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4 avril 2022

Frédérique Carrier
Première directrice générale et chef, Stratégies
de placement - RBC Europe Limited

Quelle que soit l’issue du conflit, une UE transformée émergera dans le cadre d’une nouvelle ère. Nous soulignons les principales transformations qui devraient se produire, par exemple le renforcement de la cohésion régionale, l’accélération de la transition vers l’énergie verte, l’absorption d’un important afflux de réfugiés et l’assouplissement des attitudes à l’égard de la rigueur budgétaire.

Renforcement de la cohésion

Le bloc en a surpris plus d’un en raison de la détermination avec laquelle il a rapidement imposé des sanctions punitives aux oligarques et institutions russes. L’invasion russe de l’Ukraine a poussé l’UE à ouvrir ses coffres, notamment pour l’octroi d’une aide financière et humanitaire de 1,2 G€ à l’Ukraine et d’un soutien militaire de 450 M€. Les dirigeants de l’UE ont aussi accepté la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’UE – bien que ce processus puisse prendre encore dix ans.

Le conflit a provoqué un changement radical de la politique de l’Allemagne en matière de défense, et ce, pratiquement du jour au lendemain. En effet, le chancelier Olaf Scholz a approuvé l’exportation d’armes meurtrières vers une zone de conflit pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, ce qui représente un tournant susceptible d’encourager un renforcement de la cohésion de l’UE.

La guerre a aussi rendu moins attrayants les partis eurosceptiques, tant de l’extrême droite que de l’extrême gauche, qui ont souvent pris Vladimir Poutine comme modèle. Cette situation réduit vraisemblablement le risque de l’élection d’un gouvernement anti-UE en France ou en Italie (où des élections auront lieu en avril 2022 et en 2024, respectivement) et devrait recentrer plus fermement les points de vue politiques.

Nous ne pouvons toutefois pas nous attendre à une cohésion complète sur tous les points. Ainsi, si l’UE peut légiférer en matière de politique commerciale comme un État souverain, ses politiques étrangères et sur la sécurité sont intergouvernementales, de sorte qu’elle ne peut agir que si tous ses membres sont d’accord. La menace que représente l’invasion de l’Ukraine était telle que tous les membres de l’UE se sont rapidement mis d’accord sur la marche à suivre. Si la menace avait été moins pressante, nous croyons que l’UE aurait opté pour l’élaboration d’un compromis entre l’ensemble de ses membres, un processus qui l’aurait probablement empêchée d’agir rapidement. Autrement dit, tant que le système de véto est en place, l’UE risque de s’empêtrer dans de longues négociations entre les 27 États membres.

Le président français Emmanuel Macron prétend que le moment est venu pour l’UE d’adopter une politique commune en matière de défense. Il faudrait pour cela modifier le Traité sur l’UE pour éliminer le système de véto, une décision que de nombreux membres hésitent à appuyer.

Cela dit, dans la foulée immédiate de l’intervention coordonnée et couronnée de succès de l’UE face à la COVID-19, la menace d’une agression externe renversera probablement la tendance en faveur d’une grande tolérance quant à la prise de décisions par l’UE plutôt qu’à l’échelle nationale, compte tenu des intérêts et objectifs communs des membres de l’union.

L’aval accordé le 21 mars 2022, par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l’UE, à la politique de « boussole stratégique », qui vise à renforcer la politique de l’UE en matière de sécurité et de défense au cours des dix prochaines années, pourrait se traduire par une meilleure coordination des États membres à ce sujet.

Accélération de la transition verte

Puisque la forte dépendance de l’Europe à l’énergie en provenance de la Russie est de toute évidence néfaste, la Commission européenne a proposé un plan en trois étapes, « REpowerEU », pour réduire cette dépendance. Contrairement aux États-Unis qui ont interdit l’importation du pétrole russe, le plan de l’UE opte pour une approche progressive pour se passer de l’énergie russe.

Part des importations d’énergie russe des principaux pays de l’UE

Les pays membres de l’est de l’Europe sont ceux qui en dépendent le plus

Pays Part de la Russie dans les importations totales de gaz naturel
Slovaquie 100 %
Hongrie 95 %
Bulgarie 79 %
Pologne 55 %
Allemagne 49 %
Italie 47 %
Pays-Bas 27 %
France 20 %
Espagne 9 %
Belgique 8 %
Portugal 2 %
Autriche 0 %
Pays Part de la Russie dans les importations totales de pétrole brut
Slovaquie 78 %
Lituanie 69 %
Pologne 68 %
Finlande 67 %
Pays-Bas 38 %
Allemagne 30 %
Italie 17 %
France 8 %
Irlande 5 %
Portugal 4 %
Luxembourg 0 %

Sources : Banque mondiale, Eurostat, Agence internationale de l’énergie

Le plan REPowerEU vise à réduire les importations d’énergie russe de 65 % d’ici la fin de l’année, et à y mettre fin avant 2030. Ce plan exigera des investissements à long terme dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, ainsi que des mesures à court terme comme l’achat de pétrole ne provenant pas de Russie, de gaz naturel liquéfié (GNL) et de charbon ; un recours accru à l’énergie nucléaire ; la réduction de la demande d’énergie, par exemple en encourageant les consommateurs à diminuer de 1 % la température de leurs foyers. Le plan vise aussi à augmenter les réserves de gaz, qui correspondent actuellement à 30 % de leurs capacités, pour atteindre 90 % de celles-ci d’ici le 1er octobre de chaque année, de manière à améliorer la résilience du système.

