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Les États-Unis et les autres grandes économies ont récupéré une part appréciable de la production perdue lors de la récession de 2020 causée par la COVID-19 ; par ailleurs, la production de l’économie chinoise atteint de nouveaux sommets. Selon nous, la reprise en forme de V qui a débuté en mai dans la plupart des pays fera place à une phase de croissance moins vigoureuse et possiblement marquée de soubresauts. Cela dit, la production de toutes les grandes économies semble en bonne voie de renouer avec ses sommets précédents, et ce, beaucoup plus rapidement qu’après la crise financière mondiale. Le maintien de taux d’intérêt exceptionnellement bas devrait favoriser la progression des cours boursiers et rendre moins intéressants les placements à revenu fixe. Vous trouverez ci-dessous nos réflexions sur la façon d’orienter les portefeuilles en 2021 par catégorie d’actif et par région, ainsi que nos prévisions à l’égard des devises et des marchandises.

Prévisions de RBC pour la croissance du PIB réel (sur 12 mois)

Source : RBC Gestion mondiale d’actifs ; données en novembre 2020

Titres à revenu fixe

Les grandes banques centrales maintiendront probablement leurs programmes de relance en 2021, mais dans un contexte où l’on s’inquiète du fait qu’elles approchent déjà de leurs limites, il faut s’attendre à ce que les décideurs peaufinent les programmes actuels de manière à fournir l’aide la plus efficace et la plus ciblée possible pour soutenir la reprise. Même si la Banque d’Angleterre se penche sur le bien-fondé des taux négatifs, il est peu probable que ceux-ci deviennent la solution. Nous croyons que le soutien proviendra principalement de l’élargissement des programmes d’achat d’actifs et de prêt.

Les prévisions de rendement montrent que la route vers la reprise pourrait être longue

Sources : RBC Gestion de patrimoine, sondage réalisé par Bloomberg en novembre 2020 ; données prises en compte jusqu’au 20 novembre 2020 ; les prévisions portant sur la période du T4 2020 au T4 2022 sont les estimations médianes ; les parties ombrées représentent la fourchette centrale des prévisions.

États-Unis

Thomas Garretson, CFA – Minneapolis

  • En raison de l’impasse politique, le soutien budgétaire sera limité en 2021 et le fardeau de la relance retombera sur la Fed. Peu importe l’arrivée d’un vaccin ou la vigueur de la reprise, la Fed devra selon nous maintenir les taux directeurs à 0 % pendant des années. Les achats d’actifs devraient se poursuivre, mais nous pensons que la Fed se tournera vers les obligations du Trésor à plus long terme afin de stabiliser les taux et de stimuler encore davantage l’économie.
  • Même si les politiques de la Fed devraient servir d’ancrage aux taux des obligations du Trésor, nous nous attendons à ce que les taux augmentent et à ce que les courbes s’accentuent du fait de l’amélioration des attentes relatives à la croissance et à l’inflation en 2021, mais à un rythme très lent. En somme, les obligations du Trésor à 10 ans devraient rester en deçà de 1,25 % pour le reste de 2021.
  • Nous croyons que les marchés du crédit continueront d’être bien soutenus tout au long de l’année, puisque la Fed devrait maintenir ses programmes de prêt, auxquels s’ajouteront des valorisations élevées sur les marchés boursiers et une reprise continue. Toutefois, les valorisations actuelles des titres à revenu fixe reflètent déjà cette situation : les écarts de crédit, ou la rémunération offerte pour le risque de crédit par rapport aux obligations du Trésor, sont inférieurs aux moyennes historiques. Comme il est peu probable que les taux des obligations du Trésor montent en flèche, nous pensons que les investisseurs devraient se tourner vers les actions privilégiées pour obtenir un revenu supplémentaire dans un contexte de faiblesse des taux.
Canada

