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1 décembre 2021

La reprise vigoureuse qui a suivi la dépression causée par la pandémie a déjà fait place à une croissance plus normale, bien que plus rapide que la moyenne. Nous pensons que cette tendance se confirmera en 2022. Les secteurs les plus touchés par la COVID-19 continueront probablement sur la voie de la normalisation, dans la mesure où de nouveaux variants, Omicron ou autre, ne donnent pas lieu à de nouvelles mesures de confinement perturbatrices. Les importantes dépenses gouvernementales en faveur des infrastructures, avec en tête les États-Unis, devraient contribuer au maintien de politiques budgétaires accommodantes. Malgré les risques liés au programme de réforme réglementaire en Chine, nous pensons que les autorités chinoises ajusteront les politiques budgétaires et monétaires de manière à soutenir la croissance. Les pressions inflationnistes, qui se sont propagées dans toutes les régions du monde, constitueront le principal défi à résoudre pour les grandes banques centrales. Vous trouverez ci-dessous nos réflexions sur la façon d’orienter les portefeuilles en 2022 par catégorie d’actif et par région, ainsi que nos prévisions à l’égard des devises et des marchandises.

Prévisions de RBC pour la croissance du PIB réel (sur 12 mois)

Graphique : Taux de croissance du PIB réel pour 2021 et 2022

RBC Gestion mondiale d’actifs entrevoit les taux de croissance du PIB réel suivants pour 2021 et 2022 respectivement : 5,8 % et 3,7 % aux États-Unis ; 5,3 % et 3,8 % au Canada ; 4,6 % et 3,7 % dans la zone euro ; 6,5 % et 4,8 % au Royaume-Uni ; 2,3 % et 2,4 % au Japon ; 5,0 % et 3,6 % dans les pays développés ; 6,0 % et 4,1 % dans les pays développés et les six principales économies de marché émergentes, y compris la Chine. Dans tous les pays sauf le Japon, la croissance en 2022 devrait être moindre que la croissance en 2021 (qui n’est pas encore définitive) ; le taux prévu pour le Japon en 2022 est à peine supérieur à celui de 2021.

2021
2022

* Estimations basées sur les calculs de parité du pouvoir d’achat. ME-6 représente les six plus grandes économies des marchés émergents, en incluant la Chine.

Source : RBC Gestion mondiale d’actifs ; données prises en compte jusqu’au 19 novembre 2021

Titres à revenu fixe

Les banques centrales chercheront à rajuster leur soutien en 2022, dans le contexte d’une reprise économique soutenue. Pour ce faire, elles devront trouver le juste équilibre dans la réduction de la stimulation monétaire. Le marché table actuellement sur de multiples hausses de taux de la part de nombreuses banques centrales, mais ces prévisions nous paraissent exagérées. Les décideurs voient toujours la forte inflation comme temporaire, tandis que les banques centrales font preuve d’une patience raisonnable dans l’attente d’un redressement complet de l’économie et du marché du travail.

Le pire est derrière nous : les pressions inflationnistes persistantes devraient diminuer en 2022

Graphique linéaire indiquant l’inflation sur 12 mois par trimestre

Graphique linéaire indiquant l’inflation sur 12 mois par trimestre du T4 de 2020 au T3 de 2021, ainsi que les estimations générales pour les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon et la zone euro jusqu’à la fin du T1 de 2023. Selon les prévisions moyennes, la période actuelle de forte inflation fera graduellement place à une normalisation des taux aux alentours de 2 % d’ici la fin de 2022 dans les principales économies.

É.-U. (sur 12 mois)
Canada (sur 12 mois)
R.-U. (sur 12 mois)
Zone euro (sur 12 mois)

Remarque : L’axe horizontal correspond à l’objectif d’environ 2 % de la plupart des banques centrales ; les lignes en pointillés indiquent les prévisions générales de Bloomberg en octobre 2021 pour les indices des prix à la consommation.

