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Opinion éclairée – Épisode 14 : Stu Morrow

Revue et perspectives du marché de milieu d’année

L’émission Opinion éclairée, animée par Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, RBC PH&N Services-conseils en placements, est une série d’enregistrements audio visant à tenir les clients informés des opinions éclairées des chefs de file et spécialistes de la principale société de gestion de patrimoine la plus importante du Canada.

Hôte de l‘épisode : Stu Morrow : Stratégiste en chef, Placements, RBC PH&N Services-conseils en placements

Dans cet épisode spécial de milieu d’année d’Opinion éclairée, Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, RBC PH&N Services-conseils en placements, répond aux questions de l’animateur Leslie Baker, premier directeur, Communications stratégiques, RBC Gestion de patrimoine, sur l’état des marchés mondiaux et de l’économie, et présente ses pronostics pour le reste de 2021 et au-delà.

Après 2020, qui a été une année sans précédent, 2021 a offert jusqu’à présent de solides rendements boursiers aux investisseurs, tout en leur donnant des raisons d’afficher un optimisme prudent face à l’évolution de la pandémie. En s’appuyant sur sa récente revue et ses perspectives du marché de milieu d’année, M. Morrow nous présente son point de vue et ses analyses sur ce qui favorise les marchés jusqu’à maintenant et sur les facteurs qui contribueront à leur évolution et aux progrès de l’économie au cours des mois à venir. Et comme toujours, il donne de judicieux conseils aux investisseurs afin de les guider dans leurs placements actuels et futurs.

Transcription

Voix hors champ :
Cet épisode est animé par Leslie Baker, premier directeur, Communications stratégiques, RBC Gestion de patrimoine – Canada.

Dans cet épisode, Leslie s’entretient avec Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, RBC PH&N Services-conseils en placements, au sujet de l’édition spéciale de la revue et des perspectives du marché de milieu d’année qu’il a récemment publiée (accessible sur le site Web de RBC PH&N Services-conseils en placements ou auprès de votre gestionnaire de portefeuille).

Leslie :
Bonjour à nos auditeurs et merci de vous joindre à nous pour cette édition spéciale d’Opinion éclairée.

Stu, merci de m’avoir invité de nouveau à participer et de me donner l’occasion de vous interroger en milieu d’année sur l’état des marchés financiers, l’économie et vos pronostics pour le reste de 2021 et après.

Stu :
C’est super de vous retrouver pour cette baladodiffusion, Leslie.

Leslie :
L’année 2021, Stu, a été intéressante, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle suit l’une des années les plus marquantes de ce millénaire, 2020.

Vous avez récemment publié une édition spéciale exhaustive et très intéressante, Stu, pour la revue et les perspectives du marché de milieu d’année, que j’encourage nos clients à lire. Nous voulions donner aux clients l’occasion d’entendre directement vos commentaires sur cet important sujet. Alors, commençons sans plus tarder.

Le rebond de l’économie mondiale depuis le moment le plus fort de la crise de la COVID-19 a été remarquable. Au début de la débâcle du marché due à la COVID-19, la plupart des investisseurs craignaient une baisse prononcée et durable du marché. Au lieu de cela, nous avons observé la baisse la plus courte de l’histoire et une reprise phénoménale.

Selon vous, qu’est-ce qui a provoqué la situation actuelle du marché ?

Stu :
Bonne question. Nous en parlons dans le rapport. Je crois qu’il y a différents facteurs.

Tout d’abord, la politique monétaire mondiale. Les banques centrales, dont la Réserve fédérale, la Banque du Canada, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon, ont injecté des montants colossaux dans les marchés du crédit, ainsi que sur certains marchés boursiers. Ce faisant, elles ont pu répondre à la demande de liquidités des marchés. Elles ont ainsi vraiment amorti le choc et permis une correction moins destructrice du marché en contribuant sans doute à réduire la durée du repli.

