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Opinion éclairée – Épisode 18 : Michael Tran

Pétrole et énergie : point de vue et perspectives de Michael Tran, expert du secteur mondial de l’énergie, sur le pétrole et les marchés de l’énergie

L’émission Opinion éclairée, animée par Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, RBC PH&N Services-conseils en placements, est une série d’enregistrements audio visant à tenir les clients informés des opinions éclairées des chefs de file et spécialistes de la principale société de gestion de patrimoine la plus importante du Canada.

Hôte de l‘épisode : Michael Tran : Premier directeur général, Énergie stratégique mondiale, RBC Marchés des Capitaux

La récente flambée des prix du pétrole, du charbon et du gaz naturel partout dans le monde a mis en évidence la fragilité de la chaîne d’approvisionnement énergétique à un moment où le monde tente d’opérer une transition vers les ressources renouvelables. L’aggravation de la crise de l’énergie ne sera probablement que l’un des nombreux chocs de ce genre que le monde connaîtra dans les prochaines décennies. En effet, la demande de combustibles fossiles restera forte, mais l’offre pourrait être plus incertaine.

Michael Tran, premier directeur général, Énergie stratégique mondiale, RBC Marchés des Capitaux se joint à Stu dans ce dernier épisode d’Opinions éclairées pour donner son point de vue sur le pétrole et les marchés de l’énergie, et en présenter aussi les perspectives. Une de ses attributions est de donner des points de vue sur les marchés de l’énergie, y compris les facteurs fondamentaux de l’offre et de la demande sur le plan macroéconomique. Il dirige également la plateforme de recherche Veille numérique stratégique de RBC, une nouvelle équipe axée sur la science des données. La mission de ses membres est de tirer parti des ensembles de données alternatives pour répertorier les thèmes cachés de la société et dénicher les occasions de placement exploitables engendrées par les changements de comportement sociétal et les événements mondiaux en temps réel. 

M. Tran a consacré près de 15 ans à la recherche, la vente et la négociation, ainsi qu’aux services de banque d’investissement de grands établissements comme UBS, et de plateformes de négociation d’énergie comme BP. Les points de vue de Michael sur le marché sont souvent cités dans les médias et il apparaît régulièrement sur les chaînes de télévision comme Bloomberg, CNBC et BNN. Il conseille aussi fréquemment le gouvernement fédéral canadien et le gouvernement de l’Alberta sur les questions relatives à la politique énergétique et à l’établissement du budget.

Transcription

Stu Morrow :

Bienvenue à Opinion éclairée. Je suis votre hôte, Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, à RBC PH&N Services-conseils en placements.

En raison d’une demande plus élevée que prévu et d’ouragans catastrophiques qui ont paralysé la production, les prix du pétrole ont grimpé, atteignant des sommets jamais vus depuis 2014. Comme le soulignent les analystes, le froid hivernal et les nombreux déplacements enregistrés pendant la pandémie ne vont probablement que pousser davantage les prix à la hausse.

La récente flambée des prix du pétrole, du charbon et du gaz naturel de la Chine à l’Europe a aussi mis en évidence la fragilité de la chaîne d’approvisionnement énergétique à un moment où le monde tente d’opérer une transition vers les ressources renouvelables. L’aggravation de la crise de l’énergie ne sera probablement que l’un des nombreux chocs de ce genre que le monde connaîtra dans les prochaines décennies. En effet, la demande de combustibles fossiles restera forte, mais l’offre pourrait être plus incertaine.

Je discuterai aujourd’hui de ce qui se passe sur le marché de l’énergie et des perspectives pour le pétrole avec Michael Tran, premier directeur général, Énergie stratégique mondiale, RBC Marchés des Capitaux, qui nous en présentera aussi les perspectives. Une de ses attributions est de donner des points de vue sur les marchés de l’énergie, y compris les facteurs fondamentaux de l’offre et de la demande sur le plan macroéconomique.

