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Opinion éclairée – Épisode 15 : Alex Mosman de Kennedy Capital Management

Tirer profit des actions de sociétés américaines à petite capitalisation d’année

L’émission Opinion éclairée, animée par Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, RBC PH&N Services-conseils en placements, est une série d’enregistrements audio visant à tenir les clients informés des opinions éclairées des chefs de file et spécialistes de la principale société de gestion de patrimoine la plus importante du Canada.

Hôte de l‘épisode : Alex Mosman : Gestionnaire de portefeuille des stratégies des titres sélect et sélect ISR de sociétés à petite capitalisation

Les actions de sociétés américaines à petite capitalisation, après leur progression phénoménale au cours de la dernière année, continuent de démontrer leur importance pour les investisseurs. Dans cet épisode d’Opinion éclairée, Stu accueille Alex Mosman, Gestionnaire de portefeuille des stratégies des titres sélect et sélect ISR de sociétés à petite capitalisation chez Kennedy Capital Management, situé à St. Louis, Missouri. Leur entretien porte sur le processus de placement chez Kennedy Capital et les importants avantages d’inclure des actions de sociétés américaines à petite capitalisation dans les portefeuilles des clients. Alex donne également son point de vue sur la catégorie de titres, et discute avec Stu des développements importants qui produisent des résultats clés sur les marchés boursiers aujourd’hui - et continueront de le faire encore longtemps.

Avant de devenir Gestionnaire de portefeuille, Alex a été pendant plus de 11 ans analyste en recherche à temps plein dans le secteur de la technologie de l’information chez Kennedy Capital. Il a obtenu un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en administration des affaires (concentration finance) de l’Université St. Louis.

Depuis 2008, l’équipe Kennedy gère le Portefeuille privé d’actions américaines à petite capitalisation RBC. Elle utilise un processus rigoureux de placement fondamental pour gérer de 45 à 60 actions de sociétés à petite capitalisation, y compris une combinaison d’actions de valeur et de croissance qui, selon elle, génèrent des rendements supérieurs sur le capital investi.

Transcription

Stu Morrow :
Bienvenue à Opinion éclairée. Je suis votre hôte, Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, à RBC PH&N Services-conseils en placements.

Alex Mosman, gestionnaire de portefeuille de Kennedy Capital Management, est avec moi aujourd’hui. Kennedy Capital Management, dont le siège social est situé à Saint-Louis, Missouri, gère un peu plus de 5,8 milliards de dollars américains d’actifs totaux pour ses clients. La firme est présente depuis plus de 40 ans et se concentre sur les sociétés américaines à petite et à moyenne capitalisation.

Depuis 2008, l’équipe Kennedy gère le Portefeuille privé d’actions américaines à petite capitalisation RBC. Elle utilise un processus rigoureux de placement fondamental pour gérer de 45 à 60 actions de sociétés à petite capitalisation, y compris une combinaison d’actions de valeur et de croissance qu’elle croit pouvoir produire des rendements supérieurs sur le capital investi.

Alex Mosman est le gestionnaire de portefeuille responsable des stratégies Small-Cap Select and Small-Cap Select SRI de Kennedy Capital. Il a été analyste en recherche à temps plein dans le secteur des technologies de l’information pendant plus de 11 ans à Kennedy Capital et a obtenu un baccalauréat en sciences en administration des affaires (concentration finance) de l’Université Saint-Louis.

Bonjour, Alex. Bienvenue à Opinion éclairée. Merci d’avoir accepté notre invitation.

Alex Mosman :
Bonjour, Stu. Merci beaucoup pour l’invitation.

Stu Morrow :
J’ai pensé que vous pourriez commencer par nous donner un aperçu de votre processus de placement et nous expliquer, à nous et à nos clients, comment vous prévoyez ajouter de la valeur tout au long d’un cycle de marché.

Alex Mosman :
D’accord. Avec plaisir.

Tout d’abord, le portefeuille Select est constitué d’actions de sociétés à petite capitalisation. Nous établissons une comparaison avec le Russell 2000. Comme vous l’avez dit, nous sommes des sélectionneurs de titres axée sur les fondamentaux selon une approche ascendante. Nous n’adoptons pas vraiment de point de vue macroéconomique, et nous n’essayons pas d’investir en fonction des principales statistiques économiques.

