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Vérité ou fiction ?

De tous les groupes d’âge, le segment démographique qui connaît la croissance la plus rapide au Canada est celui des centenaires.1 Vérité
Les coûts mensuels de résidences pour aînés au Canada s’échelonnent de 1 500 $ à 5 000 $ par mois. Toutefois, si une personne était atteinte de démence ou d’Alzheimer, ce coût bondirait à 3 000 $ jusqu’à 7 000 $ par mois.2 Vérité
D’ici 2038, il est prévu que 1,1 million de Canadiens seront atteints de démence.3 Vérité
Bien qu’il soit difficile d’en estimer précisément la fréquence, étant donné la sous-déclaration d’incidents et le peu de sensibilisation au phénomène, les données indiquent que plus de 10 pour cent des aînés ont été victimes d’une forme quelconque de maltraitance.4 Vérité
En Ontario, par exemple, on s’attend à ce que les listes d’attente pour certains établissements de soins aux personnes âgées doubleront au cours des six prochaines années. Par conséquent, plus de personnes devront absorber les coûts de soins à domicile, un fardeau (émotif et financier) qui retombe souvent sur les enfants de la personne vieillissante.5 Vérité
La plupart des Canadiens ont des plans appropriés en place pour se protéger, eux-mêmes et leurs finances, à un âge plus avancé, et ont tenu compte de facteurs associés à l’âge dans leur planification de retraite et leur planification successorale. Fiction

L’âge d’or. Liberté 65. Les joies de la retraite. Ces énoncés couramment utilisés et familiers brossent un portrait relativement positif de la retraite en général. Ils représentent aussi une tendance naturelle chez plusieurs d’entre nous quant à ce que nous espérons et nous envisageons pour ces années, qu’il s’agisse de disposer de plus de temps pour voyager, de passer du temps de qualité en famille ou de s’adonner à de nouveaux loisirs. Et bien qu’il soit important d’anticiper avec intérêt et d’identifier ses objectifs pour cette étape de vie, ceux-ci doivent être soupesés attentivement en fonction d’une planification pour les imprévus, particulièrement à la lumière des réalités émergentes au Canada en matière de santé et de soins de santé pour les aînés. Alors que ce segment démographique des aînés continue de croître, Statistique Canada indiquant que les aînés (les 65 ans et plus) représenteront 20 pour cent de la population d’ici 2024, et environ le quart d’ici 2036,il en sera de même en ce qui concerne les défis liés à la santé et aux soins aux aînés, avec des impacts importants tant aux niveaux sociétal qu’individuel.

Malgré le fait que l’on publie de plus en plus de données sur la santé et le vieillissement, et que les réalités à propos des coûts croissants des soins de santé et des soins aux aînés tiennent de plus en plus de l’évidence, la planification individuelle à cet égard semble être à la traîne, ce qui suggérerait que nombreux sont ceux qui n’ont pas encore reconnu cette connexion cruciale. Chez de nombreuses personnes, considérer les imprévus associés avec le vieillissement peut s’avérer une source réelle d’inconfort (et avec raison) qui,  malheureusement, constitue souvent une entrave sérieuse à une planification. Cependant, bien qu’il puisse sembler plus facile d’éviter de tels sujets difficiles, le fait d’ignorer des préoccupations potentielles futures sur le plan de la santé dans le cadre de votre planification ne peut qu’augmenter vos risques personnels, financiers et familiaux à long terme.

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Comprendre les réalités associées à la santé des aînés