Christopher Girdler, CFA – Toronto

  • La courbe de rendement des obligations d’État du Canada demeure à des planchers records dans sa partie rapprochée à cause des taux directeurs de la banque centrale, tandis que les taux de titres à plus longue échéance ont varié davantage au fil de l’année. Les taux étant si peu attrayants, nous recommandons les obligations traditionnelles du gouvernement du Canada pour leurs caractéristiques de liquidité, mais ne vous attendez pas à en obtenir des revenus. Nous continuons de nous concentrer sur les obligations à rendement réel, étant donné que le coût de la protection contre l’inflation demeure relativement peu élevé au Canada.
  • Au fil des mois, les obligations de société ont perdu de leur attrait. Au Canada, l’indice des obligations de sociétés Bloomberg Barclays affiche un rendement de moins de 2 % et une échéance moyenne d’environ neuf ans, ce qui est supérieur à ce qu’offrent les obligations d’État, mais le segment ne nous emballe pas tant à l’approche de 2021.
  • Les actions privilégiées demeurent l’un des rares secteurs du marché canadien des titres à revenu fixe où les investisseurs peuvent obtenir des rendements situés entre 4 % et 6 %. Nous croyons que la combinaison d’une demande régulière de revenus et d’une offre réduite d’actions privilégiées découlant du refinancement soutiendra les prix en 2021. Il faut toutefois savoir que les actions privilégiées sont très sensibles aux changements d’humeur du marché. Une plus grande position en actions privilégiées devrait être jumelée à des valeurs sûres pour obtenir un portefeuille axé sur la production de revenus et la protection.
Europe et Royaume-Uni

Alastair Whitfield – Londres

  • La Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre ont pris des mesures importantes qui, associées au soutien budgétaire conséquent accordé par les gouvernements nationaux et à l’UE, ont permis d’ancrer les attentes relatives aux taux d’intérêt, tout en soutenant les dépenses publiques, le refinancement des prêts aux entreprises et les ménages en 2020.
  • Au cours des prochains mois, l’Europe devra encore composer avec une reprise inégale et la réouverture des économies de certains pays. Les perspectives sont cependant favorables compte tenu des fortes mesures de relance monétaire et budgétaire communes dans l’ensemble de la zone euro et de la prolongation éventuelle des programmes de la BCE.
  • Au Royaume-Uni, la fin de la période de transition signifie que le pays quitte pour de bon le marché unique de l’UE. C’est annonciateur de perspectives de croissance difficiles qui pourraient amener la Banque d’Angleterre à faire davantage pour soutenir l’économie. Au mieux, nous nous attendons à des fluctuations du marché dans une fourchette, mais les faibles taux de 2020 pourraient être battus.
  • Les investisseurs sont devant une situation marquée par de faibles taux et des courbes plates à l’aube de 2021. Dans ce contexte, nous continuons de privilégier les titres de créance de sociétés aux obligations d’État, et nous adoptons une approche souple et tactique dans notre sélection des titres de créance. Les secteurs cycliques profitent de la reprise, qui s’accélérera tranquillement durant le premier semestre de l’année prochaine. À l’inverse, les secteurs les plus défensifs qui ont bien fait pendant la pandémie pourraient commencer à fléchir.
Asie-Pacifique

Chun-Him Tam – Singapour

  • Nous croyons que les obligations asiatiques seront particulièrement attrayantes en 2021, notamment en raison de l’équilibre entre la récompense et le risque qu’elles offrent. La relance économique de l’Asie a été dominée par la Chine, où un impressionnant rebond en forme de V est en cours. Le PIB a monté en flèche, affichant une hausse de 3,2 % et de 4,9 % d’une année sur l’autre aux deuxième et troisième trimestres, respectivement, après une contraction de 6,8 % au premier. Lors de la cinquième session plénière du 19e Congrès du Parti qui s’est tenue fin octobre, le gouvernement chinois a mis l’accent sur son objectif de soutenir une croissance de qualité dans le cadre de son plan national d’expansion économique et sociale pour 2021‑2025.
  • Dans le contexte actuel de taux d’intérêt nuls, nous pensons que les investisseurs poursuivront leur quête de rendement. Les obligations asiatiques offrent ce qui est selon nous un rendement supérieur attrayant par rapport aux marchés développés. D’un point de vue économique, l’Asie est mieux placée que d’autres régions de marchés émergents, comme l’Amérique latine, l’Europe centrale et orientale, le Moyen-Orient et l’Afrique.
  • En Asie, nous privilégions les obligations à rendement élevé aux obligations de catégorie investissement. Le rendement de 7 % à 8 % sur le marché des titres à rendement élevé est attrayant, mais nous mettons les clients en garde : la route pourrait être houleuse. Les investisseurs doivent être alertes et sélectifs, car les risques accrus liés à la COVID-19, aux tensions commerciales et au fardeau de la dette persistent. Nous croyons cependant que ces risques sont limités.

