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Opinion éclairée – Épisode 17 : Mikhial Pasic

Accès aux placements alternatifs : commentaires d’un expert sur le nouveau fonds d’occasions alternatives à accès direct Carlyle II

L’émission Opinion éclairée, animée par Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, RBC PH&N Services-conseils en placements, est une série d’enregistrements audio visant à tenir les clients informés des opinions éclairées des chefs de file et spécialistes de la principale société de gestion de patrimoine la plus importante du Canada.

Hôte de l‘épisode : Mikhial Pasic : Vice-président, Placements alternatifs, RBC Gestion de patrimoine – Canada

Dans un environnement de marché en constante évolution et de plus en plus complexe, les investisseurs recherchent des occasions de diversification de leurs sources de rendement en dehors des placements traditionnels en actions et en titres à revenu fixe. Les placements alternatifs, qui comprennent les marchés privés, trouvent toute leur place dans la plupart des portefeuilles. Ils offrent des avantages en matière de diversification et de réduction de la volatilité, aidant ainsi les investisseurs à atteindre leurs objectifs. Pour répondre à ce besoin, RBC PH&N Services-conseils en placements vient de lancer un instrument de capital-investissement à accès direct offert par le groupe Carlyle, appelé le fonds d’occasions alternatives à accès direct Carlyle II.

Dans ce dernier épisode d’Opinion éclairée, Stu Morrow accueille Mikhial Pasic, vice-président, Placements alternatifs, RBC Gestion de patrimoine – Canada, qui explique le processus de sélection du fonds, mentionne les aspects importants et les points à prendre en considération pour investir dans des fonds de capital-investissement comme celui de Carlyle, et précise comment les investisseurs peuvent accéder à cette occasion.

M. Pasic travaille à RBC depuis 2008 et est membre du groupe Services-conseils en gestion de portefeuille de RBC Gestion de patrimoine depuis 2010. Dans le cadre de ses fonctions actuelles, il collabore étroitement avec ses collègues de Recherche de gestionnaires mondiaux pour créer une plateforme gérée de placements sur les marchés privés et donne des conseils sur la manière d’intégrer les placements alternatifs dans les portefeuilles des clients. Détenteur du titre d’analyste financier agréé (CFA), il a obtenu un baccalauréat en administration des affaires (spécialisation en finance) à l’université de Detroit Mercy.

Transcription

Stu Morrow :
Bienvenue à Opinion éclairée. Je suis votre hôte, Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, à RBC PH&N Services-conseils en placements.

Dans un environnement de marché en constante évolution et de plus en plus complexe, les investisseurs recherchent des occasions de diversification de leurs sources de rendement en dehors des placements traditionnels en actions et en titres à revenu fixe. Les placements alternatifs, qui comprennent les marchés privés, trouvent toute leur place dans la plupart des portefeuilles. Ils offrent des avantages en matière de diversification et de réduction de la volatilité, aidant ainsi les investisseurs à atteindre leurs objectifs. Les placements sur les marchés privés portent sur des actions ou des titres de créance d’entreprises fermées qui ne sont pas négociés sur les marchés organisés.

À RBC PH&N Services-conseils en placements, nous sommes fiers d’offrir à nos clients toujours plus de placements sur les marchés privés en fonction de leur tolérance au risque, de leur capacité et des objectifs généraux de leur portefeuille. Nous avons accès à la gamme croissante de solutions de marché privé de RBC Gestion mondiale d’actifs, ainsi qu’à certaines solutions de marché privé offertes à l’extérieur de RBC.

Nous avons tout récemment lancé un instrument de capital-investissement à accès direct offert par le groupe Carlyle, appelé le fonds d’occasions alternatives à accès direct Carlyle II.