Sources : RBC Gestion de patrimoine, Bloomberg

États-Unis

Thomas Garretson, CFA – Minneapolis

  • La Réserve fédérale pourrait relever ses taux directeurs à partir du milieu de l’année 2022, après l’achèvement de son programme d’achat d’obligations vers le mois de juin, si l’on en juge par le rythme actuel de la réduction de ses achats d’actifs. Nous pensons toutefois que la Fed appliquera des critères plus exigeants pour décider des hausses de taux. Le plus important pourrait être un taux de chômage de moins de 4 %, un niveau qui devrait être atteint d’ici le quatrième trimestre de 2022 selon les dernières projections économiques de la Fed. Cela conforte notre anticipation d’une première hausse des taux de 0,25 % à cette échéance.
  • Les taux des obligations du Trésor, ainsi que les courbes de taux des obligations du Trésor, pourraient être au centre des discussions en 2022, alors que la Fed s’approchera du moment de relever ses taux directeurs à court terme. Mais si les taux directeurs à court terme sont susceptibles d’augmenter, nous pensons que les taux des obligations du Trésor à long terme pourraient être stables, et que le taux à 10 ans restera en dessous de 2 % pendant le reste de l’année 2022. Cela devrait se traduire par un aplatissement progressif de la courbe des taux. Si elle devait trop s’aplatir, ou même s’approcher du point d’inversion, cela pourrait susciter des craintes quant à la pérennité de la reprise économique.
  • Les marchés du crédit resteront probablement bien soutenus pendant l’année 2022, au vu des solides bilans des entreprises et des prévisions de taux de défaillance au plus bas. Nous sommes toujours favorables à une augmentation du revenu du portefeuille, au moyen de crédits moins bien notés et d’actions privilégiées, tant que la reprise économique maintiendra son rythme actuel.

Canada

Ryan Harder, CFA – Toronto

  • Alors que 2021 a connu de grandes discussions sur le calendrier des hausses de taux des banques centrales, 2022 sera l’année où les taux directeurs commenceront vraiment à monter. La Banque du Canada a été l’une des plus énergiques pour réduire ses mesures de stimulation monétaires liées à la COVID-19, et nous pensons que ce sera encore le cas l’année prochaine.
  • Malgré la probabilité de hausses de taux en 2022, le rendement additionnel disponible si la duration des portefeuilles obligataires est allongée compense les investisseurs par rapport aux hausses de taux attendues, que le marché a déjà intégrées aux prix. Nous considérons les obligations à moyen terme comme relativement attrayantes, car elles offrent un redressement de taux plus intéressant que celui des liquidités. Il est cependant recommandé de ne pas prendre un risque excessif sur les taux d’intérêt, au cas où l’inflation s’avérerait plus persistante que prévu.
  • En 2021, les titres de sociétés ont été soutenus par les taux d’intérêt proches de zéro et les achats d’actifs de la Banque du Canada. Malgré le retrait progressif du soutien de la Banque du Canada, nous pensons que le contexte économique restera favorable aux obligations de sociétés au cours de l’année à venir. Cependant, cet environnement est déjà représenté par la faible rémunération du risque de crédit, en particulier dans les obligations à haut rendement. À cet égard, nous recommandons de privilégier les sociétés de grande qualité dans les répartitions d’obligations de sociétés.

Europe et Royaume-Uni

Rufaro Chiriseri, CFA – Londres

  • Dans un contexte de montée de l’inflation et de ralentissement de la croissance, la Banque d’Angleterre a donné un indice quant à sa future politique monétaire lors de la réunion de novembre 2021. La Banque d’Angleterre a déclaré que si les statistiques du marché du travail, à la sortie du programme de chômage technique, étaient « globalement en accord avec les projections centrales du Rapport sur la politique monétaire (RPM) du mois de novembre », une hausse des taux d’intérêt serait alors justifiée. Nous attendons à présent un décollage des taux en décembre 2021, puis d’autres hausses des taux au premier trimestre et au troisième trimestre 2022 où le taux d’escompte atteindrait 0,75 %.
  • La réunion de la Banque centrale européenne (BCE) de décembre 2021 devrait donner lieu à des annonces importantes sur la réduction du programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) et l’avenir du programme d’achat d’actifs (APP) existant. Nous croyons que le programme d’achat d’actifs sera maintenu, ce qui soutiendrait les taux, toutefois dans une moindre mesure que le PEPP. Nous voyons aussi un risque que les achats soient étendus pour compenser la fin du PEPP en mars 2022. Les derniers commentaires de la BCE, plutôt pessimistes, nous amènent à penser que les conditions d’une hausse des taux ne seront probablement pas réunies en 2022.
  • La réduction des achats d’actifs et le resserrement des écarts de taux signifient que les rendements du crédit sont très sensibles aux mouvements des obligations d’État britanniques et allemandes. Nous restons donc sélectifs au regard des émetteurs. Les obligations d’État britanniques devraient rester à la traîne par rapport aux obligations d’État allemandes l’année prochaine, en raison des divergences de politique entre les banques centrales.