Actions

Nos prévisions pour 2021 présentent des rendements boursiers intéressants et une forte croissance des bénéfices puisque les obstacles économiques liés à la COVID-19 tombent. Dans les 12 à 18 mois suivant la fin d’une récession, la croissance des bénéfices s’effectue en général très rapidement. Les actions des principaux marchés ont en partie pris en compte cette amélioration des perspectives, mais pas entièrement. Le maintien de taux d’intérêt exceptionnellement bas devrait contribuer à ce que les valorisations soient supérieures à la moyenne et faire des actions la catégorie d’actif privilégiée en 2021. Nous recommandons de maintenir une surpondération en actions.

Ratios cours/bénéfice (C/B) des principaux indices boursiers
Indice Ratio C/B prévisionnel Moyenne sur 10 ans
S&P 500 21,2x 15,8x
S&P de 600 sociétés à petite capitalisation 20,8x 18,4x
Indice composé S&P/TSX 17,1x 15,0x
STOXX Europe 600 17,7x 13,7x
Indice toutes les actions FTSE 15,4x 13,1x
Hang Seng 11,6x 10,8x
Indice composite de la Bourse de Shanghai 13,4x 11,0x
TOPIX 17,7x 13,5x

Sources : Bloomberg, Refinitiv I/B/E/S (S&P 500) ; données prises en compte jusqu’au 23 novembre 2020 ; elles représentent les ratios C/B fondés sur les prévisions générales des bénéfices pour les 12 prochains mois.

États-Unis

Kelly Bogdanova – San Francisco

  • Malgré les défis persistants liés à la COVID-19, un certain nombre d’indices économiques continuent de progresser dans la bonne direction, quoiqu’à un rythme inégal. Nous nous attendons à ce que les bénéfices des sociétés et les indices d’actions américaines gagnent du terrain à mesure que la situation économique se stabilisera, soutenue par les politiques monétaires très accommodantes en place, une nouvelle série de mesures de relance budgétaire et l’atténuation des problèmes causés par la COVID-19.
  • Les prévisions générales de bénéfices du S&P 500, à 168 $ l’action pour 2021, nous semblent raisonnables et représenteraient une croissance d’environ 20 % d’une année sur l’autre une fois que nous connaîtrons les résultats finaux de 2020. Si ces prévisions se concrétisaient, les bénéfices atteindraient un niveau record, dépassant le sommet de 163 $ l’action atteint en 2019, soit avant la pandémie.
  • La valorisation du S&P 500, qui est de 21,2 fois les bénéfices d’après les prévisions générales, est supérieure à la moyenne, une situation inconfortable, mais elle ne devrait pas empêcher l’indice de progresser étant donné que les taux d’intérêt sont susceptibles de demeurer extrêmement bas. Nous croyons que les valorisations boursières resteront élevées, car de plus en plus d’investisseurs se rendront compte que les rendements des titres à revenu fixe sont limités. Au début de 2021, nos portefeuilles d’actions contiendront des titres provenant de secteurs cycliques (sensibles à l’économie) et défensifs qui versent des dividendes. Nous surpondérerons les actions américaines.
Canada

