teen girl sitting on basketball

Reconnaissance des réalités et des besoins de la génération des millénaires dans une démarche continue pour promouvoir le bien-être mental.

La santé mentale. Voilà un sujet qui suscite toute une gamme de sentiments, d’opinions et de réactions chez les gens. Si certains n’hésitent pas à en discuter ouvertement ou en ont une expérience directe, d’autres évitent d’en parler ou sont inconfortables avec le sujet, et l’écartent du revers de la main, comme s’il s’agissait de quelque chose qui ne les affectait en rien. Mais les troubles de santé mentale sont une réalité avec laquelle de nombreux Canadiens et Canadiennes doivent composer, à l’instar du cancer, du diabète et d’autres problèmes de santé de nature physique.

À preuve, les statistiques suivantes : un Canadien sur cinq est atteint d’un problème de santé mentale ou de dépendance à chaque année.1 De tous les groupes d’âge au Canada, ce sont les jeunes âgés de 15 à 24 ans qui éprouvent le plus de problèmes de santé mentale.2 Chez les étudiants canadiens, plus de 50 pour cent ont déjà ressenti une grande anxiété et un sentiment de désespoir au cours des 12 derniers mois.3 Ce sont là des chiffres impressionnants et qui témoignent bien de l’importance de la sensibilisation, de l’éducation, de l’acceptation, d’une intervention hâtive et de la prévention pour aider les jeunes et les jeunes adultes qui pourraient souffrir d’un trouble de santé mentale.

Les millénaires en transition

Les années antérieures et concomitantes des études postsecondaires apportent leur lot de changements, lesquels, pour certains, peuvent être accablants et difficiles à naviguer. Les étudiants font face à des pressions académiques et financières immédiates en plus d’anticiper leurs futures responsabilités pour ce qui est de se trouver un emploi, de faire l’apprentissage et la gestion de leurs finances personnelles, et de planifier leur futur d’un point de vue familial. De plus, comme cette étape de vie coïncide avec une période du développement au cours de laquelle la plupart des maladies mentales se manifestent, on comprend d’autant mieux comment l’expérience des études postsecondaires peut laisser les millénaires dans un état de grande vulnérabilité.

Bien que les opinions varient à savoir si les jeunes d’aujourd’hui sont moins résilients que ceux des générations antérieures, il est important de réaliser que certaines sources de tension et influences sociétales ont grandement changé. Si les jeunes font face à certaines réalités intemporelles comme quitter le nid familial et s’affranchir de leur famille, d’autres facteurs créent de nouveaux stress. « Le stress académique est de loin le plus important comme source d’anxiété chez les étudiants, » de noter Dre Andrea Levinson, psychiatre et membre du personnel du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) et chef psychiatre, Programmes de vie étudiante de l’Université de Toronto. Ce groupe d’âge est celui qui fait face à la plus forte concurrence, tant pour ce qui est d’être accepté dans des programmes d’études et une fois inscrit dans un programme, qu’en termes de défis sur le marché du travail; et lorsque combinés avec des frais de scolarité à la hausse et les stress financiers y associés pour certains étudiants, la situation peut rapidement devenir oppressante. « Un autre facteur d’aggravation important est celui de la connectivité constante. Les étudiants ont de la difficulté à se débrancher et, par conséquent, sont incapables de réfléchir, de profiter de véritables moments de répit pour décrocher, en plus de pâtir d’un cycle de sommeil/réveil perturbé, » d’ajouter Dre Levinson.

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Au-delà de la stigmatisation

Un retour en arrière, il y a 20 ans de cela, nous permettrait de constater des différences significatives dans les niveaux de sensibilisation ainsi que de gestion et d’acceptation des troubles de la santé mentale par tous les groupes d’âge comparativement à aujourd’hui. Toutefois, grâce à une exposition médiatique accrue et une variété de campagnes de sensibilisation dans diverses organisations provinciales et nationales et dans les hôpitaux, le Canada a réalisé des progrès encourageants à cet égard. « Il s’agit d’une quête constante et d’un enjeu — que nous devons affronter sans complaisance. Bien que nous n’ayons pas encore atteint un niveau optimal de dialogue et de sensibilisation, nous avançons dans la bonne direction, » de préciser Dre Levinson.