Notre stratégie et notre philosophie sont axées sur la recherche de catalyseurs ou de changements dans tous nos nouveaux placements. Ces catalyseurs (nouveaux produits, nouveaux marchés, voire nouvelles équipes de direction...) peuvent entraîner un accroissement des revenus et une amélioration des marges. Nous voulons que ces changements aient une incidence sur nos placements dans la durée.

Pendant que nous conservons ces placements et que les catalyseurs entrent en jeu, nous avons l’occasion de surveiller l’exécution des entreprises et d’en apprendre vraiment plus sur le secteur, les avantages concurrentiels, les menaces, et la capacité de l’équipe de direction à réinvestir et à continuer de mettre l’accent sur les compétences fondamentales de l’entreprise.

Nombre de nos placements ont démontré dans ces conditions d’excellentes capacités de réinvestissement et ont affiché des rendements supérieurs. Ils deviennent des positions à long terme. Nous les appelons des facteurs de capitalisation stables et nous en avons beaucoup dans le portefeuille. Ils en représentent probablement entre 40 et 50 %. Les titres qui ont des catalyseurs sans effet ou qui n’ont pas vraiment de fondamentaux solides à long terme sont liquidés.

Bien entendu, la valeur d’un placement sur le marché joue également un rôle essentiel dans nos décisions de conservation ou de vente. Comme vous l’avez mentionné, nous détenons entre 45 et 60 actions et nous sommes relativement concentrés. En règle générale, nous commençons avec une position de 2 % et nous la réduisons vraiment si elle atteint 4 %. Et si elle y parvient, c’est grâce à un rendement supérieur.

Nous prenons aussi des positions plus modestes dans des secteurs plus risqués comme la biotechnologie et les produits pharmaceutiques. Notre objectif est vraiment d’être des investisseurs à long terme. Notre période de détention minimale est d’un à deux ans ; notre période de détention moyenne pondérée se situe entre deux et trois ans.

Pour revenir à votre question sur la façon dont nous ajoutons de la valeur au cours d’un cycle de marché, notre philosophie fondamentale, comme je l’ai mentionné, est de reconnaître le changement. Nous achetons les titres d’entreprises qui font des progrès. Et à mesure que les catalyseurs entrent en jeu, nos entreprises progressent. L’entrée en scène des catalyseurs devrait donc propulser le portefeuille sur des marchés stables ou haussiers.

Par ailleurs, nous avons une préférence pour la qualité, c’est-à-dire des entreprises à rendement élevé dont les bilans sont solides. Nous avons un niveau d’exposition inférieur à celui de l’indice de référence et nos entreprises ont d’excellents ratios de couverture des intérêts.

Il est important d’ajouter autre chose : lors de tout placement, nous nous interrogeons toujours sur le type d’entreprise en prévision d’un changement ou d’un catalyseur qui ne se manifeste pas. Autrement dit, nous ne voulons pas détenir des titres de sociétés mal positionnées, si nos prévisions ne se concrétisent pas.

Stu Morrow :
Bien Alex. Cela semble être un processus très solide.

Je me demande si quelque chose a changé à Kennedy Capital ou dans votre processus de placement à la lumière de ce que nous avons vécu au cours des 18 derniers mois, notamment avec la pandémie et l’incidence qu’elle a eue sur l’économie mondiale et les marchés.

Alex Mosman :
C’est une excellente question, car la pandémie a changé tant d’aspects de notre vie. Ni notre processus fondamental ni notre philosophie n’ont changé.

Toutefois, nous sommes à l’affût des évolutions de notre environnement et savons que la pandémie a modifié les facteurs qui propulsent ou qui freinent chaque entreprise. Lorsque l’environnement change, il faut savoir apprendre et s’adapter constamment aux nouveautés.

Prenons l’exemple du numérique. La pandémie a accéléré les taux de croissance des acteurs technologiques. Il s’agissait déjà d’entreprises qui connaissaient des taux de croissance assez spectaculaires. Or, elles ont encore fait mieux. Fondamentalement, la thèse ou le catalyseur de la plupart de ces placements ne changent pas, mais leur croissance s’est décuplée. Et comme nous ne sommes pas liés par des objectifs de prix parce que nous tenons toujours compte des renseignements les plus récents, ces idées n’ont pas été éliminées du portefeuille et l’environnement, bien qu’en perpétuelle évolution, continue d’être propice.

