interracial senior couple walking on the beach

La pandémie de COVID-19 est en train de changer la façon dont les Canadiens considèrent leur santé et leur patrimoine. Leur réflexion ne se limite pas au présent, mais porte aussi sur les dernières étapes de leur vie, quand d’autres personnes prendront éventuellement soin d’eux. 

Au Canada, le coronavirus s’est révélé particulièrement mortel pour les aînés, surtout ceux vivant dans des établissements de soins de longue durée. Une étude récente de l’armée canadienne a mis en lumière les conditions déplorables observées dans une poignée d’établissements de soins de longue durée ; les autorités ont été exhortées à débloquer des ressources supplémentaires pour mieux servir les résidents et à mieux appuyer et former le personnel. 

La pandémie a mis l’ensemble du système de santé canadien à rude épreuve et exposé des lacunes qui ne feront que s’aggraver à mesure que les baby-boomers vieillissent. 

Le National Institute on Ageing (NIA, institut national sur le vieillissement) de l’Université Ryerson estime que le nombre de Canadiens âgés de plus de 85 ans augmentera, pour passer de 844 000 aujourd’hui à 2,6 millions d’ici 2050. Les recherches de RBC montrent également qu’un baby-boomer sur quatre vivra dans une maison de retraite ou un établissement de soins infirmiers, à l’âge de 85 ans. Les dépenses en matière de soins de longue durée devraient plus que tripler : elles sont de 22 milliards de dollars à l’heure actuelle et s’établiront à 71 milliards de dollars vers 2050.

Au vu de prévisions aussi révélatrices que celles-ci et des répercussions de la COVID-19, bon nombre de Canadiens se demandent comment se déroulera la dernière étape de leur vie et qui s’occupera d’eux. 

«Pour bien des gens, la pandémie a constitué un rappel à la réalité. Elle les a obligés à tenir des conversations difficiles qu’ils n’auraient peut-être pas eues autrement », affirme Leanne Kaufman, présidente et chef de la direction de RBC Trust Royal, une division de RBC Gestion de patrimoine.

 RBC Trust Royal et le NIA ont récemment formé un partenariat afin d’aider les Canadiens à se préparer aux défis en matière de finance et de santé qui les attendent vers la fin de leur vie. Le partenariat combine des études opportunes sur le vieillissement de la population canadienne et l’expertise de RBC Trust Royal en matière de solutions personnalisées de succession et de fiducie pour les familles désireuses de protéger leurs actifs et de transmettre leur patrimoine à la prochaine génération. 

«La COVID-19 rappelle à tous les Canadiens qu’ils doivent préparer ou mettre à jour leurs affaires personnelles et financières, déclare Mme Kaufman. Cette alliance renforcera notre mission qui consiste à sensibiliser les Canadiens de tous âges à la nécessité d’une robuste planification financière à long terme. » 

L’importance de la planification de fin de vie

Avant l’éclosion de la COVID-19, les recherches du NIA ont montré que les Canadiens âgés devaient protéger leur avenir contre les chocs imprévisibles sur leur santé et leurs finances. 

La stratégie nationale pour les aînés du NIA précise qu’une grande majorité (86 %) de Canadiens n’a pas entendu parler de la planification de fin de vie. Dans le cadre de cette démarche, une personne exprime ses souhaits au cas où elle deviendrait inapte à consentir à un traitement ou à des soins, ou à les refuser.

En outre, d’après l’analyse du NIA, 80 % des Canadiens n’ont pas de plan écrit et moins de 50 % ont parlé avec un membre de leur famille ou un ami en qui ils ont confiance des traitements médicaux qu’ils préféraient en cas d’incapacité à formuler leurs souhaits.

Les études de RBC Gestion de patrimoine montrent également que 71 % des Canadiens adultes ne disposent pas de procuration permettant à une personne de confiance d’agir de manière réactive et planifiée en cas d’urgence. 

Planification de fin de vie : par où commencer 

Selon le Dr Samir Sinha, directeur de recherche sur les politiques de santé du NIA, la première étape pour créer ou mettre à jour un plan de fin de vie consiste à faire le point sur ses priorités. Par exemple, préférez-vous être soigné à votre domicile ou dans un établissement de soins de longue durée ? 

N’attendez pas d’être malade pour le planifier, explique le Dr Sinha, qui dirige aussi le service de gériatrie du système de santé Sinaï et du réseau de santé universitaire de Toronto. 

« Posez-vous ces questions pendant que vous êtes en bonne santé », dit-il, en faisant remarquer que les Canadiens sont plus enclins à formuler leurs souhaits en matière de finances dans le cadre d’un plan successoral que ceux relatifs à la santé au moyen d’un plan de fin de vie.