Mikhial Pasic, vice-président, Placements alternatifs, RBC Gestion de patrimoine – Canada, m’accompagne aujourd’hui pour discuter de cette solution de placement. Travaillant à RBC depuis 2008, il est en outre membre de Services-conseils en gestion de portefeuille depuis 2010. Dans le cadre de ses fonctions actuelles, il collabore étroitement avec ses collègues de Recherche de gestionnaires mondiaux pour créer une plateforme gérée de placements sur les marchés privés et donne des conseils sur la manière d’intégrer les placements alternatifs dans les portefeuilles. Il est également cogestionnaire de portefeuilles de solutions gérées tactiques et d’un portefeuille d’obligations d’État, et est membre d’un comité consultatif en gestion mondiale de portefeuille qui fournit des conseils sur la répartition des actifs. Détenteur du titre d’analyste financier agréé (CFA), il a obtenu un baccalauréat en administration des affaires (spécialisation en finance) à l’université de Detroit Mercy.

Mikhial, Bienvenue à Opinion éclairée.

Mikhial Pasic :
Merci beaucoup, Stuart. Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui.

Stu Morrow :
Nous sommes ravis de vous accueillir. Je me demande si vous pouvez nous donner le coup d’envoi et peut-être nous parler de votre rôle, de votre équipe et du fonctionnement de votre processus de placement.

Mikhial Pasic :
Bien sûr ! Il est tout à fait logique de commencer ainsi. Et vous avez vraiment fait un bon résumé en guise d’introduction. En gros, nous sommes une équipe de six personnes qui s’est constituée cette année. Notre mission comporte deux grands volets. Le premier consiste à créer une plateforme gérée de placements sur les marchés privés à l’intention de la clientèle de RBC Gestion de patrimoine – Canada. Le deuxième, qui va dans le même sens que le premier, est de fournir des conseils sur l’intégration des placements alternatifs dans les portefeuilles.

Par conséquent, notre équipe est organisée en trois différents groupes qui se complètent à merveille et dont la contribution est essentielle à l’accomplissement d’un travail le plus approfondi et exhaustif possible : stratégie et ressources pour les rencontres des conseillers, exploitation et recherche de gestionnaires.

Stu Morrow :
À propos de la recherche, pouvez-vous parler de la place du contrôle diligent dans le processus de placement de votre équipe ? Comment choisissez-vous les solutions du marché privé ?

Mikhial Pasic :
Cet objectif commun est au cœur du fonctionnement des trois groupes de notre équipe. C’est ainsi que nous créons les produits proposés aux clients.

Nous commençons par des conversations générales, principalement entre les groupes de stratégie de placement et de recherche de gestionnaires, pour avoir ainsi différents points de vue. Le premier groupe collecte des renseignements pertinents auprès des conseillers et des clients. Il analyse le marché sur le plan de la valeur relative et essaie de déceler des occasions. Nous faisons ensuite appel à l’expertise de notre équipe de recherche de gestionnaires pour sélectionner ceux avec lesquels nous serions vraiment ravis de travailler dans un domaine déterminé.

Il y a donc un processus exploratoire lorsque nous commençons à évaluer un fonds. Il s’agit en fait de présélectionner des fonds candidats pour passer à la phase d’investigation et d’évaluer plus en profondeur leur profil potentiel de risque-rendement.

Pour la phase initiale d’exploration, nous utilisons des fiches d’information, voire des téléconférences initiales, puis, dans la phase d’investigation, l’équipe de recherche de gestionnaires prend vraiment les choses en main. Elle organise parfois plus de dix rencontres avec des gestionnaires. Nous essayons vraiment d’échanger avec tous pour en savoir plus sur leur stratégie.

Bien entendu, nous cherchons assurément à parler aux responsables de l’équipe de placement, mais pas seulement avec eux. Nous avons des conversations approfondies avec tout un éventail d’interlocuteurs, notamment le personnel d’exploitation de la société et ses partenaires d’évaluation externes, pour bien comprendre comment les évaluations sont transmises à chaque fonds. Nous cherchons à avoir une vue approfondie de la stratégie du point de vue du risque et du rendement, tant pour le potentiel de hausse que pour le risque de baisse.

Quant aux marchés privés, c’est vraiment le haut de gamme à certains égards, notamment en ce qui concerne les frais. Nous nous efforçons donc de bien comprendre le tout et nous nous assurons que ces frais sont justifiés par la valeur dégagée.