En ce qui concerne plus particulièrement les millénaires, un changement important comparativement aux dernières décennies est que les jeunes et les étudiants sont bien plus impliqués dans ces enjeux et en font la promotion pour l’ensemble des jeunes. Il existe également une reconnaissance grandissante des responsabilités importantes qu’ont à assumer les écoles et les collectivités à cet égard. « Il y a même quelque 10 à 15 ans de cela, il pouvait y avoir des discussions à cet effet, mais le niveau d’infrastructure en place et d’idéologie sous-jacente n’était pas aussi présent qu’aujourd’hui. Et cela va au-delà des seuls services offerts, en ce que c’est maintenant toute l’institution qui est impliquée, » d’expliquer Dre Levinson.

« Un autre indice positif est que certains étudiants sont en mesure d’identifier leurs vulnérabilités avant même qu’elles ne se manifestent, un avantage précieux pour préparer la transition qu’ils auront à vivre le moment venu, » d’expliquer Dre Levinson. Une partie de l’explication est imputable au fait que la santé mentale est mieux acceptée et qu’on en discute plus ouvertement, ce qui fait que les jeunes font maintenant appel aux ressources qui leur sont facilement disponibles, ce qui n’était pas le cas il y a 15 ou 20 ans de cela.

Types et tendances

« Parmi les étudiants que nous voyons à des fins de counselling, l’anxiété est le problème principal suivi des troubles de l’humeur, les deux coexistant souvent, » de mentionner Dre Levinson. Quant au sexe, bien que cela dépende souvent de la maladie en cause, les femmes sont généralement enclines à souffrir plus souvent de dépression et de troubles alimentaires, alors que les hommes souffrent plus souvent de problèmes de toxicomanie et de troubles externalisants du comportement. Les taux de bipolarité et de troubles de la personnalité sont à peu près équivalents chez les hommes et les femmes. « Il y a toutefois une claire différence entre les sexes pour ce qui est de faire appel aux services disponibles, » de commenter Dre Levinson. « Les jeunes femmes sont plus enclines à agir, à chercher de l’aide et à participer à des séances de groupe. »

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Signes et symptômes

Un des principaux défis pour les parents et autres membres de la famille, pour ce qui est d’identifier des problèmes, est l’éloignement géographique. Les jeunes fréquentent souvent des institutions d’enseignement éloignées, ce qui fait qu’il est plus difficile de reconnaître des signes et des symptômes de problèmes, étant donné l’absence d’un contact quotidien. Une stratégie utile consiste à envisager de convenir d’attentes mutuelles quant à la façon et le moment de rester en contact avant même la période de transition, étant donné qu’établir une communication ouverte aidera grandement au moment où l’étudiant entreprendra sa vie sur un campus. À cette fin, il s’agit d’une situation où la technologie et la connectivité modernes s’avèrent d’un grand secours. Grâce à des programmes comme FaceTimeMC et SkypeMC, les parents et membres de la famille peuvent voir leurs enfants en leur parlant, ce qui pourra s’avérer très avantageux pour détecter des problèmes ou des changements potentiels.

Bien que les signes et symptômes varieront selon la maladie, quelques signes précurseurs que les parents, membres de la famille et amis pourront surveiller incluent un changement dans la capacité à communiquer, sauter des repas ou des activités, ne plus participer à des activités qu’ils affectionnaient, ne pas se présenter à leurs cours, s’isoler socialement, la perte de poids, les changements physiques, les plaintes quant au manque de sommeil, une emphase sur des choses négatives et l’expression de sentiments de désespoir. Bien que chacun de ces symptômes puisse se manifester à des degrés différents, ces signes doivent être pris sérieusement, comme les situations peuvent parfois s’aggraver rapidement, de souligner Dre Levinson.

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La connexion famille-étudiant-campus

Bien que le passage des étudiants au niveau postsecondaire marque généralement une transition vers plus d’indépendance, il est important pour les familles, au minimum, de se familiariser avec les services offerts sur le campus ou dans la collectivité, et de prendre contact avec les responsables de résidences, les camarades de chambre ou d’autres personnes de l’entourage de leur enfant. Plusieurs universités ont des doyens pour les étudiants, qui prêtent leur concours à toutes les activités pour étudiants de 1er et de 2e cycle, proposent leur aide à ceux qui en ont besoin et agissent comme agents de liaison pour favoriser une expérience académique et personnelle.

Grâce aux efforts concertés des institutions d’enseignement, des familles et des collectivités, il existe maintenant au pays un climat grandissant de sensibilisation et davantage de soutien et de ressources partout au pays. En intensifiant nos efforts pour bâtir sur les progrès positifs déjà accomplis pour satisfaire les besoins des jeunes, nous, comme société, pourrons aider nos jeunes à accéder au soutien approprié au bon moment, en leur fournissant les outils et les moyens dont ils ont besoin pour s’épanouir.

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