Par Stephen Metcalf and Frédérique Carrier

Nous nous attendons à ce qu’un nouveau dynamisme soit insufflé aux politiques et aux mesures de lutte contre les changements climatiques en 2021, alors que deux facteurs convergeront : l’engagement renouvelé des États-Unis pour cette cause à la suite de l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche et de la victoire de son parti au Congrès ; et la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2021, aussi appelée COP26. Les récentes conditions météorologiques extrêmes qui ont frappé les États-Unis, depuis le nord du Midwest jusqu’au Texas, étaient les dernières en date d’une série de catastrophes climatiques de plus en plus courantes qui nous rappellent avec force le besoin urgent de s’attaquer à ce problème. Nous examinons les répercussions de ces changements climatiques sur la gestion de portefeuille.

Un nouveau départ

Comme elle l’avait promis pendant la campagne, l’administration Biden accorde une grande priorité aux changements climatiques. L’une des premières décisions de M. Biden après son investiture a été de réintégrer l’Accord de Paris sur le climat par voie de décret. L’ex-président Donald Trump s’était retiré de ce traité, qui oblige près de 200 pays à faire de leur mieux pour empêcher la température mondiale d’augmenter de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, en s’engageant à réduire leurs émissions de carbone.

De nombreuses autres propositions visant à freiner les changements climatiques sont susceptibles d’être soumises au Congrès. Leurs chances d’adoption pourraient dépendre du nombre de voix requises à cette fin au Sénat : soit 51 voix (vote selon la ligne de parti) ou 60 voix (républicains dérogeant à la ligne de parti). Par exemple, des allégements fiscaux pour l’énergie éolienne et solaire ainsi que pour les véhicules électriques et leurs bornes de recharge pourraient être inclus dans un projet de loi de « réconciliation », qui ne nécessiterait que 51 voix et qui devrait être promulgué dans le cadre du programme à long terme de Joe Biden. Par contre, une loi régissant la production d’énergie exigerait l’obtention de 60 voix au Sénat et, à notre avis, serait moins susceptible de recueillir l’appui bipartite nécessaire.

Malgré tout, le fait que les États-Unis donnent priorité aux changements climatiques et ont adhéré de nouveau à l’Accord de Paris est important pour l’engagement mondial global dans cette lutte. Parce qu’un acteur aussi puissant avait précédemment choisi de se retirer, de nombreux pays hésitaient à prendre des mesures énergiques pour freiner le réchauffement planétaire, car ils s’attendaient à un échec des efforts mondiaux. En bref, pourquoi faire des sacrifices si d’autres s’en abstiennent ?

M. Biden est entré à la Maison-Blanche en disposant d’un mandat beaucoup plus vaste que n’importe quel autre de ses prédécesseurs en matière de climat, la question suscitant un appui grandissant au sein de la population américaine. Selon un sondage mené en janvier 2020 par le Pew Research Center, près des deux tiers des adultes américains estiment que la protection de l’environnement devrait être une priorité pour le président et le Congrès. Ce chiffre a considérablement augmenté depuis le début du mandat de Barack Obama en 2009, alors qu’il n’était que de 41 %.

Nouvelles ambitions

Parmi les événements de l’année, mentionnons également le sommet COP26 qui se tiendra au Royaume-Uni en novembre. Il s’agit de la conférence sur les changements climatiques la plus importante depuis la COP21 de 2015, qui a donné lieu à l’Accord de Paris. Nous prévoyons donc une augmentation des engagements des gouvernements nationaux tout au long de l’année.

Plus de 125 pays responsables d’environ 60 % des émissions mondiales totales ont déjà annoncé un certain objectif de carboneutralité, qui est considéré comme un outil clé pour le respect des engagements de l’Accord de Paris. Autrement dit, toute nouvelle émission de carbone devra être compensée par l’élimination de ces gaz déjà présents dans l’atmosphère, par exemple en plantant de nouvelles forêts ou en mettant en place d’autres technologies émergentes de capture de carbone. Pour que l’objectif de limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C soit réalisé, les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ont calculé que le monde devra parvenir à un niveau neutre d’émissions de CO2 d’ici 2050. Pour l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre, cette cible devra être atteinte entre 2063 et 2068. Les émissions de gaz à effet de serre comprennent non seulement le dioxyde de carbone, mais aussi le méthane, l’oxyde nitreux et les gaz fluorés. La réalisation de cet objectif exigera des réductions considérables des émissions brutes au moyen de techniques d’atténuation conventionnelles telles que le remplacement des combustibles fossiles par des sources d’énergie renouvelables, et d’une utilisation accrue de technologies d’élimination du carbone, comme la capture et le stockage.