Asie-Pacifique

Calvin Ng – Hong Kong

Chun-Him Tam – Singapour

  • Nous pensons que la volatilité du marché obligataire chinois, apparue en 2021 dans le cadre de l’action du gouvernement pour accélérer les réformes économiques, persistera probablement en 2022, car les politiques restent incertaines dans tous les secteurs. En particulier, la campagne de désendettement dans le secteur immobilier a entraîné un pic de volatilité massif, notamment en raison des préoccupations relatives au refinancement. Lors des cycles précédents, le gouvernement avait affiné ses politiques après avoir observé un début de correction. Cette fois, néanmoins, il est resté ferme dans ses réformes.
  • Cela dit, les obligations asiatiques à haut rendement ont été réévaluées à leur niveau le plus bas depuis plusieurs années. D’après l’indice JP Morgan Non-Investment Grade, les sociétés paient un écart de taux moyen supérieur de 10 % au taux de référence. Cet écart est le plus large de la dernière décennie. Il commence à paraître intéressant aux investisseurs à long terme dont l’appétit pour le risque est compatible avec un portefeuille diversifié d’obligations asiatiques à haut rendement. Il nous faut tout de même préciser que l’indice comprend près de 50 % de promoteurs immobiliers chinois. Or, de nouvelles consolidations sont attendues dans ce secteur.
  • Au-delà de la question de la volatilité, nous pensons que les réformes du gouvernement créeront une meilleure base de croissance à long terme pour la Chine, en évitant au pays de tomber dans le piège du revenu intermédiaire et en l’aidant à établir un marché du crédit plus développé.

Actions

Nos perspectives pour 2022 incluent des rendements boursiers mondiaux intéressants et une croissance modérée des bénéfices, favorisés par une croissance du PIB supérieure à la moyenne et de fortes dépenses des consommateurs et des entreprises. Les principales banques centrales semblent prêtes à relever les taux d’intérêt, mais les marchés boursiers enregistrent généralement de bonnes performances au moment de la première hausse des taux. En outre, même si les taux grimpent un peu, nous pensons qu’ils resteront plutôt bas par rapport aux normes historiques. Pour ces raisons, les actions devraient encore être la catégorie d’actif de choix en 2022. Nous recommandons de maintenir une surpondération modérée en actions.

Ratios cours/bénéfice des principaux indices boursiers

Indice Ratio C/B prévisionnel Moyenne sur 10 ans
S&P 500 21,9 x 17,2 x
Indice S&P 600 à petite capitalisation 16,5 x 19,4 x
Indice composé S&P/TSX 11,9 x 15,5 x
Indice STOXX Europe 600 15,2 x 14,8 x
Indice toutes les actions FTSE 10,6 x 13,9 x
Hang Seng 11,7 x 11,3 x
Indice composite de la Bourse de Shanghai 12,6 x 11,5 x
TOPIX 14,3 x 14,9 x

Source : Bloomberg; données au 19 novembre 2021 ; représentent les ratios cours/bénéfices (C/B) prévisionnels basés sur les prévisions générales de bénéfices pour les quatre prochains trimestres (T4 2021 – T3 2022)

