutes les facettes de la philanthropie et retireront vraisemblablement plus de leur expérience lorsqu’ils se sentent émotionnellement interpellés par un projet.

Un autre aspect essentiel à éduquer les enfants et les jeunes sur l’importance de redonner à la collectivité est d’ouvrir leurs horizons au-delà de leur voisinage, leur école, leur famille et leurs amis. Les aider à développer un intérêt pour des événements survenus dans d’autres parties du pays ou du monde les aidera à façonner leurs valeurs et leurs passions. En élargissant leurs horizons en ce sens, ils seront mieux outillés et plus confiants à choisir ce qu’ils aimeraient faire de leurs fonds ou comment ils aimeraient contribuer. Les sensibiliser à l’importance de la philanthropie pourrait les aider à développer une implication plus sérieuse et mieux ciblée, laquelle pourra évoluer en une série structurée de dons ou d’habitudes de service communautaire.

Bâtir des traditions des Fêtes ancrées dans la philanthropie

Au fond, les Fêtes consistent en l’expression de sa reconnaissance, peu importe les traditions de sa famille ou de sa culture. Et bien que plusieurs tendent à succomber au consumérisme associé aux Fêtes, cette période-ci de l’année est l’opportunité idéale pour réorienter les mentalités et attirer l’attention des plus jeunes membres de votre famille sur toutes les raisons qu’ils ont d’être reconnaissants de leur sort et ce qu’ils peuvent faire pour redonner à la collectivité et se concentrer sur le sentiment de générosité que procure la philanthropie. Une option pourrait être de commencer une nouvelle tradition familiale en vertu de laquelle vous faites du processus de dons un projet, aboutissant peut-être en un don ou une action personnelle et gratifiante de service pour le donateur. Selon l’âge des enfants, des idées à considérer incluraient des cartes ou des cadeaux faits à la main, le don de fonds à une cause ou un organisme spécifique qui seraient autrement utilisés pour acheter des cadeaux, du bénévolat auprès d’un refuge, le don de cadeaux ou de vêtements à une oeuvre caritative ou la commandite d’un enfant étranger. Peu importe l’activité philanthropique choisie, il est important de faire en sorte que les plus jeunes membres de la famille soient, dans la mesure du possible, les architectes de l’expérience. Cette implication initiale pourrait créer des habitudes et préférences envers les dons et développer des associations pour ce faire durant la saison des Fêtes au cours des années à venir. Au fur et à mesure que les enfants vieilliront, l’expérience pourra se transformer, mais l’objectif est de leur inculquer une culture de redonner à la collectivé qui devienne une seconde nature pour eux.

Les dons de bienfaisance d’un point de vue financier et fiscal

Donner peut aider à développer la littératie financière :

  • Aider les enfants et les jeunes à connaître la valeur de redonner à la collectivité est une composante intégrale des compétences globales en gestion financière judicieuse. Les personnalités individuelles et les tendances en matière d’apprentissages devant être prises en compte, il est important que les parents, les tuteurs ou les autres membres de la famille identifient la méthode ou la combinaison de méthodes qui fonctionne le mieux pour leurs enfants. Pour des enfants plus jeunes, la stratégie de “ Dépenser/Partager/Épargner ” est une façon d’introduire le concept des dons. Que vous donniez une allocation à vos enfants ou que vous préfériez qu’ils gagnent leur argent, tout en leur accordant possiblement une prime, l’idée est de déterminer un pourcentage de ces fonds qui peuvent être dépensés, un autre à donner à des oeuvres caritatives et le pourcentage restant à épargner ou investir. La discipline inhérente à cette approche permet aux enfants de gérer leurs attentes au moment de prendre des décisions financières et d’apprendre à apprécier la valeur de l’épargne pour des objectifs futurs. Pour plus de détails sur la littératie financière chez les adolescents plus âgés et les jeunes dans la vingtaine, veuillez consulter “ Gestion financière chez les jeunes adultes — réalités et stratégies ”.
  • Permettez aux enfants de participer aux discussions familiales afin de développer une compréhension des raisons motivant vos dons, des façons de donner et de la myriade d’activités qui se qualifient comme initiative philanthropique. Cela peut inclure des cadeaux monétaires ou des cadeaux de temps ou de services. Déterminez ce qui fonctionne pour votre famille, vos enfants ou au sein de votre collectivité et faites en sorte que ces activités deviennent une partie courante et routinière de la vie de vos enfants.

Les avantages fiscaux des dons de bienfaisance :

  • Vos enfants pourraient ne pas être en mesure de comprendre les avantages fiscaux des dons de bienfaisance, à moins qu’ils n’aient suffisamment de revenus pour utiliser les crédits d’impôt. Vous pourriez effectuer un don en votre nom et demander le crédit d’impôt sur votre déclaration de revenus. Vous pourriez laisser le choix de l’oeuvre caritative à votre enfant et l’impliquer dans le processus de don. Selon votre province ou territoire de résidence, vous pourriez réaliser des économies d’impôt appréciables avec vos dons de bienfaisance. Vous pouvez demander à chaque année un crédit d’impôt pour dons jusqu’à concurrence de 75 pour cent des revenus nets déclarés sur votre déclaration fédérale de revenus ou 100 pour cent dans l’année de votre décès ou l’année précédant celui-ci. Si vos dons excédaient la limite de 75 pour cent, vous pourriez reporter l’excédent jusqu’à cinq ans en avant. Un plan financier exhaustif pourrait vous aider à concevoir un modèle de dons qui s’assurerait de vous permettre d’utiliser tous vos crédits d’impôt pour dons dans le futur.
  • Une autre stratégie consisterait à faire un don de titres cotés en bourse et qui afficheraient des gains en capital. Vous bénéficieriez ainsi du gain en capital éliminé et du crédit d’impôt pour dons, ce qui se traduirait par un avantage fiscal plus considérable que si vous aviez effectué un don monétaire. Aussi, afin de maintenir votre position dans un titre spécifique, envisagez un don en nature et d’utiliser vos liquidités pour reconstituer votre position dans ce titre. Vous obtiendrez ainsi le crédit d’impôt pour dons et vous augmenterez votre prix de base rajusté sans payer d’impôt sur le gain en capital déclenché au moment d’effectuer le don. Pour plus d’information sur les avantages fiscaux potentiels des dons de bienfaisance, veuillez consulter “ Perspective fiscale sur la fin d’année ”.
Créer un legs durable

Le Programme de dons de bienfaisance RBC

Donner… l’essence même de notre humanité. Une expression profondément personnelle de nos croyances et de nos expériences de vie.

Les avantages :

  • recevez un reçu pour don de bienfaisance équivalant à la juste valeur marchande totale de vos contributions admissibles;
  • recommandez une stratégie de placement pour votre fonds de dons de bienfaisance;
  • recommandez des subventions du fonds aux oeuvres de bienfaisance de votre choix, et ce, au moment qui vous convient;
  • confiez toute la paperasse administrative à notre partenaire de programme, la Charitable Gift Funds Canada Foundation.

Veuillez contacter votre conseiller RBC pour plus d’information ou visitez le site pour être présenté à un conseiller RBC.