Les politiciens se font un plaisir d’établir des objectifs à long terme visant la carboneutralité en 2050, sachant qu’ils sont peu susceptibles de convoiter un autre mandat à ce moment-là. Malheureusement, ils sont très réticents à apporter les ajustements nécessaires à court terme, alors que le coût politique pourrait être élevé. Par exemple, au Royaume-Uni, la taxe sur les carburants n’a pas été augmentée depuis 2011. De plus, les engagements actuels de nombreux pays n’ont pas encore été promulgués et ne demeurent que des propositions. Par conséquent, plusieurs modèles prévisionnels indiquent que, selon les objectifs nationaux actuels de réduction des émissions de carbone à court terme, la température mondiale moyenne est en voie d’augmenter de pas moins de 3 °C.

Heureusement, l’Accord de Paris, signé en 2015, comprend un « mécanisme de cliquet » qui exige des signataires qu’ils présentent tous les cinq ans des objectifs climatiques nationaux à court terme plus ambitieux, tenant compte des progrès technologiques, économiques et sociaux réalisés dans l’intervalle. Ainsi, une certaine convergence des engagements de carboneutralité est probable à la COP26, de même qu’une officialisation de ceux-ci dans les plans d’action climatique de chaque pays, appelés contributions déterminées au niveau national (CDN).

Nous nous attendons à ce que les pays annoncent de nouvelles CDN améliorées à la COP26 en novembre et étoffent leurs plans à court terme. Ces ajustements et l’engagement de l’administration Biden en matière de lutte contre les changements climatiques devraient insuffler un nouveau dynamisme aux efforts pour freiner le réchauffement planétaire.

Les engagements à court terme sont insuffisants
Engagements à court et à long terme de certains pays
Engagement à court terme/Contributions déterminées au niveau national (CDN)Plan d’actionEngagement
à long terme
Évaluation des CDN par Climate Action Tracker*
CANADA**
Réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030
  • Mise en application de la taxe sur le carbone en 2019
  • Création de la Banque de l’infrastructure du Canada pour aider à atteindre la carboneutralité
  • Projet de loi qui engage le gouvernement à produire régulièrement des rapports et à établir des objectifs pour atteindre la cible de carboneutralité ; toutefois, le mécanisme de mise en application, les détails sur la façon dont les objectifs seront atteints et le montant des dépenses additionnelles restent à définir
Bilan carbone nul d’ici 2050 Insuffisant
CHINE
Les émissions de carbone atteindront leur sommet en 2030
  • Le 14e plan quinquennal définit les ambitions de transition vers une économie verte ; les technologies solaires et éoliennes ainsi que les véhicules électriques sont les secteurs les plus importants de la transition en Chine, des investissements de 15 billions de dollars sur 40 ans étant prévus
  • Les objectifs environnementaux devraient figurer en bonne place dans le prochain plan quinquennal (qui sera dévoilé en mars 2021)
  • Lancement en février 2021 d’un système national d’échange de droits d’émission de carbone, le plus important au monde
Bilan carbone nul d’ici 2060 Nettement insuffisant
UNION EUROPÉENNE
Réduction des émissions de GES de 50 % à 55 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2030
  • La politique de l’UE place les mesures de protection du climat au coeur de la reprise économique
  • Au moins 30 % du budget pluriannuel de l’UE et du fonds de relance post-coronavirus seront consacrés à l’atteinte des objectifs de carboneutralité et de réduction des émissions
  • L’objectif de diminution des GES pour 2030 demeure inférieur à la réduction de 65 % requise en vue du respect de l’Accord de Paris
Bilan carbone nul d’ici 2050 Insuffisant
JAPON
Réduction des émissions de GES de 26 % par rapport aux niveaux de 2013 d’ici 2030
  • La stratégie énergétique (2018) vise une réduction de l’utilisation du charbon découlant de la fermeture de 70 % des centrales au charbon du pays, et d’un recours accru à l’énergie renouvelable et nucléaire
  • Le gouvernement japonais est en train de réviser ses objectifs quant à la part des différentes formes d’énergie et à la réduction des GES pour 2030 ; la révision devrait être achevée d’ici le milieu de 2021 ; la CDN révisée devrait être publiée avant la COP26 en 2021
Réduction des émissions de GES de 80 % par rapport aux niveaux actuels d’ici 2050 (année de base non précisée) Nettement insuffisant
ROYAUME-UNI
Réduction des émissions de GES d’au moins 68 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2030
  • Annonce d’un plan de relance vert en dix points s’élevant à 12 milliards de livres sterling ; les principaux secteurs d’investissement comprennent la capture du carbone, l’hydrogène, le nucléaire, les véhicules électriques et l’énergie renouvelable
  • Annonce de l’intention de créer une banque nationale de l’infrastructure pour orienter des fonds vers des projets d’immobilisations vertes
Bilan carbone nul d’ici 2050 Insuffisant
ÉTATS-UNIS
Réduction des émissions de carbone de 50 % d’ici 2035
  • Promesse de campagne de Joe Biden à l’égard d’un ensemble de mesures sur le climat de 2 billions de dollars, visant à faciliter la transition vers les véhicules électriques et à améliorer l’efficacité des bâtiments et des systèmes de transport
Bilan carbone nul d’ici 2050 Dramatiquement insuffisant