Dans les discussions sur la santé des aînés, une des premières statistiques mentionnées est la tendance à une espérance de vie plus longue chez les Canadiens (présentement de 79 ans chez les hommes et de 83 ans chez les femmes, la moyenne nationale étant d’environ 82 ans — en hausse des 77 ans constatés en 2002, par exemple).7 Aussi, bien que la possibilité d’une espérance de vie toujours plus grande est très pertinente, il est aussi important de se demander ce que cela peut signifier pour sa propre situation et des répercussions possibles sur ses plans et objectifs. En d’autres mots, au-delà d’une planification globale pour une durée de vie plus longue, quels défis ou changements pouvant survenir au cours de ces années devront être considérés dans sa planification ? « Une des premières choses que les personnes doivent considérer est que non seulement pourraient-ils vivre plus longtemps, mais qu’ils pourraient ne pas vivre en santé plus longtemps, » selon Leanne Kaufman, chef de Successions et Fiducies RBC. « Lorsqu’il s’agit de ces années plus avancées, il semble y avoir une marge importante entre vivre et vivre en santé, ainsi que les coûts associés à une telle situation. Par conséquent, au-delà de l’âge en tant que simple chiffre, il s’agit d’augmenter la prise de conscience, de tout un chacun, de ce que ces années peuvent impliquer du point de vue de la santé » d’expliquer madame Kaufman.

Pour ce qui est des réalités associées à la santé cognitive, la démence, par exemple, est présentement la première cause d’invalidité chez les Canadiens âgés de 65 ans et plus. En effet, cette maladie affecte 20 pour cent des adultes avant l’âge de 80 et plus de 40 pour cent avant l’âge de 90.8 Quant à la santé physique, la recherche démontre que 88 pour cent des adultes plus âgés ne sont pas suffisamment actifs, et que quatre adultes sur cinq âgés de plus de 65 ans souffrent d’au moins une condition chronique.9 Par ailleurs, bien que des statistiques comme celles-ci puissent sembler décourageantes, le plus important est de se rappeler que plusieurs facteurs de risque pour la santé associés à l’âge peuvent être changés et qu’il existe des mesures que l’on peut prendre pour combattre certaines conditions de santé. Ainsi, plusieurs personnes — de tout âge — auraient intérêt, tout d’abord, à réfléchir au vieillissement de façon plus holistique puis, à adopter une approche double vis-à-vis la longévité : premièrement, de ne rien négliger afin de prioriser la santé et le mieux-être dans leur vie, et deuxièmement, de manière parallèle, de se doter de plans appropriés pour faire face à tout imprévu sur le plan de la santé.

Pour plus d’information sur le mieux-être cognitif et physique, et comment maintenir un mode de vie sain indépendamment de son âge, veuillez consulter l’article paru dans le numéro du printemps 2017 de Perspectives et intitulé « Promouvoir la santé cérébrale à tout âge », ainsi que l’article paru dans le numéro de l’automne 2016 de Perspectives et intitulé « Le choix de demeurer actif et en santé ».

Faire des choix et aborder des sujets difficiles

Lorsqu’il s’agit des soins, un bon point de départ consiste à bien comprendre les options qui nous sont disponibles —des collectivités de retraités aux soins de longue durée, en passant par les résidences avec services de soutien et les soins à domicile— ainsi que les coûts et les types de soins et de modes de vie associés avec chacune de ces options. Tel que le mentionne madame Kaufman, « Plusieurs personnes ne connaissent pas véritablement ces coûts, particulièrement si elles n’ont pas eu l’occasion de se familiariser avec ceux-ci, par exemple, dans le cas d’un membre de la famille ou d’un être cher plus âgé ». Toutefois, il est essentiel de reconnaître les avantages importants associés au fait de prendre des mesures proactives pour ce qui est de déterminer les soins souhaités et ce qu’il en coûtera. Ces renseignements vous aideront à déterminer les montants dont vous aurez besoin à la retraite et à un âge avancé, ce qui permettra d’éclairer les décisions que vous prendrez à plus court terme en matière de transfert de patrimoine ou de dons testamentaires par exemple.

Il n’y a aucun doute que des discussions sur ses volontés et ses intentions à propos de vieillissement ou une situation d’invalidité provoqueront un niveau d’inconfort variable selon les personnes impliquées, mais madame Kaufman offre un message cohérent à cet égard : « La question de sensibilisation est tellement essentielle. Lorsqu’un membre de la famille ou un très bon ami est confronté à une telle décision, sans connaître les volontés de la personne, cela risquerait fort de le rendre très nerveux et inconfortable, particulièrement si la décision impliquait des soins personnels ». Tenir ces discussions dès que possible s’avérera très avantageux, tant d’un point de vue émotif que pratique, et vous procurera la tranquillité d’esprit lorsque vous mettrez en place des plans plus officiels à cet effet.