Ensuite, il y a la réponse budgétaire : les gouvernements du monde entier ont pris des mesures de relance, sous forme de soutien direct et indirect aux particuliers et aux entreprises fermées pendant la pandémie ou qui auraient été frappées par la récession mondiale découlant des politiques qui visaient à contenir la diffusion du virus jusqu’à la production d’un vaccin.

Ensuite, on observe la réaction des acteurs de la santé et des laboratoires pharmaceutiques mondiaux. La mise au point d’un vaccin contre le coronavirus en un temps record a certainement contribué au redressement de l’économie, des marchés et de la confiance des investisseurs. En novembre 2020, l’annonce d’un essai de phase III réussi de Pfizer a plus ou moins donné raison aux marchés. Il y a environ un an, ceux-ci s’attendaient au déploiement prochain d’un vaccin et, par conséquent, à un retour à la normale plus rapide que ce qui était généralement pronostiqué au début du mois de mars 2020.

Ainsi, dans l’article sur la revue et les perspectives de milieu d’année, nous mettons en lumière le déroulement de la reprise région par région et les prévisions de croissance économique jusqu’à la fin de l’année. Par exemple, selon plusieurs indicateurs, les États-Unis et le Canada montrent déjà des niveaux d’activité économique égaux, voire supérieurs, à ceux d’avant la pandémie. De même, les secteurs du tourisme et de l’accueil ont laissé derrière eux les résultats désastreux enregistrés pendant la pandémie et continuent de se rétablir, car les taux de vaccination augmentent peu à peu dans les deux pays.

Leslie :
Excellent. Et les marchés ? Dans quelle mesure, se sont-ils éloignés des niveaux planchers de fin mars 2020 ?

Stu :
Dans l’article, nous décortiquons la reprise du marché au niveau des catégories d’actif et des régions, et nous abordons aussi la remontée des marchandises et des devises.

En résumé, depuis les creux de l’an dernier, les marchés boursiers américains ont constaté une croissance impressionnante des bénéfices qui est clairement apparue dans les résultats du deuxième trimestre annoncés en juillet. Bien entendu, les prévisions de croissance vont diminuer, c’est logique. Il est difficile de maintenir la même croissance que lors des périodes précédentes. Toutefois, comme les taux de vaccination continuent d’augmenter, la demande va demeurer forte au cours de la prochaine année, ce qui favorise la croissance des bénéfices.

Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a gagné environ 16 % en cumul annuel et 56 % du début d’avril 2020 au 30 juin 2021, grâce à l’amélioration impressionnante des bénéfices des sociétés et aux perspectives des équipes de direction par rapport aux attentes générales.

La part considérable des services financiers et des marchandises dans le marché boursier canadien a entraîné un solide rendement relatif dans un contexte de redressement de l’économie mondiale.

Les marchés internationaux affichent de bons rendements en cumul annuel et depuis le tout début de la reprise des marchés. L’Europe est en meilleure posture que certaines régions d’Asie, étant donné la flambée de nouveaux cas observée récemment en Inde et en Asie du Sud-Est.

En ce qui concerne les obligations, certes, les rendements en cumul annuel sont négatifs en 2021 dans les marchés développés, mais il ne faut pas oublier que les obligations ont joué un rôle important dans certains portefeuilles pendant la période de turbulences.

Les obligations jouent toujours le rôle de stabilisateur dans les portefeuilles. Elles ont maintenu leur valeur par rapport aux actions, elles ont continué de rapporter des intérêts aux investisseurs intéressés par un rendement en revenu, elles ont atténué la volatilité des portefeuilles, ce qui a évité à certains investisseurs de prendre de mauvaises décisions au mauvais moment, et certains investisseurs en obligations ont probablement pu réduire leurs avoirs en obligations et acheter des actions à vil prix pendant la crise. Il s’agit donc d’une source de fonds très utile dans un portefeuille pour favoriser le rééquilibrage pendant la liquidation des actions.

Leslie :
C’est vrai, ça montre vraiment qu’il y a toujours ce mur d’inquiétude que nous évoquons si souvent dans la presse financière. Dans votre rapport, il y a aussi un excellent tableau intitulé « Il y a toujours des raisons pour ne pas investir ». Cela illustre à merveille l’argumentaire en faveur de placements à long terme.