États-Unis

Kelly Bogdanova – San Francisco

  • Une croissance du PIB supérieure à la moyenne devrait ouvrir la voie à une croissance modérée des bénéfices et des cours boursiers aux États-Unis en 2022. Les difficultés liées à l’inflation, à la chaîne logistique et à la main-d’œuvre devraient se dissiper à mesure que nous nous éloignerons du pic de la perturbation liée à la COVID-19, mais il est peu probable qu’elles disparaîtront complètement. Nous pensons toutefois que la plupart des secteurs et des grandes entreprises continueront de les surmonter, grâce à une bonne maîtrise des coûts et à l’utilisation de la technologie pour renforcer la productivité. Les prévisions générales de bénéfices du S&P 500, à hauteur de 221 $ par action pour 2022, nous semblent réalisables et assorties d’un potentiel de hausse, à condition que les nouveaux variants du coronavirus ne freinent pas l’élan de l’économie.
  • Le marché cherchera avant tout à évaluer la date de la première hausse des taux de la Fed, probablement en 2022, et l’ampleur et le rythme du cycle de hausse des taux par la suite. Historiquement, le S&P 500 enregistre un bon rendement dans les 12 mois qui précèdent et qui suivent la première hausse des taux, en moyenne, et il a surpassé les obligations lors de chaque cycle de resserrement depuis 1989. En général, un marché haussier n’est menacé que lorsque les hausses de taux s’accumulent et finissent par limiter l’accès au crédit, et lorsque les risques de récession augmentent sensiblement. Nous ne pensons pas que cela se produira en 2022. Nous comptons surpondérer modérément les actions américaines en début d’année.

Canada

Sunny Singh, CFA – Toronto

  • Nous pensons que la solide performance des marchés observée en 2021 perdurera en 2022, mais à un rythme plus modéré. La croissance économique mondiale devrait se maintenir à un niveau supérieur à la tendance. Selon nous, cela aidera le marché canadien, caractérisé par une orientation cyclique.
  • Les banques canadiennes ont connu une excellente année, et les valorisations restent raisonnables. À notre avis, le plus grand risque pour le groupe des banques est le marché canadien du logement. Il est toutefois difficile de trouver un facteur susceptible de modifier la dynamique positive. La croissance démographique du Canada devrait être l’une des plus vigoureuses du monde pendant les prochaines décennies, tandis que les contraintes persistantes liées à l’offre soutiennent également le secteur du logement. Dans l’ensemble, nous restons positifs à l’égard du groupe des banques. Nous attendons une amélioration de la croissance des prêts et des distributions en espèces aux actionnaires, du fait que les restrictions réglementaires sur les fonds propres ont été levées.
  • Les prix du pétrole brut West Texas Intermediate ont atteint des sommets inégalés depuis plusieurs années et semblent solidement ancrés à l’approche de 2022, étant donné que la demande devrait accélérer plus vite que l’offre à l’issue de la pandémie. Ce contexte favorable nous rend optimistes à l’égard des producteurs de pétrole, car les valorisations demeurent intéressantes face à l’impressionnant potentiel de production de flux de trésorerie disponibles.

Europe et Royaume-Uni

Frédérique Carrier – Londres

  • Nous recommandons le maintien d’une surpondération ou d’une pondération supérieure à la référence pour les actions européennes. Le soutien budgétaire, conjugué à une position relativement accommodante de la Banque centrale européenne, devrait continuer à stimuler l’économie, tandis que les perturbations de la chaîne logistique devraient diminuer au cours de 2022. En outre, la région a tendance à produire des rendements supérieurs lorsque les taux obligataires sont en hausse, et les valorisations restent attrayantes d’après la plupart des indicateurs. La phase initiale de rebond du cycle économique s’est métamorphosée en une phase d’expansion plus normale. Cela nous amène à suggérer un positionnement des portefeuilles d’actions sur les actions de croissance séculaire et les actions cycliques de qualité, en nous assurant que les sociétés disposent d’un pouvoir de fixation des prix leur permettant de défendre leurs marges bénéficiaires dans un environnement d’inflation élevée.
  • Les préoccupations s’accumulent en ce qui concerne l’économie du Royaume-Uni. La Banque d’Angleterre se montre relativement ferme, tandis que le chancelier de l’Échiquier a hâte de revenir à la rigueur budgétaire en augmentant les impôts. Cela complique encore plus les perspectives, déjà affaiblies par le Brexit et la COVID-19. La confiance des consommateurs s’est écroulée. Malgré tout, nous conservons une pondération neutre en actions britanniques, car ces dernières continuent de se démarquer par leurs valorisations bon marché. L’indice FTSE All-Share se négocie avec un escompte proche de son record par rapport aux marchés développés mondiaux. Étant donné le contexte difficile à l’intérieur du pays, nous privilégions les sociétés britanniques tournées vers l’international. En particulier, nos secteurs préférés sont la finance et les soins de santé.