L’étape suivante consiste à synthétiser et à formaliser le processus. Une fois qu’une stratégie pertinente sous l’angle du placement est sélectionnée, il est essentiel de s’assurer que nous pouvons la présenter à nos clients dans un format qui leur plaît.

Il s’agit souvent de stratégies de gestionnaires mondiaux qui ne sont pas nécessairement destinées à une clientèle canadienne. Un Canadien qui investit dans un fonds des îles Caïmans ou un fonds américain géré par un gestionnaire mondial peut notamment subir des conséquences fiscales défavorables. Nous nous interrogeons donc sur la façon d’adapter et de structurer ce fonds pour le Canada. C’est alors au tour du groupe responsable de l’exploitation d’engager la conversation avec la société de fonds et, souvent, avec un tiers qui structure le fonds nourricier.

Parallèlement, les responsables de la recherche de gestionnaires préparent la proposition formelle de la stratégie, qu’ils soumettent sous forme d’un mémo de placement interne de 20 à 25 pages à un comité des placements. Un processus auquel vous participez vous-même, Stu.

Stu Morrow :
En effet.

Mikhial Pasic :
—Nous nous efforcerons de nous en tenir à moins de 20 pages, mais, comme vous le savez, il est très important d’être exhaustif dans ce processus. Nous devons présenter le fruit du travail de notre petite équipe à toute l’organisation pour obtenir autant d’opinions différentes que possible.

De nombreux membres du comité ont déjà entendu parler de la stratégie au moment où elle leur est présentée, car ils ont été consultés au cours du processus, qu’il s’agisse des responsables de la conformité, du personnel du service juridique ou des chefs des différentes équipes de placement. Nous avons un comité de placement alternatif où siègent des responsables de divisions canadiennes de RBC Gestion de patrimoine, le chef des placements alternatifs de la division des États-Unis ainsi que des membres de l’équipe juridique et des responsables de la conformité qui dirigent ces divisions canadiennes. Nous nous assurons que le fonds convient à tout le monde avant sa mise en vente.

On peut se demander si tous ces efforts en valent la peine. D’après les données disponibles, les marchés privés sont très rentables lorsqu’on réalise un contrôle diligent digne de ce nom.

Quand on compare les gestionnaires du quartile supérieur à ceux du quartile inférieur des marchés publics dans une catégorie telle que les actions américaines pendant différentes périodes, on constate un écart de performance annuelle d’un ou deux points de pourcentage. Ce n’est pas négligeable et le cumul est vraiment important sur une longue période.

Or, c’est une goutte d’eau dans l’océan par rapport aux marchés privés. Si on examine les stratégies de capital-investissement, même dans la catégorie la moins volatile, celle des rachats d’entreprises, on observe une différence de plus de dix points de pourcentage entre les gestionnaires du quartile supérieur et ceux du quartile inférieur, et un écart encore très important entre les gestionnaires du deuxième et du troisième quartile. En ce qui concerne les stratégies de capital-investissement plus risquées, le capital-risque offre par exemple 20 points de pourcentage de plus.

Bien sûr, les résultats peuvent être vraiment mauvais lorsque le gestionnaire n’est pas compétent. Dans le cas contraire, ils peuvent parfois être très bons. La probabilité de meilleurs résultats pour les portefeuilles est élevée sur les marchés privés.

Stu Morrow :
Excellent résumé ! Je pense qu’il est important de comprendre la robustesse du processus qui va de la recherche à l’exécution, en passant par l’exploitation, compte tenu de l’écart déjà mentionné entre les marchés privés et publics. La différence est immense.

Ainsi, le processus de placement que vous avez décrit tout à l’heure comprend un nouveau fonds, le fonds à accès direct Carlyle II. Pouvez-vous nous en dire plus sur le groupe Carlyle ?

Mikhial Pasic :
Bien sûr ! Je vais commencer par le rôle primordial de ce fonds et j’entrerai ensuite dans les détails. Grâce à ce fonds, nous pouvons accéder à l’ensemble de leur offre de capital-investissement tout en bénéficiant de caractéristiques très pratiques : placement plus rapide et minimum plus bas.