«Le but est de respecter les droits des personnes et de préserver leur autonomie lorsqu’elles ne sont plus en mesure de s’exprimer, explique le Dr Sinha. Planifier quand vous êtes en forme est non seulement sain, mais cela vous permet aussi de gagner en confiance. »

Le plan de fin de vie fait partie de la planification globale

Selon Mme Kaufman, pour être efficace, la planification de fin de vie doit être abordée lors de la conversation sur la planification financière.

« Cette planification porte à la fois sur les besoins, notamment les conditions et le cadre de vie souhaités, et sur les objectifs, c’est-à-dire la façon dont nous comptons employer notre temps et dépenser notre argent avant d’arriver à ce stade de la vie, en espérant avoir assez d’argent pour les deux étapes », dit-elle.

De nombreux Canadiens parlent de plans de fin de vie et de plans financiers, mais Mme Kaufman estime que peu d’entre eux passent à l’action.

« Certes, il faut en parler, mais c’est encore plus important d’agir, soutient-elle. À ce chapitre, nous avons des progrès à faire. Nous pensons avoir adopté un bon plan, mais nous omettons des étapes cruciales, comme la signature des documents nécessaires. »

Pour Mme Kaufman, il faut également informer vos amis et les membres de votre famille afin qu’ils comprennent vos souhaits, surtout quand vous ne serez plus en mesure de les exprimer. 

« La communication est capitale. Parlez aux gens qui vous entourent et qui s’occuperont de vous ou qui resteront après votre départ, rappelle-t-elle. Ne rien faire a aussi des conséquences. » 

Par exemple, si vous n’avez pas préparé de plan en cas d’inaptitude ou advenant votre décès, vos proches pourraient se retrouver dans une situation pénible, où ils devront régler vos affaires personnelles ou financières, tenter de deviner vos souhaits ou se battre devant les tribunaux.

« La planification ne concerne pas que vous, mais aussi les personnes qui s’occuperont de vos affaires quand vous ne pourrez pas le faire », souligne-t-elle.

Mme Kaufman comprend que les gens ont parfois des difficultés à aborder les questions d’argent ou à parler de ce qui se passera s’ils tombent malades ou à leur décès. 

« Ce sont souvent des sujets tabous, dit-elle. Nous devons arriver à être à l’aise avec ces deux facettes de la planification. »

Selon Mme Kaufman, la pandémie rappelle aux Canadiens qu’ils doivent avoir un testament, une procuration relative aux biens et un plan de fin de vie, afin de parer aux imprévus, et qu’ils doivent veiller à les mettre à jour régulièrement.

« À chaque événement important de la vie, votre situation a probablement changé, affirme-t-elle. Continuez à avoir des conversations et gardez le dialogue ouvert. » 

Se protéger avec l’aide de conseillers

Les conseillers financiers et juridiques peuvent aider les personnes à faire le point sur leurs plans en matière de santé et de finance et à les documenter. Ces plans peuvent également les protéger contre l’exploitation financière. Les personnes âgées sont particulièrement exposées à la fraude et aux escroqueries, qu’elles soient le fait d’étrangers ou de membres de leur propre famille ou communauté.

« Une équipe de conseillers financiers ou juridiques très présents peut apporter une excellente protection, parce qu’ils seront attentifs », déclare Mme Kaufman. Si quelque chose a l’air suspect ou inhabituel, plusieurs personnes seront prêtes à intervenir pour vous protéger. »

Elle recommande aux Canadiens, en particulier à ceux qui s’apprêtent à prendre leur retraite ou qui sont déjà à cette étape de leur vie, de faire appel à des conseillers afin de comprendre leurs objectifs financiers et leurs sources de revenus, de gérer leurs finances et de détecter les signes d’exploitation financière.

« Cela vous aidera à vous protéger contre une vulnérabilité future », conclut-elle.

Les leçons de la pandémie

Le Dr Sinha est d’avis que la COVID-19 a obligé les Canadiens à tenir des conversations difficiles sur la famille, les relations et la dépendance.

Il pense que la pandémie a eu l’avantage d’apprendre à de nombreux Canadiens à mieux se protéger, notamment en ce qui concerne leur santé et leur patrimoine, et à préparer l’avenir.

Pour le Dr Sinha, cela consiste notamment à nous entourer d’amis, de proches et de membres de notre communauté capables de nous aider pour des choses simples, mais importantes, comme faire les courses si vous n’en êtes pas capable ou briser l’isolement qui peut conduire à des problèmes de santé comme la dépression.

« Ce n’est pas uniquement une question d’argent, mais aussi de savoir qui dans votre communauté est là pour vous aider », explique le Dr Sinha.

« La pandémie nous a vraiment fait prendre conscience du fait que nous sommes tous dans le même bateau. Si quelque chose de positif ressort de cette crise, c’est la possibilité de réfléchir à ce que l’avenir nous réserve, avant et après notre décès, et à la manière de le planifier afin de gagner en confiance et de rassurer nos proches. » 

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