Néanmoins, vous expliquez que les investisseurs doivent faire attention à certains risques à l’approche du deuxième semestre de 2021, et peut-être aussi en 2022. Pourriez-vous en dire plus ?

Stu :
Bien sûr. Dans le rapport, nous examinons en détail trois risques spécifiques dont les investisseurs doivent être conscients, mais qui ne sont pas nécessairement considérés comme un motif d’inquiétude.

Tout d’abord, l’inflation. Aujourd’hui, on se demande si elle est temporaire ou si elle va durer. L’inflation est le principal sujet de préoccupation de la plupart des investisseurs actuellement. Nous essayons tous de savoir si nous sommes en présence d’un signal ou pas.

Certes, les niveaux d’inflation à court terme sont élevés, mais en partie à cause du déséquilibre entre l’offre et la demande pour de nombreux biens et services, qui résulte des pires moments de la pandémie.

L’arrêt des activités a provoqué une récession, de sorte que la fabrication de nombreux produits de base a été interrompue et que des industries secondaires, comme les compagnies de navigation et d’autres modes de transport de marchandises, ont aussi été paralysées. Les employés ont été mis en disponibilité ou mis à pied.

Lorsque l’activité a repris soudainement, il a été impossible de faire redémarrer l’économie mondiale au quart de tour. Des travailleurs devaient reprendre le travail ou changer d’emploi, d’autres devaient s’adapter aux nouvelles normes sanitaires, notamment en matière de distanciation, etc. Bref, les producteurs n’étaient pas en mesure de répondre au renversement soudain de la courbe de la demande.

On a donc vu des hausses temporaires des prix, ce qui est un phénomène naturel, car la demande dépassait l’offre. Les prix des marchandises, des biens de consommation et des intrants industriels ont tous augmenté. Certains commencent toutefois à redescendre vers leur niveau d’avant la pandémie.

Pour savoir si l’inflation sera temporaire ou permanente, la croissance des salaires et ses répercussions sur les prix ne doivent pas être oubliées.

La hausse globale des salaires a en fait marqué le pas pendant la pandémie, compte tenu de ce qui est survenu dans des secteurs tels que l’accueil et le tourisme, comme nous l’expliquons dans l’article.

Dans l’ensemble, nos travaux précédents sur l’inflation, dans lesquels nous essayons de démontrer aux clients que l’inflation n’est pas un risque à moyen ou à long terme pour les portefeuilles, sont toujours valables aujourd’hui.

Les forces déflationnistes comme la technologie et le vieillissement de la population mondiale devraient réduire la pression sur les prix.

Le deuxième risque concerne l’évolution des marchés lorsque la politique monétaire n’est plus accommodante. L’élément central du débat actuel concerne l’incidence de la politique monétaire sur les marchés. Nous croyons que la Réserve fédérale américaine maintiendra le cap et restera convaincue du caractère transitoire de l’inflation et du bien-fondé d’un retrait progressif des mesures de stimulation, qui doit être clairement communiqué à l’avance aux marchés.

Par conséquent, nous ne nous attendons pas à ce que le marché soit pris de panique comme en 2013, après la réduction des mesures d’assouplissement quantitatif. Nous abordons la question dans le rapport.

Le troisième et dernier risque est la possibilité que le variant Delta ou un autre variant du coronavirus compromette fortement les perspectives de croissance mondiale.

Nous disons tout d’abord que le maintien du nombre de cas et des taux de mortalité à l’échelle mondiale est inquiétant, même si le taux de variation s’est amélioré de façon assez constante depuis le début de l’année.

Nous espérons que l’inégalité de distribution des vaccins sera résolue en un temps relativement court, ce qui permettrait de sauver plus de vies. C’est important de le dire dès le départ.

Les taux d’infection augmentent de nouveau dans les pays émergents. Dans les pays développés, où les taux de vaccination sont relativement plus élevés, le nombre de cas et de décès semble être plus grand pour les individus non vaccinés infectés par le variant Delta, qui se propage plus facilement, même parmi les jeunes.