Carlyle est l’un des plus grands gestionnaires d’actifs privés au monde, spécialisé dans le capital-investissement. Il a près de 300 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Créé il y a plus de 30 ans, le groupe est un des pionniers du capital-investissement. Plus de la moitié de ses actifs est consacrée à des stratégies de capital-investissement. C’est donc indéniablement sa spécialité.

Cela se voit aussi dans ses résultats. Ils sont très bons et c’est ce qui nous a fait pencher en faveur du groupe Carlyle. Lorsqu’on analyse l’ensemble des rendements de ses fonds sur le marché depuis longtemps, on voit qu’il s’agit de fonds de premier et deuxième quartiles dans leurs catégories respectives.

Les fonds Carlyle ont été clairement en mesure d’afficher des rendements constants. Une constatation fait actuellement consensus sur les marchés : les valorisations ne sont pas basses. La question de savoir à quel point elles sont élevées peut susciter des débats, mais on peut difficilement affirmer qu’elles sont faibles, à moins qu’il ne s’agisse d’une valorisation relative [commentaire].

Nous nous sommes beaucoup interrogés sur la capacité des gestionnaires à tenir la barre dans des conditions défavorables. Le parcours du groupe Carlyle est un exemple de gestion prudente. Son fonds [existant depuis peu] qui a enregistré les plus mauvais résultats a presque multiplié par deux le capital de ses investisseurs. Nous parlons d’une période d’environ dix ans. Il faut parfois au moins cette durée pour récupérer votre capital dans les fonds affichant les pires rendements. Ce n’est peut-être pas idéal, mais c’est tout de même un résultat acceptable dans une conjoncture défavorable.

Nous avons donc été convaincus, surtout après avoir appris à les connaître au cours des derniers mois. En matière de processus, ils ont une excellente équipe qui sait reconnaître les bonnes occasions. Bien sûr, il y a beaucoup de concurrents très bons dans le domaine du capital-investissement.

Néanmoins, Carlyle se distingue à plusieurs égards. Tout d’abord, ils ont consacré beaucoup au développement de ressources internes pour vraiment aider les entreprises à progresser sur le plan de l’exploitation. Ils ont embauché un nouveau chef des services numériques, que nous avons rencontré. Pour en savoir plus sur son rôle, nos conseillers ont accès à l’interne à un enregistrement de notre réunion.

Le processus pour ajouter de la valeur au moyen du canal numérique sur le plan de l’exploitation, grâce à des activités développées à l’interne, est vraiment clair. Carlyle dispose d’un réseau de cadres responsables de l’exploitation (anciens PDG, cadres à la retraite...), qui jouent le rôle de consultants rémunérés sous forme de provision. Ils collaborent avec les entreprises incluses dans le portefeuille de la société pour les aider à améliorer leur exploitation.

Ce sont, par exemple, les anciens PDG de Pfizer et de Domino’s Pizza. Ils parviennent à obtenir des rendements constants en se concentrant sur les résultats d’exploitation plutôt que sur l’ingénierie financière ou sur des secteurs en vogue qui affichent une augmentation de leurs ratios. Ainsi, 75 % à 80 % des rendements obtenus pendant la décennie écoulée sont le fruit de l’amélioration des flux de trésorerie et des bénéfices.

Dernier point important : la qualité du partenariat. L’environnement a été très favorable aux campagnes de financement ces dernières années. Des montants colossaux circulent sur les marchés privés. Carlyle rencontre un franc succès dans ce domaine. Le groupe met actuellement sur pied un grand fonds de rachat, d’une valeur de 25 milliards de dollars.

Son rythme de croissance est dans l’ensemble tout de même raisonnable. Au cours des cinq dernières années, dans cet environnement favorable, Carlyle a en fait distribué plus de capitaux aux investisseurs qu’il n’en a reçu d’eux. C’est donc une entreprise qui pense aux résultats de ses placements et qui ne cherche pas simplement à se développer à un rythme fou.

Stuart Morrow : C’est aussi la philosophie de RBC. Nous invitons nos clients à adresser toutes leurs questions sur le fonds à accès direct II à leur conseiller en placement ou à leur équipe de conseillers en placement.