Patrick McAllister, CFA – Toronto

  • Un retour à la normale plus solide que prévu, comme celui que procurerait un vaccin efficace contre la COVID-19, pourrait être un puissant facteur de rendement pour le marché boursier canadien en 2021. L’indice composé S&P/TSX se négocie à un taux de valorisation nettement inférieur à celui de certains marchés développés. En outre, si les investisseurs estimaient que la relance économique pourrait être plus durable que prévu, ils auraient davantage confiance dans certains secteurs clés du marché intérieur, ce qui favoriserait la valorisation.
  • Les six grandes banques ont accumulé 21 milliards de dollars canadiens en provisions pour prêts douteux au cours de trois trimestres de l’exercice 2020. Si les perspectives économiques s’éclaircissent, les pertes sur prêt réelles pourraient être moins importantes que ce que l’on craignait, et nous pourrions voir une partie de ces provisions se transformer en bénéfices. Ce n’est pas notre hypothèse de base, mais c’est un exemple de ce que d’autres preuves d’une croissance économique soutenue pourraient apporter au plus grand groupe industriel du Canada.
  • La pondération du secteur de l’énergie dans l’indice de référence s’est érodée au cours des dernières années, mais une amélioration du rendement pourrait favoriser les actions canadiennes. Selon les prévisions de RBC Marchée des Capitaux, les prix du brut pourraient prendre une trajectoire haussière, une hypothèse raisonnable dans l’éventualité d’un accroissement de la demande, qui permettrait d’écouler les stocks de pétrole et de produits raffinés. Nous recommandons une pondération neutre des actions canadiennes.
Europe et Royaume-Uni

Frédérique Carrier – Londres

  • Nous recommandons le maintien d’une pondération neutre pour les actions européennes et les actions du Royaume-Uni. Les deux économies connaissent un hiver difficile à cause de la COVID-19, mais selon des perspectives sur 12 mois, elles devraient se rétablir à mesure que les taux d’infection diminueront et que les effets du soutien monétaire et budgétaire se feront sentir.
  • En Europe, le plan de sauvetage historique de 750 milliards d’euros, soutenu par la dette commune de l’UE, devrait garantir la disponibilité de l’aide au premier semestre 2021. Nous croyons que l’embellissement des perspectives économiques favoriserait les secteurs cycliques, comme certaines sociétés industrielles appuyées par des tendances à long terme, et les catégories de produits de luxe et de sport pour lesquelles les données fondamentales à long terme semblent structurellement attrayantes. À long terme, nous privilégions les soins de santé, un secteur favorisé par la démographie et la hausse des dépenses mondiales en soins de santé, ainsi que les sociétés axées sur les énergies renouvelables du secteur des services publics, car les gouvernements ciblent les investissements durables et les secteurs écologiques.
  • Le Royaume-Uni continue de s’adapter à sa sortie du marché unique de l’UE, et nous pensons que son économie saura traverser cette période difficile.
  • L’indice toutes les actions FTSE a affiché un rendement inférieur depuis le référendum sur le Brexit de 2016, et les valorisations sont attrayantes par rapport à celles d’autres marchés développés. De plus, nous prévoyons que les dividendes feront un rebond appréciable au cours de la prochaine année, car de nombreuses sociétés devraient rétablir leurs versements à mesure que les perspectives s’ouvriront.
  • Nous donnons la priorité aux sociétés britanniques bien positionnées pour profiter des facteurs structurels favorables à la croissance à long terme ou disposant de leviers de croissance internes, en particulier celles des secteurs de la consommation de base, des soins de santé et des produits industriels.
Asie-Pacifique