Une des meilleures méthodes disponibles pour protéger son mieux-être et ses finances consiste en une procuration (désignée de mandat de protection au Québec), et ce, aussi bien pour ses biens que pour ses soins personnels. Cependant, malgré les statistiques irréfutables sur les déclins cognitifs et physiques qui accompagnent souvent le vieillissement, la plupart des Canadiens ne se sont pas dotés d’une procuration valide, un rapport indiquant que 70 pour cent des Canadiens n’avaient pas une telle procuration.10 Tel que mentionné par madame Kaufman, cette situation pourrait surtout s’expliquer par le fait qu’on ne comprend tout simplement pas les risques associés au fait de devenir invalide. « Sans une procuration valide, vous n’aurez aucun contrôle sur qui et comment on agira en votre nom. Sans ce document, la réalité est que, à moins d’une décision d’un tribunal, personne ne sera autorisé à prendre connaissance de vos affaires financières ni à les gérer en votre nom », explique-t-elle.

« D’un point de vue pratique, il est également très important de s’assurer que la personne que vous désignez pour agir en votre nom dans une procuration comprenne bien en quoi consiste ce rôle et accepte de l’assumer », d’ajouter madame Kaufman. « On doit les informer de ce qu’implique le rôle, afin d’éviter qu’ils ne se sentent obligés de l’assumer ou qu’ils refusent de le faire le moment venu, ce qui pourrait créer des problèmes et des conflits potentiels, à moins que vous n’ayez désigné un substitut. »

Ensuite, il sera crucial de communiquer ces décisions aux membres de votre famille et autres personnes impliquées, de sorte que vos volontés et vos intentions soient claires pour tous. « Et, en fin de compte, », de rappeler Leanne Kaufman, « une seule et unique conversation ne pourra suffire, étant donné que les besoins et les points de vue peuvent changer au fil du temps. Par conséquent, une fois que vous aurez pris ces décisions, il sera important de poursuivre le dialogue. »

Ce numéro de Perspectives inclut un article en lien avec celui-ci, intitulé « Le pouvoir de choisir », lequel consiste en une discussion détaillée sur les procurations et de l’information sur le choix et les responsabilités d’un mandataire.

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Impacts sur la génération sandwich

Lorsqu’il s’agit de défis associés à l’âge, bien qu’on ne se penche souvent que sur les aînés eux-mêmes, il existe un autre segment démographique qui en ressent sérieusement les répercussions, et ce sont les membres de la génération sandwich (soit ceux qui prennent soin d’un parent ou d’un aîné vieillissant tout en s’occupant de leurs enfants à la maison). Présentement, au Canada, il est estimé qu’environ 5,5 millions de personnes agissent comme aidants d’un membre de la famille ou d’un ami plus âgé, 60 pour cent de celles-ci jonglant avec un travail rémunéré et la prestation de soins, et 25 pour cent dépensant personnellement plus de 2 000 $ annuellement pour le bénéficiaire des soins.11 Les pressions et le fardeau, tant émotifs que financiers, sur cette génération sont importants et servent à mettre en évidence les répercussions négatives qui peuvent survenir lorsque des plans appropriés ou des décisions en matière de soins n’ont pas été prévus ou communiqués à l’avance, ou que des fonds n’ont pas été attribués à des dépenses éventuelles de soins à un âge plus avancé.