Il incombe à chaque État membre de décider de quelle manière ces objectifs seront atteints. Par exemple, la réaction initiale de l’Allemagne a été de devancer de plus de dix ans, à 2035, son objectif de fonctionnement complet à l’énergie verte, une décision qui exige l’engagement de 200 G€ pour presque tripler sa capacité de production d’énergie éolienne et d’énergie solaire terrestre, et plus que doubler sa production d’énergie éolienne en mer. À court terme, l’Allemagne envisage de continuer d’utiliser le charbon au-delà de 2030, et le pays a fait part de son intention de construire deux terminaux de GNL, tout en augmentant le stockage de gaz et de charbon.

Plans d’action des pays membres pour réduire leur dépendance à l’égard de l’énergie russe

Les énergies renouvelables jouent un rôle déterminant

Titre (traduction libre de l’anglais) Date
Les Pays-Bas accélèrent leur plan visant à doubler leur capacité d’énergie éolienne en mer d’ici 2030 2022-03-18
La Belgique devrait reporter l’abandon de l’énergie nucléaire à 2025 2022-03-17
La France cesse de subventionner le chauffage au gaz et favorise les thermopompes pour réduire la dépendance à l’égard de la Russie 2022-03-16
Premier parc éolien en mer Méditerranée ; l’Italie promet une révolution énergétique 2022-03-16
L’Allemagne accélère le virage vers les énergies renouvelables à cause de la crise en Ukraine 2022-02-28

Sources : Thomson Reuters, France 24

Beaucoup se demandent si le nouvel impératif de remplacer les importations d’énergie russe signifie l’abandon de l’objectif de carboneutralité, étant donné que l’UE devra rouvrir des centrales au charbon et compter sur l’énergie nucléaire pendant plus longtemps. Selon nous, la situation n’est pas aussi simple.

Bloomberg estime que le fait de brûler davantage de charbon plutôt que du gaz naturel en provenance de Russie augmentera les émissions de carbone de l’UE d’environ 8 %. Par contre, l’agence souligne que puisque l’Europe n’envisage pas de construire de nouvelles centrales au charbon dans le cadre de sa réaction à la crise, la pollution créée par les nouvelles importations de charbon et de pétrole pourrait être contrebalancée par les énergies de remplacement vertes, dont la production devrait augmenter. Cela dit, trouver des sources supplémentaires de gaz, dont les Européens ont besoin pour chauffer leurs maisons, et construire les infrastructures nécessaires, comme les deux terminaux de GNL proposés par l’Allemagne, fera en sorte que la consommation de gaz naturel se poursuivra pendant des décennies.

Mais surtout, la transition vers l’énergie verte revêt une importance accrue, passant d’un enjeu environnemental à une question de sécurité.

Absorption de l’afflux de réfugiés

Les réfugiés ukrainiens pourraient avoir un effet significatif sur le reste de l’Europe. Quelque trois millions de personnes ont déjà fui l’Ukraine. La prévision des Nations Unies, selon laquelle le nombre de réfugiés atteindra quatre millions à la fin du conflit, sera très probablement dépassée.

Eric Lascelles, économiste en chef, RBC Gestion mondiale d’actifs, signale que certains retourneront chez eux lorsque la guerre sera terminée, d’autant que la plupart des hommes sont demeurés au pays, mais que bon nombre de réfugiés n’y retourneront pas, à cause de la destruction infligée à l’Ukraine ou des occasions économiques offertes par des pays plus riches d’Europe.

Selon lui, la population de l’UE pourrait bien enregistrer une croissance d’au moins 1 % à court terme. De telles migrations ne se déroulent pas sans heurts, comme nous l’avons vu en 2014-2015 lorsque de nombreux réfugiés sont arrivés en Europe en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique. Mais à mesure que les migrants s’installent et obtiennent des emplois, M. Lascelles entrevoit une période d’accélération de la croissance économique en zone euro qui pourrait durer des années.

À plus court terme, l’absorption de tels flux de personnes sera difficile. Jusqu’à présent, leur accueil a surtout été le fait du secteur privé. Si le conflit devait se prolonger, les dirigeants de l’UE devront déterminer la meilleure façon d’intégrer les réfugiés au sein de la société et de l’économie.