Nous continuerons à surveiller de près la situation, à l’affût de tout autre signe de progression des cas pour prendre nos décisions.

Leslie :
Vous nous avez donné d’excellentes précisions sur les défis présents et à venir au cours des prochains mois.

Un dernier rappel pour les investisseurs qui souhaitent se préparer à n’importe quel contexte de marché ?

Stu :
Bien sûr. Je crois qu’il est important de toujours lier ces explications macroéconomiques générales à des techniques de gestion de portefeuille précises et à des principes de placement solides. Vous pouvez ainsi vous adapter à toute évolution du marché.

La dernière partie de notre article contient des graphiques que chaque investisseur devrait placarder sur ses murs ou conserver sur son téléphone ou son ordinateur.

Comme vous l’avez dit précédemment, certains montrent qu’il y aura toujours des raisons de vendre des actions et de se tourner vers les liquidités pour éviter d’éventuelles pertes, mais, malgré le mur d’inquiétude toujours présent et ce qui ressemble parfois à la fin du monde, le marché continue de progresser lentement. Les rendements composés de votre portefeuille découlent principalement du fait que les placements de votre portefeuille ont été conservés aux pires moments. De plus, le renforcement de positions à des fins de rééquilibrage en fonction de votre tolérance au risque est une excellente stratégie.

Nous montrons également que, sur toute période raisonnablement longue, les rendements des actions sont positifs et que la volatilité n’est pas nécessairement un motif d’inquiétude. À RBC PH&N SCP, nous répétons toujours qu’il est inutile d’essayer d’anticiper l’évolution du marché. En fait, cette stratégie peut être coûteuse à long terme à cause des coûts de transaction, de la fiscalité et des occasions perdues, compte tenu des fluctuations soudaines et violentes des marchés, tant à la hausse qu’à la baisse, comme cela a été le cas depuis le début de 2020.

En revanche, le maintien du cap et des placements, mais aussi de la diversification en tout temps, et l’anticipation de baisses fréquentes et parfois importantes sont des principes de placement éprouvés pour tout contexte de marché.

Leslie :
Merci, Stu, pour vos idées et votre éclairage. C’est on ne peut plus clair. Vous avez abordé à la fois les problèmes actuels et à venir, tout en gardant à l’esprit un horizon à long terme qui est vraiment source de valeur avec le temps.

J’ai été ravi de vous retrouver aujourd’hui dans Opinion éclairée Profitez bien du reste de l’été et de l’année 2021.

Stu :
Merci beaucoup, Leslie. Vous aussi. À bientôt.

Déclaration

L’indice composé S&P/TSX du Canada représente la plus grande partie de la capitalisation boursière des sociétés canadiennes cotées à la Bourse de Toronto. Il sert de mesure de référence de la performance générale du marché boursier canadien à grande capitalisation. Il s’appelait auparavant l’indice composé TSE 300.

L’enregistrement a eu lieu le 3 août 2021.

Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.

L’enregistrement a été préparé pour RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc. (RBC PH&N SCP). Les renseignements contenus dans cet enregistrement sont fondés sur des données jugées fiables, mais nous ne pouvons en garantir l’exactitude ni l’intégralité, et ils ne doivent pas être interprétés comme tels. Les opinions et les estimations contenues dans cet enregistrement représentent le jugement de RBC PH&N SCP en date du présent rapport, et peuvent être modifiées sans préavis ; elles sont présentées de bonne foi, mais n’impliquent aucune responsabilité légale.

Cet enregistrement ne constitue pas une offre de vente ni une sollicitation d’une offre d’achat de titres. Les personnes, les opinions et les publications citées ne représentent pas nécessairement l’opinion de RBC PH&N SCP. Ces renseignements ne constituent pas des conseils de placement et doivent être utilisés uniquement pendant une discussion avec votre gestionnaire de portefeuille de RBC PH&N SCP. Ainsi, votre situation particulière sera prise en considération comme il se doit et vos décisions seront fondées sur la plus récente information qui soit.

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