Les bourses dans les sept chiffres n’existaient pas encore quand Jim Furyk, golfeur professionnel, a remporté son premier tournoi il y a 22 ans. Il y avait empoché 270 000 $. M. Furyk a cependant toujours eu de la facilité à apprendre à composer avec de solides gains et des fluctuations de revenus. Ce golfeur montre une approche prudente en matière de gestion de trésorerie qui concorde avec son horaire d’entraînement rigoureux.

M. Furyk indique qu’il a payé les dépenses de son premier tournoi professionnel grâce à ses économies et à un prêt de sa grand-mère. « J’ai grandi à Lancaster, en Pennsylvanie. Il s’agit d’un endroit plutôt conservateur, alors dès que j’ai commencé à gagner de l’argent, je l’ai mis de côté en prévision de l’avenir, affirme M. Furyk. Mon père gère ses finances avec soin et il m’a aidé à déterminer ce que j’allais faire de mon argent. »

M. Furyk a tiré parti du soutien de sa famille et de la collectivité, mais tous les athlètes n’ont pas autant les pieds sur terre. Selon un article paru en 2009 dans le magazine Sports Illustrated, 78 % des anciens joueurs de la Ligne nationale de football (NFL) sont en situation de faillite ou éprouvent des difficultés financières découlant du chômage ou d’un divorce survenu dans les deux ans suivant leur départ à la retraite.

L’avenir de M. Furyk est libre de toutes ces inquiétudes. Le fait de confier la gestion de ses finances à des professionnels en qui il a confiance lui a permis de rester concentré sur son jeu.

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Il a accepté de partager certaines leçons qu’il a apprises pour aider d’autres athlètes à gérer leurs revenus tout aussi efficacement.

Constituer une équipe financière

« J’ai toujours dit que vous devez être soit brillant soit stupide pour jouer au golf. Je sais maintenant dans quelle catégorie figurent la plupart des joueurs, lance M. Furyk à la blague. Des personnes plus compétentes que moi peuvent gérer mes finances en mon nom. »

M. Furyk a obtenu un diplôme en commerce à l’Université d’Arizona, tout en perfectionnant ses techniques de golf dans l’équipe universitaire. Conscient dès le départ qu’il ne pourrait peut-être pas jouer au golf sur les circuits professionnels toute sa vie, il a continuellement considéré la gestion de trésorerie comme étant prioritaire. Il accorde aussi du mérite à ses cours de gestion, qui lui ont permis d’apprendre à prendre des décisions financières éclairées.

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M. Furyk indique qu’un ami lui a recommandé il y a de cela près de 20 ans le conseiller en patrimoine RBC avec qui il traite actuellement, et à qui il s’est fié pour la majorité de ses décisions de placement. « Il importe de solliciter l’aide de plusieurs personnes compétentes afin d’obtenir une variété de conseils, dit-il. La diversification réduit aussi le risque de se faire avoir par des escrocs. »

Contrôler les tentations

Certains jeunes golfeurs dépensent leurs bourses en produits de luxe comme des voitures de sport, mais M. Furyk déclare ne jamais avoir été tenté de faire des folies en cette matière. « Mon père investit dans l’immobilier et il m’a toujours dit d’acquérir des propriétés et non des voitures », affirme-t-il.

Il existe toutefois des façons de se gâter de manière raisonnable. Pour M. Furyk, les vols en aéronef privé constituent une priorité, mais il a trouvé des moyens de contrôler les coûts.

« Quand j’ai commencé à jouer au golf, seule une poignée de joueurs étaient assez riches pour posséder leur propre aéronef ou pour noliser un avion en vue de leurs déplacements d’un tournoi à l’autre, dit M. Furyk. Dans ce temps-là, il en coûtait facilement 1 million de dollars pour acquérir une part d’un avion. À l’heure actuelle, une soixantaine de joueurs effectuent des vols en aéronef privé. Il est également possible d’acheter des tranches de 25 heures de vol et de les partager avec d’autres golfeurs afin de réduire quelque peu les coûts. »

M. Furyk affirme qu’il achète des heures de vol en aéronef privé depuis plus de dix ans, car cela lui permet de gagner beaucoup de temps et d’éviter les contrariétés qu’il subirait autrement à l’aéroport. « Les vols en aéronef privé que je me paie me permettent de me consacrer davantage à mon rôle de mari et de père », déclare-t-il.

Le prix des billets d’avion et des chambres d’hôtel ainsi que le salaire d’un caddie peuvent grimper rapidement pour les golfeurs, mais M. Furyk affirme avoir la chance d’évoluer dans un sport qui offre un contexte stable, ce qui n’est pas toujours le cas pour les autres athlètes.

« Au club de golf, les joueurs sont habituellement entourés de membres plus âgés qui sont des médecins, des avocats ou d’autres professionnels prospères et qui sont disposés à donner des conseils ou à recommander des conseillers dignes de confiance, déclare M. Furyk. La recherche d’un conseiller financier professionnel s’en trouve donc simplifiée. J’ai reçu des recommandations et des conseils formidables de membres plus âgés du club où je m’étais inscrit comme joueur junior en Pennsylvanie. »

Et surtout, se préparer aux imprévus

Dans certains sports, comme le baseball et le basket-ball, les joueurs ont des contrats et touchent un salaire régulier, peu importe leur niveau de jeu. M. Furyk indique ceci à propos de son sport : « Au golf, vous êtes payé si vous jouez bien et vous n’êtes pas payé si vous jouez mal. »

M. Furyk affirme avoir épargné son argent dès le départ et l’avoir déposé à la banque pour constituer un coussin pour l’avenir. « Certaines personnes s’enflamment lorsqu’elles réalisent des profits sans se rendre compte qu’elles pourraient éprouver des difficultés au cours des six prochains mois ou plus », ajoute-t-il.

Il dit que c’est grâce à son père, qui est aussi son entraîneur et son mentor, qu’il a appris dès le départ qu’il fallait gérer ses gains avec soin. « J’emploie des moniteurs qui m’aident à garder une bonne forme physique et à rester en santé. Il va de soi d’embaucher des professionnels qui gèreront mon argent. »

La version anglaise de cet article a initialement paru sur la plateforme RBC WealthVoice (Forbes). La version anglaise de cet article est initialement paru sur Forbes WealthVoice.