Néanmoins, vous pouvez peut-être aborder de manière générale certaines caractéristiques de cette stratégie particulière de Carlyle.

Mikhial Pasic :
J’ai d’abord voulu brosser un portrait complet de ce produit, qui donne accès à l’ensemble de l’offre de Carlyle. Il s’agit en fait d’un fonds de capital-investissement fermé. Ils vont constituer un portefeuille de 25 à 30 entreprises.

Ce fonds fonctionnera par appel de capital. En gros, un client engage du capital aujourd’hui et ce capital sera utilisé sur une période d’engagement, au fur et à mesure que les équipes de Carlyle trouveront des placements.

Le facteur distinctif par rapport à un fonds classique est qu’il s’agit d’un fonds d’accès, qui se voit attribuer une part prédéterminée dans d’autres fonds Carlyle. Carlyle possède un fonds de rachat et un fonds de croissance. Le fonds de rachat se spécialise dans les opérations de plus grande envergure visant des entreprises bien établies ; le fonds de croissance privilégie les opérations un peu plus modestes portant sur des entreprises à forte croissance. Ils existent aux États-Unis, en Europe et en Asie. Le fonds à accès direct Carlyle II participe à tout placement de ces fonds et ses investisseurs y prennent part selon un pourcentage prédéterminé.

Cette structure a un atout : il est possible de raccourcir la période de placement sans compromettre les normes d’évaluation des opérations du fonds. Si votre seul objectif est de placer de l’argent rapidement, c’est très facile. En revanche, si vous souhaitez une démarche plus réfléchie et une position diversifiée, ce n’est possible avec une telle stratégie que si vous avez accès à ces fonds en gestion commune. Voilà ce que propose Carlyle.

Autrement dit, il est possible de réduire la période d’investissement (qui est souvent de cinq ans dans un fonds de capital-investissement standard) à deux ans parce que les placements proviennent de ces six fonds. En fait, on profite d’un avantage structurel : le fonds à accès direct II n’est doté que de 400 millions de dollars de capital.

En comparaison, le fonds partenaires Carlyle VIII, fonds de rachat mentionné précédemment, collecte actuellement 22 milliards de dollars de capitaux. Donc, essentiellement, vous prenez une part d’environ 1 % à une opération qui est réalisée par l’intermédiaire de ces fonds participants. Grâce à une répartition dans six fonds différents, les capitaux peuvent être placés plus rapidement, mais de manière réfléchie.

Quand vous investissez dans un fonds fermé, vous renoncez à vos liquidités pendant un certain temps. Donc, plus le placement a lieu rapidement, plus vous récupérez votre capital tôt.

Stu Morrow :
Pourriez-vous parler de l’échéance du fonds à accès direct II ?

Mikhial Pasic :
Bien sûr. Grosso modo, la période d’investissement est de deux ans, ce qui signifie qu’on réduit la durée de vie du fonds de trois ans, car elle est normalement de cinq ans. Carlyle a tendance à conserver ses placements un peu moins longtemps que d’autres sociétés de capital-investissement. Sa période de détention moyenne des placements se situe entre quatre et cinq ans.

Carlyle indique donc aux investisseurs qu’ils peuvent s’attendre à une durée de vie du fonds de huit ans. Ainsi, pour une période de placement de deux ans, si la durée moyenne de détention est de quatre ou cinq ans, il est fort probable que tous les placements auront été liquidés après huit ans. Carlyle se réserve le droit de les prolonger d’un an à deux reprises s’il le faut.

Toutefois, le point à retenir, c’est qu’il s’agit normalement d’un fonds d’une durée de vie de huit ans plus les éventuelles prolongations, mais que la période de placement est plus courte, ce qui contribue à réduire la période globale. La période de détention de Carlyle est souvent un peu plus courte que celle de nombreux autres gestionnaires de capital-investissement. Il est donc tout à fait possible que les investisseurs reçoivent une part importante de leur capital au cours de la cinquième, sixième et septième année, ce qui nous semble une perspective très séduisante.