Asie-Pacifique

Jasmine Duan – Hong Kong

Nicholas Gwee, CFA – Singapour

  • La Chine a produit un rendement inférieur à celui des autres marchés boursiers émergents en 2021. À notre avis, l’incertitude qui entoure la réglementation pourrait faire perdurer la volatilité du marché en 2022. Cependant, la liquidation des actions chinoises est en grande partie derrière nous, et nous pensons que des occasions de négociation se présenteront en 2022. Les valorisations sont peu exigeantes. Nous prévoyons que la politique macroéconomique deviendra relativement favorable à la croissance, et que des ajustements seront apportés dans des secteurs essentiels comme le logement. De manière générale, dans le large univers des actions chinoises, nous préférons les actions de catégorie A pour leur plus faible exposition aux actions de croissance, notamment à la technologie qui se trouve dans le collimateur des organismes de réglementation. Nous estimons que la tension entre les États-Unis et la Chine représente toujours un risque que les investisseurs doivent suivre de près.
  • Au Japon, nous attendons un rebond de la consommation privée et nous pensons que la reprise s’étirera sur la première moitié de 2022. Au vu du déclin des cas de COVID-19, le gouvernement envisage de remettre en place des mesures de stimulation en faveur des voyages et des sorties au restaurant. Parallèlement, la croissance des salaires se montre encourageante. Malgré la faiblesse persistante de la production et de l’exportation, les manufacturiers espèrent que la résorption progressive des engorgements entraînera un rebond dynamique. Étant donné que le Parti libéral démocrate maintient sa « majorité absolue stable » à la chambre des représentants, nous pensons que l’attention se tournera vers les mesures de stimulation économique à venir. Nous sommes positifs au regard des actions japonaises à court terme, compte tenu de ces facteurs favorables et de leurs valorisations raisonnables. Nous sommes plus prudents à moyen et à long terme, à cause des risques politiques qui persistent.

Devises

Nicolas Wong, CFA – Singapour

USD – Une hausse des taux de la Fed est attendue. La Réserve fédérale a récemment annoncé ses plans de réduction des achats d’actifs. Ce processus pourrait mener à la fin de l’assouplissement quantitatif pendant l’été 2022, s’il est exécuté à un rythme constant. Nous anticipons une force modérée du dollar américain en 2022, car la première hausse des taux a déjà été intégrée après les réunions de la Fed de juillet et septembre. Le données sur le marché du travail et l’inflation dicteront sûrement le rythme auquel la Fed ajustera sa politique monétaire dans les mois qui viennent.

EUR – La BCE restera accommodante. La Banque centrale européenne devrait remplacer son programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP), dont la fin est attendue en mars, par une autre forme d’achats d’actifs, ce qui en fera la banque centrale la plus accommodante. L’incertitude grandissante à l’approche de l’élection présidentielle d’avril en France pourrait peser sur l’euro.

CAD – Les attentes du marché sont excessives en ce qui concerne les hausses de taux. À sa réunion d’octobre, la Banque du Canada s’est montrée déterminée à durcir sa politique, et a avancé l’échéance de sa première hausse des taux potentielle du second semestre de 2022 à avril 2022. Le marché a intégré près de cinq hausses des taux pour 2022, mais RBC Marchés des Capitaux juge ce rythme trop rapide. Si les prévisions de hausses de taux sont revues à la baisse, le huard pourrait accuser une légère faiblesse en 2022.