*Le Climate Action Tracker évalue les CDN, les engagements pris en 2020 et les objectifs à long terme pour déterminer si un pays assume sa « juste part » des efforts requis pour limiter, conformément à l’objectif de l’Accord de Paris, le réchauffement planétaire à 1,5 °C.

**Le Canada s’est engagé à revoir ses cibles nationales à court terme d’ici 2025.

Sources : RBC Gestion de patrimoine, https://climateactiontracker.org/.

Le coût de l’inaction

Les conséquences des changements climatiques sont bien documentées. Leurs effets concrets, qui vont de l’accroissement de la fréquence des événements météorologiques extrêmes à la montée du niveau de la mer, en passant par l’acidification des océans, pourraient être de grande envergure. Les migrations imputables au climat devraient aussi se révéler un problème considérable. Selon les prévisions des Nations Unies, le nombre de réfugiés climatiques pourrait atteindre entre 25 millions et 1 000 millions d’ici à 2050, car des gens devront déménager à cause des effets insupportables de la chaleur sur l’agriculture ou de la hausse du niveau de la mer, qui aura pour effet d’inonder les zones côtières où habitent 40 % de la population mondiale.

Ces changements auront aussi des effets néfastes sur l’économie. D’après des études menées par le National Bureau of Economic Research des États-Unis, l’augmentation persistante des températures entraîne des risques économiques importants à l’échelle internationale. Pour les États-Unis, ces risques vont d’une baisse de près de 2 % du PIB par habitant, même si les cibles prévues dans l’Accord de Paris sont atteintes, à une baisse de 10,5 % si rien n’est fait à l’échelle mondiale.

Il est de plus en plus admis qu’une transition climatique réussie est nécessaire pour accroître la résilience des économies.

Besoin de mesures gouvernementales...

Une partie de la solution consiste à réduire la dépendance des économies envers les combustibles carbonés. Pour ce faire, il faudra à la fois un engagement des gouvernements sous forme de politiques et de réglementation, et la contribution du secteur privé grâce à sa capacité d’innovation.

Puisque les activités qui causent les changements climatiques sont profondément enracinées dans les fondements de nos économies, les gouvernements devront s’assurer que les mesures d’atténuation sont suffisamment larges et bien planifiées pour être efficaces à long terme. Les gouvernements doivent aussi veiller à ce qu’un soutien soit offert aux secteurs qui doivent prendre un virage vert, ainsi que pour l’émergence de solutions écologiques.