Jasmine Duan – Hong Kong et Nicholas Gwee, CFA – Singapour

  • Nous conservons une surpondération en actions. Nous croyons que l’économie chinoise et les bénéfices des sociétés enregistreront probablement une croissance plus forte au premier qu’au deuxième semestre de 2021, parce que les comparaisons avec 2020 seront plus faciles à faire. La situation des liquidités pourrait être plus restreinte qu’en 2020, dans un contexte où l’économie continue de se redresser. Le renminbi pourrait continuer de se raffermir par rapport au dollar américain, ce qui pourrait favoriser des secteurs qui sont fortement endettés en dollars américains ou dont les matières premières sont réglées en dollars.
  • Le marché est généralement d’avis que la relation entre les États-Unis et la Chine s’améliorera légèrement sous la présidence de Joe Biden. Du côté positif, M. Biden considère la Chine comme un concurrent sérieux plutôt que comme un rival, et estime qu’il n’est pas justifié d’imposer des droits de douane supplémentaires sur les produits chinois. Toutefois, les États‑Unis pourraient continuer de restreindre l’accès des sociétés technologiques chinoises à leur marché, mais dans un cadre plus traditionnel.
  • Pour le Japon, nous prévoyons que la croissance économique se redressera modérément en 2021, après une année 2020 difficile (la Banque du Japon estime que le PIB pour l’exercice 2020-2021 se situera respectivement à -5,5 % et à +3,6 % d’une année sur l’autre). Compte tenu de la reprise de l’économie mondiale, nous prévoyons que les révisions à la baisse des bénéfices des sociétés japonaises s’inverseront. Le mandat des membres de la Chambre des représentants du Japon expirera en octobre 2021, et nous nous attendons à ce que l’administration actuelle déclenche des élections anticipées. Un résultat convaincant pour le premier ministre Yoshihide Suga pourrait être un catalyseur pour le marché boursier du pays. Nous prévoyons en outre que le yen demeurera vigoureux, ce qui nuirait à l’important secteur des exportations. Dans l’ensemble, nous aurons une pondération neutre en actions japonaises en 2021.

Devises

Blaine Karbonik, CFA – Londres

Dollar américain – Rendement mitigé. Les caractéristiques très anticycliques du dollar pourraient indiquer une contre-performance par rapport à des devises davantage axées sur la croissance, alors que l’économie mondiale se redresse et que les investisseurs cherchent des actifs à rendement plus élevé, en particulier sachant que la Fed est susceptible de prolonger sa politique ultra accommodante. Toutefois, l’appétit pour le risque demeure un facteur clé du rendement du dollar, et les périodes de demande de valeurs refuges pourraient offrir du soutien dans un contexte de risques extrêmes persistants.

Euro – Hausse limitée. Nous sommes plus optimistes quant aux perspectives pour l’euro, en raison de l’adoption du fonds de relance de l’UE et de la dose de stimulation budgétaire et monétaire conjointe injectée dans l’économie. Toutefois, comme ces catalyseurs positifs sont largement pris en compte et en raison des craintes que suscitent les récentes fermetures liées à la COVID-19, les gains de l’euro pourraient être limités en 2021.

Dollar canadien – Contexte de risque favorable. Bien que le dollar canadien pâtisse de la stagnation de la reprise et de l’accroissement du déficit budgétaire, nous pensons que l’appétit pour le risque restera le principal moteur de la monnaie. Des conditions favorables au risque et une hausse de la demande de produits de base pourraient procurer un soutien continu à la devise.

Livre sterling – L’après-Brexit. Une fois la période de transition terminée et la sortie du Royaume-Uni confirmée, il nous faudra demeurer prudent à l’égard de la livre sterling tout le long de 2021. Elle pourrait en effet subir les conséquences de la faiblesse économique du pays, des perspectives moroses de croissance intérieure et de la possibilité de taux négatifs.

Yen – Flux intérieurs. En plus des catalyseurs de l’appétit pour le risque, le yen sera probablement porté par les flux d’investisseurs japonais. En raison des faibles taux mondiaux, ceux-ci rapatrient les placements faits à l’étranger et ajoutent des couvertures aux avoirs étrangers, ce qui maintient la demande intérieure pour le yen à un niveau élevé. Ces flux pourraient apporter du soutien, quel que soit l’appétit pour le risque.

Prévisions pour 2021
Devises Prévision
Indice du dollar américain 94,71
EUR/USD 1,16
USD/CAD 1,33
GBP/USD 1,21
USD/JPY 103

Source : RBC Marchés des Capitaux, pour les prix à la fin de l’année

Marchandises

Richard Tan, CFA – Toronto

WTI – Alimenter l’économie. En 2020, le brut West Texas Intermediate a subi des pertes considérables, supérieures à 10 %, en raison des mesures de confinement à l’échelle mondiale. Bien que les nouvelles concernant les vaccins soient favorables au pétrole brut, RBC Marchés des Capitaux estime qu’il faudrait une reprise de la demande des consommateurs et une amélioration des marges de raffinage pour que ce segment éponge ses pertes. Nous prévoyons une volatilité accrue, mais aussi une participation à la hausse ainsi qu’une relance économique en 2021.