Stu Morrow :
Cela fait plaisir d’entendre cela. Vous vous êtes en quelque sorte éloignés d’une perspective à plus court terme, même si les 18 derniers mois se sont écoulés aussi lentement que s’il s’agissait de 18 ans. L’essentiel était alors d’être à l’abri.

Mais j’aimerais avoir votre opinion sur les thèmes de placement à long terme et, si possible, sur la position actuelle du portefeuille.

On parle beaucoup d’inflation et, ou de déflation, selon l’horizon de placement.

Quelles sont vos prévisions sur le long terme à ce sujet ? Quel est le positionnement de votre portefeuille par rapport à cela ?

Alex Mosman :
C’est une excellente question. Je pense que l’inflation à court terme est un risque. Néanmoins, certains éléments portent à croire que c’est un phénomène transitoire. La pandémie a bouleversé les chaînes d’approvisionnement. Elle a faussé la demande ; il y a plus de demande de biens matériels que de services.

Toutefois, il y a un nouvel élément compensatoire. N’oublions pas les mesures de stimulation monétaire colossales. Ajoutons à cela des mesures de relance budgétaire sans précédent aux États-Unis. Cela a manifestement une incidence sur la demande. Les statistiques montrent que le taux d’inflation aux États-Unis dépasse celui de nombreux pays développés où les banques centrales sont également intervenues.

On peut penser que la poussée d’inflation actuelle est alimentée par ces facteurs et ne devrait pas se reproduire, compte tenu de la situation politique actuelle aux États-Unis.

Il y a bien évidemment des tendances déflationnistes, notamment attribuables aux progrès technologiques et à l’automatisation, mais je ne pense pas que ce soit des facteurs suffisamment puissants pour conduire à une plongée des prix dans le monde entier.

En ce qui concerne le portefeuille, nous avons des positions relativement équilibrées dans des sociétés des secteurs cycliques, en comparaison avec les facteurs de capitalisation stables et l’indice de référence. Et cela est surtout lié à la source de nos idées.

Je crois important de dire que nous évaluons toujours ces risques – et les éventuelles répercussions négatives – au cas par cas. Ainsi, nous nous assurons que certaines des sociétés les plus cycliques ont un très fort pouvoir de fixation des prix sur leurs marchés finaux.

Stu Morrow :
Bien. Vous vous êtes donc en quelque sorte diversifiés face aux perspectives d’inflation à court terme et à la possibilité de déflation ou d’inflation à long terme.

Alex Mosman :
Oui. Nous essayons de tenir compte de la situation immédiate. Cependant, je pense que ni l’inflation ni la déflation ne joueront un rôle déterminant dans la durée.

Stu Morrow :
Vous avez aussi évoqué l’accélération de la numérisation. C’est le deuxième thème dont je voulais parler. Compte tenu de votre expérience comme analyste de recherche spécialiste des technologies de l’information pendant plus de 11 ans chez Kennedy, c’est une excellente transition.

Il existe de nombreux thèmes plus larges autour des technologies : intelligence artificielle, commerce électronique, voitures électriques, voire chaîne de blocs. Quel potentiel de croissance y percevez-vous ? Pourriez-vous établir un lien avec le portefeuille en conclusion ? Quelle exposition recommandez-vous actuellement ?

Alex Mosman :
S’il y a un thème qui me vient à l’esprit lorsque nous examinons tous nos investissements potentiels et nos investissements actuels, c’est l’adoption des différentes technologies. De grandes inflexions se produisent. Ça peut être un facteur très positif, mais on ne peut ignorer les risques. Nous sommes en pleine phase ascendante. Les technologies peuvent souvent être l’un des éléments clés de nos catalyseurs et justifier nos placements tout au long de la période de détention.

Et ce changement technologique n’arrive pas seulement dans le secteur technologique. Il concerne tous les secteurs. J’ai déjà parlé de la numérisation. Or, nous observons aussi ce phénomène avec l’automatisation : des acteurs de l’industrie aident leurs clients à s’automatiser. C’est aussi le cas dans le secteur des soins de santé (automatisation et systèmes de suivi), ce qui contribue à réduire les taux d’erreurs pour les patients.

La demande de certaines technologies à long terme est telle que les fabricants n’auront aucun mal à surmonter des débuts chaotiques, ce qui en fait des thèmes si intéressants.

Je dois dire qu’étant donné que nous nous concentrons sur les sociétés à petite capitalisation, certains de nos investissements ne sont pas dans les sociétés qui fourniront le produit final, mais elles vont y contribuer dans de nombreux cas.

