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Le réchauffement de la planète et la croissance démographique menacent les réserves mondiales d’eau douce. Les gouvernements, les organisations et les entreprises cherchent des solutions au problème de la pénurie d’eau dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre), mais 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre) à l’eau potable.

La demande croissante de solutions de gestion et d’efficience de l’eau génère un éventail d’occasions d’investissement dans de nouvelles technologies, les infrastructures et l’innovation. Le marché de l’eau, qui devrait se chiffrer à 914,9 milliards de dollars US d’ici 2023 (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre), pourrait vous permettre de faire croître votre patrimoine et d’investir dans des sociétés qui cherchent à créer un avenir meilleur.

La crise mondiale de l’eau

La Terre est recouverte d’eau dans une proportion de près des trois quarts, mais seulement trois pour cent de cette étendue sont constitués d’eau douce. Toutefois, seulement un pour cent de ces trois pour cent est accessible (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre) à près de sept milliards de personnes.

Il n’est pas surprenant de voir la demande d’eau douce surpasser l’offre lorsqu’on tient compte des effets de la pollution, de la quantité d’eau gaspillée et de la quantité d’eau utilisée en approvisionnement alimentaire. Pour mettre les choses en perspective, disons que d’ici 2050, 52 % de la population mondiale vivra dans des régions insuffisamment approvisionnées en eau potable, selon une étude deWater Footprint Network (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre).

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Juan Aronna, chef, Solutions et produits de placements à RBC Gestion de patrimoine, Asie et Europe, note que la croissance démographique et l’urbanisation sont les principaux facteurs qui font augmenter la demande d’eau.

Des données des Nations Unies (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre) ont révélé que seulement 29 % de la population mondiale vivait dans des villes dans les années 1950. D’ici 2050, 70 % de la population se retrouvera probablement dans les zones urbaines. Une telle situation exercera des pressions sur les infrastructures vieillissantes et la production alimentaire, qui requièrent des quantités d’eau considérables. Les infrastructures vieillissantes contribuent aux pertes d’eau en raison de tuyaux qui fuient et des inefficiences de la chaîne hydrographique. L’agriculture utilise aussi 70 % de l’approvisionnement mondial en eau douce (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre), le bétail se révélant le plus gourmand en eau.

Investir au-delà des nouvelles technologies

L’investissement dans le secteur de l’eau ne se limite pas aux dernières technologies pouvant servir à déceler des fuites d’eau dans de vieux tuyaux, ni à une usine qui travaille à rendre l’eau de mer propre à la consommation humaine.

Stephen Metcalf, chef, Placements durables, RBC Gestion de patrimoine, Londres, explique qu’il existe quatre grands axes dans le domaine de la gestion de l’eau : les produits chimiques et l’équipement, la construction et les matériaux, les services publics et la qualité et l’analyse.

Metcalf fait remarquer que l’investissement dans le vaste secteur de l’eau englobe diverses sociétés présentant différentes caractéristiques de placement.

L’avenir de l’investissement en eau

Plusieurs personnes estiment que le fait d’investir dans des portefeuilles à impact est une façon d’accroître leur patrimoine tout en contribuant à bâtir un avenir meilleur. De nombreux investisseurs intègrent de plus en plus les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) à leur stratégie de placement. « L’ESG gagne en importance en Asie », fait remarquer M. Aronna. Selon lui, un nombre croissant d’investisseurs suivent de plus près leurs placements et réagissent rapidement aux événements.

Aronna indique que ceux qui se situent tout près des régions ou des personnes qui subissent les effets négatifs de la pénurie d’eau douce pourraient déjà vouloir investir dans un portefeuille du secteur de l’eau. « Il s’agit d’une mégatendance qui ne disparaîtra pas de sitôt », dit-il.

« Tout est interconnecté. Les changements climatiques influent sur les conditions météorologiques, qui ont à leur tour une incidence sur l’eau. C’est un cycle sur lequel on doit se pencher », ajoute M. Aronna.

La technologie offre de nos jours plus de possibilités pour résoudre ces problèmes que pour les créer. La technologie durable combine la technologie à la durabilité pour offrir de la valeur aux entreprises, aux clients et à la société.

Aronna souligne que l’eau joue un rôle important dans la technologie durable en ce qui a trait à sa consommation et à sa gestion.

Selon M. Metcalf, les entreprises ne manquent pas dans ce secteur. On en trouve dans les segments des systèmes de filtration de l’eau améliorés, de l’ingénierie des bâtiments axés sur la gestion efficace de l’eau, ou encore de la recherche pour le dessalement de l’eau des océans.