Gaz naturel – Recul économique. Le gaz naturel a dépassé les attentes en 2020, et RBC Marchés des Capitaux estime que la dynamique de l’offre et de la demande devrait s’améliorer à l’approche de 2021, en raison d’une baisse de la production de gaz et de l’augmentation des exportations de gaz naturel liquéfié. Les stocks demeurent importants à cause du confinement, mais nous nous attendons à ce qu’ils baissent à mesure que les restrictions seront levées.

Cuivre – Surplus. Le cuivre a connu une reprise en forme de V, bondissant d’au moins 45 % par rapport à ses creux de 2020 et se négocie près du sommet de sa fourchette de 18 mois. Comme la Chine compte pour environ 50 % de la demande mondiale de cuivre, la matière a profité de l’intervention rapide du gouvernement pour juguler la pandémie. Nous prévoyons qu’il demeurera en position excédentaire en 2021.

Or – Révision des attentes. L’or a délaissé le sommet atteint en 2020 en raison des nouvelles concernant les vaccins potentiels et, par conséquent, du regain de l’appétit pour le risque. Même si une économie « normalisée » peut constituer un obstacle pour les actifs considérés comme « prudents », nous croyons que l’environnement demeure favorable à l’or du fait des faibles taux réels et des incertitudes politiques et économiques qui persisteront en 2021.

Soja – Vers le haut. Les prix du soja ont atteint un sommet de 18 mois en raison de la demande croissante de la Chine et de la baisse de la production mondiale attribuable aux conditions météorologiques défavorables. L’état des stocks mondiaux pour la saison 2020-2021 est bien en deçà de celui des deux saisons précédentes. Nous nous attendons à ce que la production reprenne et à ce que les prix se normalisent.

Blé – Un autre record. Les prix du blé ont profité des achats soutenus de la Chine dans le cadre de l’accord commercial de phase 1 entre elle et les États-Unis, affichant une hausse d’environ 9 % en 2020. Le ministère américain de l’Agriculture prévoit que les stocks finaux dans le monde atteindront un autre sommet au cours de la saison 2020-2021.

Prévisions pour 2021
Marchandise Prévision
Pétrole (WTI, $/baril) 46,15 $
Gaz naturel ($/MBTU) 2,60 $
Cuivre ($/lb) 3,25 $
Or ($/once) 1893 $
Soja ($/boisseau) 11,28 $
Blé ($/boisseau) 6,04 $

Sources : Prévisions de RBC Marchés des Capitaux (pétrole, gaz naturel, cuivre et or), prévisions générales de Bloomberg (soja et blé) ; pour les prix à la fin de l’année

Perspectives de placement pour 2021
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Déclaration sur les analystes qui ne sont pas américains : Jim Allworth, Christopher Girdler, Patrick McAllister et Richard Tan, employés de RBC Dominion valeurs mobilières Inc., société étrangère affiliée de RBC Gestion de patrimoine – États-Unis ; Frédérique Carrier, Blaine Karbonik et Alastair Whitfield, employés de RBC Europe Limited, société étrangère affiliée de RBC Gestion de patrimoine – États-Unis ; Jasmine Duan, employée de RBC Investment Services (Asia) Limited ; ainsi que Nicholas Gwee et Chun-Him Tam, employés de la succursale de Singapour de Banque Royale du Canada, ont participé à la préparation de la présente publication. Ces personnes ne sont ni inscrites ni qualifiées en tant qu’analystes de recherche auprès de l’organisme américain Financial Industry Regulatory Authority (« FINRA ») et, comme elles ne sont pas associées à RBC Gestion de patrimoine, elles pourraient ne pas être assujetties au règlement 2241 du FINRA régissant les communications avec les entreprises visées, les apparitions publiques et les opérations sur valeurs mobilières dans les comptes des analystes de recherche.

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