Pour plusieurs personnes de cette génération qui supportent le fardeau d’agir comme mandataire pour leur parent vieillissant ou qui leur procurent des soins de quelque façon, la situation dans son intégralité peut leur sembler accablante et prendre énormément de leur temps. Par ailleurs, comme le souligne madame Kaufman, « Cela peut aussi aider à sensibiliser certaines personnes à ces réalités. En effet, lorsqu’il est question d’expériences de vie, rien ne vaut une expérience personnelle. Pour ces personnes qui sont impliquées dans ce processus avec leurs parents ou des êtres chers vieillissants, cela peut aussi leur apporter une bien meilleure compréhension de leurs options en matière de soins, des défis que présente le système de soins, des coûts qui y sont associés et des conséquences que ces décisions et ces soins feront subir aux membres de la famille qui en prennent la charge. »

Par conséquent, et indirectement, bien qu’il soit très difficile de vivre une telle situation avec un être cher, cela peut apporter une vision de ce que peut entraîner cette étape de vie. Ce serait également une occasion pour d’autres membres de la famille de réfléchir et de mettre en application ces renseignements et cette sensibilisation dans leur propre planification. En modifiant notre point de vue à cet égard et en choisissant d’être proactif, on peut en retirer les bénéfices associés au fait de s’assurer que son bien-être financier et personnel sera mieux protégé et que nos volontés et nos intentions seront respectées, peu importe ce que nous réserve l’avenir à un âge avancé.

Qu’est-ce que la maltraitance des personnes âgées ?

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), par maltraitance des personnes âgées, on entend « un acte unique ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime. La maltraitance des personnes âgées peut prendre diverses formes telles que les violences physiques, psychologiques ou morales, sexuelles et financières. » Il peut aussi s’agir de violation de droits et de libertés de même que de négligence. Certains des facteurs qui contribuent à rendre des adultes plus âgés plus vulnérables aux diverses formes de maltraitance sont les troubles cognitifs, des conditions physiques et la dépendance sur autrui pour ses soins, l’incapacité à exprimer ses volontés, le manque de choix, l’isolation et la vulnérabilité économique.

Veuillez visiter le site CNPEA pour des ressources, outils et renseignements additionnels sur la maltraitance des personnes âgées.

Tendances croissantes en matière de maltraitance des aînés

La maltraitance des aînés, dans toutes ses formes, demeure un sujet largement incompris de plusieurs et auquel peu sont sensibilisés, mais la réalité est que les cas déclarés de maltraitance sont à la hausse, au pays et mondialement. Plus particulièrement au Canada, les taux semblent malheureusement être en croissance, reflétant l’expansion de ce segment démographique (les cas déclarés ont presque doublé au cours des 10 dernières années), bien qu’on estime qu’un cas seulement sur cinq est déclaré, ce qui fait que l’enjeu est vraisemblablement beaucoup plus étendu et silencieux, que la plupart ne le réalisent.12

C’est en 2002, que l’OMS a noté pour la première fois qu’il y avait une preuve toujours plus abondante de maltraitance envers les aînés et que celle-ci était devenue un problème de santé publique et social, demeurant toutefois généralement ignoré et sous-estimé partout à travers le monde.13 Depuis, il y a eu une émergence graduelle d’initiatives et d’organisations qui se sont penchées sur la question de la prévention de la maltraitance des aînés et de la sensibilisation de tous et  chacun à cette question. Une organisation qui s’y est consacrée est le International Network for the Prevention of Elder Abuse. C’est d’ailleurs ce réseau, de concert avec l’OMS, qui a lancé la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées (JMSMPA) le 15 juin 2006, dans le cadre du Plan d’action international des Nations Unies pour reconnaître le phénomène de la maltraitance des aînés.

Depuis le lancement de la JMSMPA, les pays et les collectivités à l’échelle mondiale ont contribué à accroître les efforts de sensibilisation à cet enjeu en partageant de l’information, des ressources et des services visant à améliorer la sécurité et le bien-être des aînés. Célébrée le 15 juin de chaque année, une multitude d’activités, d’ateliers de travail et d’événements ont lieu dans le cadre de cette journée qui a pour but de mobiliser les collectivités et de sensibiliser davantage la population à cet enjeu. Au Canada, toutes ces initiatives sont planifiées par diverses organisations provinciales et territoriales comme Elder Abuse Ontario et la BC Association of Community Response Networks. Et au plan national, le Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés (RCPMTA) sert de plaque tournante pour mettre en contact les particuliers et les organisations, accroître la sensibilisation à cette question et encourager le partage de renseignements fiables afin de prévenir la maltraitance des aînés.