Les subventions pour l’énergie solaire en Allemagne représentent l’un des meilleurs exemples de mesures gouvernementales efficaces visant à freiner les changements climatiques. Au début des années 2000, moyennant un coût d’environ 200 milliards d’euros sur huit ans, le gouvernement allemand a garanti un prix de 457 € le mégawatt heure vendu, peu importe l’installation de provenance, soit près de cinq fois ce qu’il en coûtait à l’époque pour produire de l’électricité à l’aide du charbon. D’autres pays ayant emboîté le pas à l’Allemagne, la taille du marché mondial des panneaux solaires a été multipliée par plus de 30, tandis que le prix des panneaux solaires n’est plus qu’environ le sixième de ce qu’il était en 2004 et continue de baisser. Lorsque les conditions météorologiques sont favorables, les nouvelles installations électro-solaires peuvent produire de l’électricité dont le coût est moins élevé que celle provenant de combustibles fossiles, et ce, sans subventions.

De même, le coût de l’énergie éolienne a fortement diminué grâce à l’augmentation du nombre de vastes installations dans le monde et à l’amélioration rapide de la technologie. Là encore, l’impulsion initiale est venue des subventions gouvernementales. Toutefois, il y a encore du pain sur la planche.

… rehaussées par l’innovation dans le secteur privé

Le secteur privé devra aussi faire sa part, étant donné que les objectifs pour 2050 sont très ambitieux. On ne pourra espérer les atteindre qu’en faisant preuve d’innovation. À l’instar des ordinateurs personnels qui ont révolutionné le monde et nos vies quotidiennes, et des nouveaux vaccins qui ont été conçus en un temps record pour combattre la pandémie de COVID-19, l’innovation est cruciale pour résoudre les problèmes climatiques.

Dans sa revue du forum de Davos 2021, Dave McKay, chef de la direction de RBC, observait que la décennie 2020 serait caractérisée par l’émergence ou la transformation profonde de secteurs entiers, alors que les consommateurs comptent sur la technologie pour transformer leur vie et que les gouvernements jettent les bases d’une nouvelle économie à coup de billions de dollars.

Il n’est pas seul à penser ainsi. Dans sa lettre annuelle, Larry Fink, fondateur de BlackRock, le plus important gestionnaire de fonds au monde, exhorte les PDG à voir la transition climatique comme une occasion qui va bien au-delà du climat. Selon lui, pour atteindre nos objectifs de carboneutralité, de nouveaux investissements de 50 000 milliards de dollars, qui donneront naissance à de nouvelles technologies et à de nouveaux secteurs, seront nécessaires d’ici 2050.

Puisque l’industrie, les immeubles et les transports représentent les trois principales sources d’émissions de GES et environ 60 % du total de celles-ci, de nombreuses innovations visent à réduire les émissions dans ces segments. Parmi les exemples bien connus de technologies qui pourraient contribuer grandement à décarboniser la planète, mentionnons la croissance rapide de l’offre d’énergie renouvelable et la construction de véhicules électriques.

Il existe aussi de nouvelles technologies qui ne sont pas encore répandues et qui se révèlent prometteuses, mais qui devront être utilisées à grande échelle pour contribuer à refroidir la planète. L’une d’entre elles consiste à capter et à stocker le carbone : les émissions de dioxyde de carbone provenant des procédés industriels sont captées, transportées par bateau ou par pipeline à un lieu de stockage, et emmagasinées sous terre dans des formations géologiques. Cette technologie pourrait aider les industries à atteindre leurs cibles de carboneutralité en compensant la production d’émissions.

En ce qui concerne les immeubles, une approche prometteuse qui réduit énormément la consommation de combustibles fossiles met en jeu une technologie d’énergie géothermique pour le chauffage et la climatisation. Ces systèmes sont actuellement utilisés à Toronto afin que les nouvelles copropriétés soient conformes à la norme verte de la ville, qui exige que les nouveaux immeubles soient pratiquement carboneutres d’ici 2030. Les systèmes géothermiques tirent la chaleur et la fraîcheur du sol, profitant de la température constante de la Terre quelques pieds sous sa surface. En hiver, un liquide circulant dans des boucles enfouies sous terre absorbe la chaleur du sol et l’amène à l’immeuble. En été, le processus est inversé. L’installation de cette technologie coûte cher, mais elle libère de l’espace précieux pour la location étant donné que les tours de réfrigération massives, requises pour les systèmes traditionnels de chauffage et de climatisation, ne sont plus nécessaires. Cet espace peut servir à l’aménagement d’appartements-terrasses ou de jardins sur le toit. À Toronto, quelque 5 % des nouvelles copropriétés ont recours à ce nouveau système, soit deux fois plus qu’il y a cinq ans.