GBP – Plus faible malgré les hausses de taux attendues de la part de la Banque d’Angleterre. Une résurgence de l’inflation au Royaume-Uni pourrait obliger la Banque d’Angleterre à relever ses taux. Mais de même que pour la Banque du Canada, nous pensons que le marché a intégré de manière excessive la façon dont la Banque d’Angleterre resserrera sa politique en 2022.

JPY – USD/JPY devrait se renforcer avec les hausses de taux de la Fed. La Fed commencera probablement à ramener ses taux à un niveau normal en 2022, tandis que la Banque du Japon n’est pas pressée d’ajuster sa politique monétaire. Nous pensons donc que la différence de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon sera le principal facteur haussier pour l’USD/JPY.

Prévisions relatives aux devises, 2022

Devises Taux
Indice du dollar américain 97,03
EUR/USD 1,14
USD/CAD 1,27
GBP/USD 1,23
USD/JPY 117

Source : RBC Marchés des Capitaux ; données au 4 novembre 2021

Marchandises

Richard Tan, CFA – Toronto

Pétrole brut – Signes de hausse. À RBC Marchés des Capitaux, le stratégiste du marché du pétrole anticipe que les prix du WTI demeureront élevés en 2022 et pourraient même encore grimper, entraînés par une offre limitée combinée à une demande croissante. Malgré l’envolée de 57 % depuis le début de l’année, RBC Marchés des Capitaux estime que le pétrole se trouve au début d’un cycle haussier de plusieurs années. De plus, l’OPEP+ a réaffirmé son engagement en faveur d’une augmentation progressive de sa production. Selon nous, cela diminue le risque géopolitique.

Gaz naturel – Sommets pluriannuels. Les prix du gaz naturel ont atteint des sommets jamais vus depuis plusieurs années, notamment en raison des arrêts de production aux États-Unis, de la faiblesse des stocks en Europe et de la demande croissante de gaz naturel liquéfié. Par ailleurs, les entreprises d’exploration et de production se sont généralement engagées à adopter une meilleure discipline en matière de capital, ce qui freine la croissance de l’offre. Les prix se tiennent actuellement au-dessus du scénario le plus élevé de RBC Marchés des Capitaux pour 2022 qui prévoit 4,89 $/M BTU.

Cuivre – Soutien des initiatives vertes. Le cuivre a cédé une partie de ses gains du fait des craintes liées à la contraction de la demande en Chine. Toutefois, nous pensons que la montée en puissance des initiatives vertes pourrait l’aider à maintenir des niveaux de prix élevés en 2022. RBC Marchés des Capitaux prévoit que le déficit de l’offre perdurera jusqu’en 2023.

Or – Risques baissiers. L’or a enregistré un rendement inférieur en 2021, dans le contexte du rebond économique mondial. Les prix se sont néanmoins stabilisés autour de 1 800 $, soutenus par la faiblesse du dollar US et la montée de l’inflation. RBC Marchés des Capitaux pense que l’essor économique à venir et le durcissement des politiques monétaires exposent l’or à des risques de baisse en 2022.

Soja – Production record. La production nord-américaine est en voie d’enregistrer une année record. L’envolée des prix des engrais a incité les agriculteurs à cultiver plus de soja, au détriment du maïs ou du blé. Les prix du soja ont cédé près de 4 % depuis le début de l’année. Leur redressement dépend probablement d’un rebond de la demande chinoise en 2022.

Blé – Soutien des prix. Le département américain de l’Agriculture anticipe que les exportations resteront dynamiques, et qu’elles seront légèrement contrebalancées par une consommation intérieure plus faible. Il projette aussi une production nord-américaine plus basse, et un tassement des stocks mondiaux. Ces facteurs devraient soutenir les prix du blé.

Prévisions relatives aux marchandises, 2022

Marchandises Prix
Pétrole (WTI, $/baril) 81,00 $
Gaz naturel ($/MBTU) 3,85 $
Cuivre ($/lb) 3,75 $
Or ($/once) 1 696 $
Soja ($/boisseau) 12,71 $
Blé ($/boisseau) 8,32 $

Sources : Prévisions de RBC Marchés des Capitaux (pétrole, gaz naturel, cuivre et or), prévisions générales de Bloomberg (soja et blé) ; données au 19 novembre 2021


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