Assouplissement du point de vue budgétaire

Les attitudes à l’endroit du soutien budgétaire évoluent. Le ministre des Finances de l’Allemagne, Christian Lindner, préconise maintenant une hausse des dépenses militaires représentant 2,7 % du PIB du pays, ainsi que des augmentations possibles par la suite. Ce changement de ton de la part de l’Allemagne, partisan de longue date de la rigueur budgétaire, laisse entendre que l’examen de la politique budgétaire de l’UE, question importante à l’étude cette année, pourrait permettre aux gouvernements d’afficher des déficits budgétaires d’un niveau adéquat, plutôt que de se voir imposer un carcan de rigueur budgétaire. Une approche budgétaire moins stricte est susceptible de soutenir la croissance.

M. Lascelles fait valoir qu’il existe une marge de manœuvre pour une telle approche, étant donné que les déficits budgétaires et la dette publique en Europe sont relativement moins élevés qu’aux États-Unis.

Déficit budgétaire et dette brute de l’UE en pourcentage du PIB (prévisions du FMI avant le conflit)

Le déficit et la dette de l’UE pourraient augmenter encore

Déficit budgétaire et dette brute de l’UE en pourcentage du PIB

Le graphique à lignes brisées et à colonnes montre le déficit budgétaire et la dette brute des administrations publiques des États-Unis et de l’Union européenne de 2001 à 2021. Il présente aussi leur évolution jusqu’en 2026, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). Les États-Unis ont enregistré un déficit supérieur à celui de l’UE au cours des 20 dernières années, et leur dette exprimée en pourcentage du PIB est supérieure à celle de l’UE depuis 2007. Selon les prévisions du FMI, il en ira de même au cours des cinq prochaines années.


Prévisions du FMI

Solde budgétaire (inversé, g.) :

É.-U.
UE

Dette brute (dr.) :

É.-U.
UE

Sources : Perspectives de l’économie mondiale du FMI (octobre 2021), RBC Gestion mondiale d’actifs

Les dépenses prendront des formes diverses. L’UE et les États membres cherchent à mettre les ménages à faible revenu ainsi que les petites et moyennes entreprises vulnérables à l’abri de la flambée des prix de l’énergie. Certaines mesures ont été prises l’automne dernier lorsque les prix ont commencé à grimper. Mais puisque les prix resteront vraisemblablement élevés pendant quelque temps, les gouvernements nationaux, comme ceux de la France et de l’Allemagne, chercheront à subventionner les coûts de l’énergie ou à abolir temporairement les taxes sur l’essence. Jusqu’à présent, de telles mesures représentent moins de 1 % du PIB des États membres.

Les dépenses dans les infrastructures énergétiques, comme les deux terminaux de GNL en Allemagne, représentent un autre domaine clé de dépenses. L’engagement de Berlin d’atteindre la cible, fixée par l’OTAN, de 2 % du PIB en dépenses militaires a incité d’autres pays membres à annoncer des engagements comparables à long terme, mais ce ne sont pas tous les pays qui pourront leur emboîter le pas à cause d’autres besoins de dépenses.

Les dépenses militaires pour l’ensemble de l’UE doivent combler les lacunes sur le plan des capacités pour améliorer la disponibilité militaire, selon le Centre pour la réforme européenne, un groupe de réflexion qui met l’accent sur l’intégration de l’Europe. Lors d’un sommet informel tenu les 10 et 11 mars à Versailles, les chefs d’État de l’UE se sont entendus pour accroître sensiblement les dépenses militaires.

Les discussions sur leur mode de financement ont commencé. À l’occasion de ce sommet, les chefs d’État de l’UE se sont entendus pour donner la priorité à la défense, à l’énergie et à la résilience de l’économie, et ont discuté d’un programme de dépenses pouvant atteindre deux mille milliards d’euros.

M. Macron a proposé des emprunts communs au niveau de l’UE. Dans l’ensemble, les chefs d’État ont convenu que le Fonds de relance de 750 G€ avait bien aidé les pays membres à surmonter la pandémie en leur procurant une marge de manœuvre budgétaire, en laissant l’UE coordonner les prêts et les transferts, et en lui permettant d’émettre des titres de créance. En fait, le Fonds de relance a été considéré comme un prototype pour réagir à la crise actuelle.

On tente maintenant de déterminer s’il pourrait servir à soutenir de nouvelles initiatives, puisque les fonds n’ont pas tous été utilisés – certains États membres considèrent que cette option est plus prudente. Selon nous, d’autres émissions conjointes de titres de créance sont probables, avec le temps. Nous sommes d’avis que la réélection probable de M. Macron en avril, selon un vaste éventail de sondeurs, pourrait accélérer ce processus.