On pense généralement que peut-être 75 % de l’énergie produite par les entreprises humaines est perdue sous la forme de chaleur résiduelle. Il existe depuis longtemps des moyens mécaniques de récupérer l’énergie perdue par les procédés industriels. Les taxes sur le carbone et les cibles de réduction des émissions ont suscité un regain d’intérêt pour de telles installations, tandis que de nouvelles applications et technologies augmentent le potentiel d’utilisation de ces vastes ressources inutilisées à des fins non industrielles, p. ex. des centres de données et des immeubles commerciaux ou résidentiels. Les coûts de chauffage, de climatisation et d’électricité constituent les charges d’exploitation les plus élevées pour la plupart des immeubles. De plus en plus, des systèmes de récupération de chaleur perdue sont construits et gérés par des tiers, souvent des fournisseurs de services publics, qui revendent l’électricité aux immeubles à des prix intéressants.

En outre, les technologies pour « villes intelligentes » sont déjà mises en place dans des villes comme Singapour. Elles visent à faire en sorte que chaque watt d’énergie soit utilisé aussi efficacement que possible, en tout temps. De tels processus optimisent la gestion des données et mettent en jeu le développement et l’expansion de la technologie 5G, soit les réseaux cellulaires à large bande de cinquième génération, qui peuvent relier des réseaux électriques intelligents à des milliards de points de données allant des panneaux solaires sur le toit aux appareils électroménagers axés sur l’Internet des objets. Le traitement de toutes ces données, conjointement avec les prévisions météorologiques locales fondées sur l’intelligence artificielle, peut rehausser l’efficacité de l’utilisation d’énergie.

Répercussions en matière de placement

Les changements climatiques posent un risque que les investisseurs doivent évaluer avec soin, car ils peuvent notamment perturber les chaînes d’approvisionnement ou entraîner des pertes ou des passifs financiers imprévus. Dans un article récent, nous avons souligné que l’analyse des critères ESG (environnement, société et gouvernance) jouait un rôle important dans l’atténuation des risques. Comme le donne à entendre Habib Subjally, chef de l’équipe des actions mondiales de RBC Gestion mondiale d’actifs, pour de nombreuses entreprises, « les critères ESG permettent d’atténuer nettement les risques liés à la réglementation, à la réputation, à la stabilité des chaînes d’approvisionnement, etc. Par exemple, une entreprise qui parvient à comprendre l’incidence potentielle des changements climatiques sur ses marchés finaux, ses fournisseurs, ses employés et ses installations (et qui a un plan pour gérer tout cela) est selon nous un placement moins risqué qu’une entreprise qui n’a pas cette capacité ».

Mais au-delà de l’atténuation des risques, il y a les occasions de placement. Il est possible d’investir dans des technologies novatrices qui peuvent contribuer à la décarbonisation de l’environnement et de l’économie en acquérant des actions ou des parts de fonds. À RBC, nous explorerons en profondeur le thème de la « technologie durable » au cours de la prochaine année, et effectuerons un examen détaillé de certains fournisseurs de solutions en matière d’économie verte.

Les placements dans les fournisseurs de solutions, soit les entreprises qui élaborent des produits et services utilisés pour s’adapter aux changements climatiques ou en atténuer les effets, présentent des occasions intéressantes en soi et sont peut-être le moyen le plus direct pour un portefeuille de profiter de ces changements.


Déclarations exigées

Ressources pour les recherches

Déclaration sur les analystes qui ne sont pas américains : Stephen Metcalf et Frédérique Carrier, employés de RBC Europe Limited, société étrangère affiliée de RBC Gestion de patrimoine – États-Unis, ont contribué à la préparation de cette publication. Ces personnes ne sont ni inscrites ni qualifiées en tant qu’analystes de recherche auprès de l’organisme américain Financial Industry Regulatory Authority (« FINRA ») et, comme elles ne sont pas associées à RBC Gestion de patrimoine, elles pourrait ne pas être assujetties au règlement 2241 du FINRA régissant les communications avec les entreprises visées, les apparitions publiques et les opérations sur valeurs mobilières dans les comptes des analystes de recherche.