Prenons l’exemple des véhicules électriques : Aucune société à petite capitalisation ne fabrique actuellement de véhicules électriques à quelque échelle que ce soit, mais nous avons beaucoup d’entreprises qui vont participer à la chaîne logistique. Et c’est le fait qu’on analyse chaque entreprise qui nous aide à en connaître les catalyseurs, les changements en cours et la qualité d’exécution.

Pour nombre de nos nouveaux placements et des placements qui sont restés dans le portefeuille, une part très importante du catalyseur est attribuable à l’exécution, notamment dans les secteurs de la consommation et des soins de santé, dans le secteur industriel et, bien sûr, dans les secteurs des technologies de l’information et de l’énergie.

Stu Morrow :
Merci Alex. Je vous propose d’aborder un autre thème à long terme. Cela concerne probablement davantage les petites capitalisations, un de vos domaines de spécialité.

Localisation et mondialisation. Le bouleversement de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Certains parlent de renaissance de l’industrie, consistant à rapatrier certaines activités de la chaîne d’approvisionnement qui sont externalisées depuis quelques décennies.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous une exposition quelconque à ce segment thématique dans les petites capitalisations ?

Alex Mosman :
Tout à fait. C’est aussi une très bonne question. Il ne fait aucun doute que les relations entre les États-Unis et la Chine se sont tendues, ce qui a évidemment eu un effet sur les chaînes d’approvisionnement et sur les secteurs où les entreprises sont prêtes à investir. Nous avons même vu des entreprises se défaire de toute leur filière de production en Chine. Il est intéressant de noter que cela ne profite pas nécessairement à l’Amérique du Nord, mais qu’il y a une préoccupation évidente au sujet du manque de diversification de la chaîne d’approvisionnement des entreprises.

Parmi les petites capitalisations, beaucoup bénéficient de ce mouvement. Dans nombre de secteurs, malgré la sous-traitance de certains composants, il y a encore beaucoup de fabrication aux États-Unis, surtout dans le Midwest. La demande est au rendez-vous. Ces acteurs ont un avantage concurrentiel puisqu’ils ont diversifié la chaîne d’approvisionnement pour leurs plus grands clients.

Stu Morrow :
Intéressant. Il semble que c’est un thème qui se jouera peut-être au cours des prochaines années.

Alex Mosman :
Oui. Je crois que c’est un projet à long terme pour de nombreuses entreprises. Il n’est pas facile de modifier une chaîne d’approvisionnement.

Je pense aussi que les États vont encourager et même subventionner certaines de ces initiatives dans des secteurs économiques particulièrement importants. Selon certaines rumeurs, Washington va favoriser le rapatriement de la fabrication de semi-conducteurs aux États-Unis.

Stu Morrow :
D’accord.

Alex Mosman :
C’est susceptible de tout changer, surtout si des deniers publics viennent appuyer le mouvement.

Stu Morrow :
Sans aucun doute. Alex, nous avons abordé beaucoup de sujets en peu de temps et je vous remercie d’être venu aujourd’hui parler à nos clients de RBC PH&N Services-conseils en placements. Je vous souhaite une bonne continuation et je ne manquerai pas de vous inviter à nouveau sur notre plateau.

Alex Mosman :
Excellent. Merci beaucoup de m’avoir donné la parole.

Stu Morrow :
Prenez soin de vous.

Alex Mosman :
Merci. Vous aussi.

Déclaration

L’enregistrement a été fait le 21 septembre 2021.

Le présent document a été fourni par RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc. (RBC PH&N SCP). Les opinions et les estimations contenues dans ce document représentent le jugement de RBC PH&N SCP et de Kennedy Capital Management, Inc. en date du présent rapport et sont sujettes à changement sans préavis. Ce rapport ne constitue pas une offre de vente non plus que la sollicitation d’une offre d’achat de titres. Les personnes, les opinions et les publications citées ne représentent pas nécessairement l’opinion de RBC PH&N SCP. Ces renseignements ne constituent pas des conseils de placement ; ils ne doivent servir qu’aux fins de discussion avec votre représentant-conseil de RBC PH&N SCP. Les informations obtenues de tiers sont jugées fiables, mais RBC PH&N SCP, ses sociétés affiliées et toute autre personne n'assument aucune responsabilité à l'égard de tout dommage, perte, erreur ou omission.

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