Le sommet a été l’occasion de définir un cadre dynamique pour la réunion du Conseil de l’UE en mars et celle prévue en juin, qui permettront de discuter d’autres détails.

Difficultés à court terme

Selon nous, la hausse des coûts de l’énergie, les perturbations dans les chaînes logistiques, et le déclin de la demande et des dépenses de consommation attribuable à l’incertitude causée par la guerre mineront la reprise de l’économie européenne en 2022. Heureusement, l’année avait bien commencé grâce au redémarrage de l’économie de la région qui a suivi la levée des restrictions liées à la COVID-19.

Les prévisions économiques sont cependant révisées à la baisse. M. Lascelles a récemment abaissé à 2,5 % sa prévision de croissance du PIB de la zone euro pour 2022, qu’il estimait à 3,8 % au début de l’année. D’autres modifications sont possibles, compte tenu de l’évolution rapide de la situation.

La baisse récente des prix de l’énergie pourrait offrir un certain répit à la région, et nous surveillons aussi l’annonce possible de dépenses budgétaires, étant donné que de telles injections de liquidités pourraient stimuler la croissance. Toutefois, les répercussions de la guerre sur la confiance des consommateurs et des entreprises, et la question de savoir si les sociétés énergivores devront réduire leur production en cas de nouvelles restrictions à l’égard de l’énergie russe – qu’elles soient imposées par l’UE ou que la Russie suspende ses approvisionnements –, pourraient entraver encore plus l’activité économique.

Les prix ont diminué par rapport à leurs sommets, mais restent très élevés

Prix au comptant du gaz naturel aux Pays-Bas

Prix au comptant du gaz naturel aux Pays-Bas

Le graphique linéaire indique le prix quotidien au comptant du gaz naturel, libellé en euros par mégawattheure, aux Pays-Bas pour la période de 12 mois se terminant le 24 mars 2022. Au cours de cette période, le prix a évolué à la hausse, parfois de façon marquée. Ainsi, il a récemment culminé à 212 euros à la suite de l’invasion par la Russie de l’Ukraine en février 2022. Le prix est ensuite redescendu près du niveau où il se situait avant l’invasion, mais il reste en hausse de 400 % sur un an.


Prix au comptant du gaz naturel aux Pays-Bas (euros par mégawattheure)

Hausse des prix de 400 % en un an

La Russie envahit l'Ukraine

Nota : Les prix du gaz naturel peuvent varier considérablement entre les pays de l’UE, mais ils ont suivi des trajectoires comparables.

Sources : RBC Gestion de patrimoine, Bloomberg ; données prises en compte jusqu’au 24 mars 2022

M. Lascelles prévoit que l’inflation atteindra un sommet plus élevé cette année, d’environ 8 % sur 12 mois, en raison du conflit. Préoccupée par cette envolée et par l’incidence de la guerre sur la croissance économique, la Banque centrale européenne (BCE) semble vouloir faire preuve d’une certaine souplesse. Bien qu’elle ait annoncé une réduction accélérée de son programme d’achat d’actifs auquel elle envisage maintenant de mettre un terme au troisième trimestre, elle a aussi laissé entendre qu’elle pourrait le relancer si les circonstances l’exigeaient. Par ailleurs, dans le communiqué publié à l’issue de sa réunion du 10 mars, la BCE n’a cette fois pas évoqué la possibilité de relever les taux juste après la fin des achats d’actifs. Selon RBC Marchés des Capitaux, la BCE ne devrait pas relever les taux d’intérêt avant 2023.

Répercussions sur le marché boursier

À moyen terme, nous prévoyons que les dépenses budgétaires devraient stimuler la croissance et que l’EU pourrait finir par sortir du conflit avec des institutions plus fortes. Par contre, les perspectives à court terme sont plus complexes qu’elles ne l’étaient au début de l’année.

L’indice MSCI Europe hors Royaume-Uni a reculé de plus de 10 % en monnaie locale depuis son sommet de janvier, et se négocie à 14,3 fois les bénéfices prévisionnels, soit un escompte plus élevé que la moyenne par rapport aux États-Unis selon une répartition sectorielle neutre. Ce ratio peu élevé semble indiquer que la réduction des prévisions de croissance est déjà largement prise en compte.

Nous pensons pourtant qu’il est prudent de faire passer les actions européennes d’une surpondération à une pondération neutre étant donné que ce marché se compose d’une proportion relativement forte d’actions à caractère cyclique.

Nous restons convaincus que les actions liées à la transition vers les énergies vertes offrent des possibilités attrayantes. Cette transition reste un objectif majeur de l’UE. En fait, elle est désormais considérée comme un enjeu de sécurité et non plus seulement comme une question environnementale. L’Europe demeure un chef de file dans ce domaine, et nous pensons qu’il est possible de trouver des possibilités intéressantes après la récente correction.


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