Pour une liste complète des réseaux provinciaux et territoriaux de prévention de la maltraitance des personnes âgées et pour trouver de l’information sur comment s’impliquer dans sa collectivité, veuillez vous rendre à la page d'Échange de connaissances de CNPEA.

Pour plus d’information sur la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées, veuillez visiter la page de Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées de CNPEA.

L’exploitation financière des aînés

Selon Santé Canada, de toutes les formes de mauvais traitements envers les aînés, l’exploitation financière tend à être la forme la plus courante, avec plus de 60 pour cent des cas déclarés étant de nature financière.14 Aussi, bien que la plupart d’entre nous pensons que cela ne pourrait jamais nous arriver ou, dans le cas contraire, que le malfaiteur serait un étranger — suite à une fraude téléphonique ou par l’entremise de l’Internet, par exemple — la réalité, malheureusement, est que dans plusieurs cas, ce sont des membres de la famille, des aidants ou des amis qui tirent profit des finances de l’aîné. « C’est la nature humaine qui veut qu’on fasse confiance à ceux qui nous entourent et de présumer qu’ils ont nos intérêts à coeur », souligne madame Kaufman, « mais de nombreux facteurs peuvent influencer notre jugement à prendre des décisions, incluant le stress des aidants, des conflits familiaux ou une dynamique familiale complexe, des pressions financières associées à la prestation d’aide ou de soins ou encore, le manque de compétences financières, sans parler des bouleversements émotifs que peuvent souvent entraîner des conditions de santé liées au vieillissement ou des situations d’incapacité au sein d’une famille ».

Tel que souligné par madame Kaufman, « Il peut être difficile de remettre en question sa façon normale de penser et c’est pourquoi il est si crucial de bien comprendre l’importance de mettre en place des plans aussi tôt que possible et de réfléchir très sérieusement au choix de la personne qui agirait en votre nom, si vous deveniez incapable de prendre ces décisions par vous-même ».

Pour plus de renseignements sur l’exploitation financière des aînés, veuillez consulter l’article de RBC Gestion de patrimoine intitulé « Comment reconnaître et prévenir l’exploitation financière des aînés ».

Références:
  1. http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/as-sa/98-200-x/2016004/98-200-x2016004-fra.cfm
  2. https://www.aplaceformom.com/canada/how-to-pay-for-senior-housing (en anglais seulement)
  3. https://www.bcli.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/171115-Vulnerable-Investor-Paper-FINAL.pdf (en anglais seulement)
  4. http://nationalseniorsstrategy.ca/the-four-pillars/pillar-1/addressing-ageism-elder-abuse-and-social-isolation/ (en anglais seulement)
  5. http://betterseniorscare.ca/nursing-home-wait-list-hit-50000-next-6-years-advocates-warn/ (en anglais seulement)
  6. http://www.statcan.gc.ca/pub/91-520-x/2010001/aftertoc-aprestdm1-fra.htm
  7. https://www.statcan.gc.ca/pub/89-645-x/2010001/life-expectancy-esperance-vie-fra.htm http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a26?lang=fra&id=1020122&p2=46&retrLang=fra
  8. https://www.bcli.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/171115-Vulnerable-Investor-Paper-FINAL.pdf (en anglais seulement)
  9. https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/quel-est-l-etat-sante-des-canadiens.html
  10. https://www.lawpro.ca/news/pdf/Wills-POAsurvey.pdf (en anglais seulement)
  11. https://www.cma.ca/En/Lists/Medias/the-state-of-seniors-health-care-in-canada-september-2016.pdf (en anglais seulement)
  12. http://nationalseniorsstrategy.ca/the-four-pillars/pillar-1/addressing-ageism-elder-abuse-and-social-isolation/ (en anglais seulement)
  13. http://www.who.int/ageing/publications/ELDER_DocAugust08.pdf (en anglais seulement)
  14. http://nationalseniorsstrategy.ca/the-four-pillars/pillar-1/addressing-ageism-elder-abuse-and-social-isolation/ (en anglais seulement)