En outre, il s’agit d’un fonds d’accès, et pas d’un fonds de fonds, ce qui donne des droits de coinvestissement avec ces autres fonds sans frais supplémentaires. Toutes ces raisons nous ont amenés à penser qu’il s’agissait d’une solution très intéressante, dans la mesure où un fonds fermé exige un engagement plus important.

Stu Morrow :
Quel est le public visé pour ce fonds ? Les critères de sélection des investisseurs sont-ils plus exigeants ?

Mikhial Pasic :
Oui, le niveau de qualification est plus strict, car il s’agit d’un fonds fermé dont la durée de vie est assez longue par rapport à beaucoup d’autres placements. Par ailleurs, s’agissant de capital-investissement, le degré de complexité est plus élevé.

Nous appliquons une norme américaine très rigoureuse selon laquelle l’investisseur doit être considéré comme un acheteur admissible. Pour simplifier les choses à l’extrême, disons que vous devez disposer de cinq millions de dollars U.S. d’actifs investissables.

Vous correspondez clairement au profil recherché si, en plus, vous êtes aussi un investisseur qualifié et un investisseur autorisé au Canada.

En outre, il faut être résident canadien et l’investissement ne peut être inclus dans un compte enregistré. Le niveau d’exigence est sans contredit élevé, mais cela en vaut la peine.

Stu Morrow :
Mikhial, avant de conclure, pouvez-vous nous dire comment cette solution peut trouver sa place dans le portefeuille d’un client qui vise le long terme ?

Mikhial Pasic :
Je pense que ce placement est destiné au segment d’un portefeuille réservé à la croissance à long terme Il complète très bien les placements en actions, en particulier ceux dans les sociétés à grande capitalisation, car la taille moyenne des positions du point de vue de la valeur des entreprises est plus réduite que dans un portefeuille d’actions.

En ce qui concerne l’apport aux résultats d’un portefeuille, il est clair pour moi que le capital-investissement aide à accroître le rendement. En effet, on ajoute des sources de risques : le risque de liquidité et le risque inhérent à l’effet de levier pour n’en citer que deux. En contrepartie de ces risques, on peut vraiment doper le rendement.

Pour avoir une idée de ce que ça peut donner, d’un point de vue historique, le capital-investissement a dépassé les actions cotées de 200 à 400 points de base, selon la période concernée. Certes, ces chiffres se réduisent de plus en plus à mesure que le capital-investissement devient plus concurrentiel et plus efficient, mais il y a toujours une prime de liquidité des actions privées par rapport aux marchés publics.

La recherche de gestionnaires dont nous avons parlé plus tôt peut vraiment changer la donne lorsque vous cherchez à dégager un peu plus d’alpha. Il n’y a qu’à voir l’écart entre les gestionnaires du quartile supérieur et du quartile inférieur, voire entre ceux du deuxième et du troisième quartiles.

Les marchés privés, et plus particulièrement le capital-investissement, offrent en général plus de rendement que les marchés publics. Or, lorsqu’on effectue une recherche de gestionnaires consciencieuse, il est possible d’aller encore un peu plus loin.

Stu Morrow :
Entièrement d’accord. Les clients qui souhaitent en savoir plus sur le fonds à accès direct Carlyle II peuvent contacter leur conseiller en placement ou leur équipe de conseillers en placement ou s’adresser directement à Mikhial Pasic et à moi.

Mikhail, je suis heureux d’avoir discuté et travaillé sur ce projet avec vous. J’espère que nous pourrons en reparler ensemble prochainement et aborder d’autres sujets auxquels votre équipe se consacre aussi.

Mikhial Pasic :
Merci de m’avoir invité. Ce sera avec plaisir. Nous avons passé beaucoup de temps à discuter ensemble avant de déterminer qu’il s’agissait d’une belle occasion d’offrir un bon produit à nos clients. Je pense que nous pouvons être fiers du résultat.

Stu Morrow :
Sans aucun doute. Merci encore ! À bientôt tout le monde !

Déclaration

Cet épisode a été enregistré le 29 octobre 2021.

Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs.

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