Il dirige également la plateforme de recherche Veille numérique stratégique de RBC, une nouvelle équipe axée sur la science des données. La mission de ses membres est de tirer parti des ensembles de données alternatives pour répertorier les thèmes cachés de la société et dénicher les occasions de placement exploitables engendrées par les changements de comportement sociétal et les événements mondiaux en temps réel. M. Tran a consacré près de 15 ans à la recherche, la vente et la négociation, ainsi qu’aux services de banque d’investissement de grands établissements comme UBS, à Londres, et de plateformes de négociation d’énergie comme BP, à Calgary. Les points de vue de Michael sur le marché sont souvent cités dans les médias et il apparaît régulièrement sur les chaînes de télévision comme Bloomberg, CNBC et BNN. Il conseille fréquemment le gouvernement fédéral canadien et le gouvernement de l’Alberta sur les questions relatives à la politique énergétique et à l’établissement du budget.

M. Tran, bienvenue à Opinion éclairée.

Michael Tran :

Merci de m’avoir invité.

Stu Morrow :

Il y a beaucoup de thèmes à aborder. Peut-être pourrions-nous commencer par votre message global sur le marché haussier du pétrole cette année, qui devrait se composer de trois étapes.

Pourriez-vous l’expliquer à nos clients ? Où nous trouvons-nous dans le cycle ?

Michael Tran :

Au cours des sept ou huit dernières années, ce marché a affiché constamment une offre excédentaire. Nous avions trop de stocks. Les prix du pétrole ont alors été faibles la majorité du temps.

Or, l’an dernier, j’ai présenté un processus en trois étapes pour arriver à des prix du pétrole structurellement plus élevés. La première étape consiste à se débarrasser des stocks colossaux accumulés au début de la pandémie de COVID-19. Ensuite, il faut une diminution de l’excédent de capacité de l’OPEP par rapport aux niveaux sans précédent de l’an dernier. Nous rétablissons ainsi les amortisseurs du marché, ce qui nous amène à la troisième étape, au cours de laquelle nous aurons besoin d’une reprise de la demande de pétrole de schiste aux États-Unis.

Pendant une décennie, la croissance de la production aux États-Unis a perturbé les hausses des prix du marché du pétrole. À la fin de l’année prochaine, nous aurons épuisé d’autres options pour ce marché et il faudra alors une croissance importante de la production de pétrole de schiste américain pour empêcher une surchauffe sur le marché. Ça me semble être le meilleur catalyseur d’une hausse du marché.

Nous en sommes actuellement aux deux premières étapes. C’est un processus méthodique. Tout se passe bien. Nous puisons sans relâche dans les stocks, ce qui nous amène à penser que nous nous trouvons dans une période structurelle de déport. Toutefois, le thème principal que nous avons mis en évidence cette année pour les investisseurs est la revalorisation de la fin de la courbe. D’après les investisseurs généralistes en actions, c’est justement ce facteur qui suscite l’enthousiasme pour le secteur de l’énergie ou, du moins, le rend plus visible.

En outre, nous pensons toujours que c’est le début d’un cycle pétrolier solide qui s’étendra sur plusieurs années. Certains investisseurs sont sceptiques. Les prix du pétrole ont doublé au cours de la dernière année et il est donc certain que nous en sommes à une étape plus avancée du cycle

De nombreux investisseurs interprètent un cycle en termes de prix plutôt qu’en termes de durée. L’investisseur moyen pense souvent que c’est seulement l’offre et la demande qui motivent les prix du pétrole. Or, si on étudie l’histoire du marché pétrolier, la plupart des cycles pétroliers ne sont pas guidés à la fois par l’offre et la demande. L’une ou l’autre domine, mais rarement les deux en même temps.

Or, je pense que l’année prochaine sera une année particulière. Ça pourrait être la première année de la décennie écoulée (ou presque), où nous verrons à la fois une demande vigoureuse et des tensions du côté de l’offre. Je pense que c’est de plus en plus visible.

C’est ce qu’on appelle souvent un super-cycle d’un point de vue historique.

Stu Morrow :

C’est très intéressant de rechercher la force dominante dans les cycles précédents.

Pour l’année prochaine et au-delà, quel sera selon vous le prix le plus élevé ? Jusqu’où va arriver le prix du pétrole dans ce cycle, selon vous 100, 125 dollars le baril ? Voire plus ?

Michael Tran :

Pour être franc, je n’aime pas utiliser le terme super-cycle parce que les investisseurs commencent alors à viser automatiquement des prix de 150 dollars ou 170 dollars le baril… Lors d’une rencontre récente avec le conseil d’administration d’une société d’énergie où j’ai abordé des thèmes similaires, on m’a rapidement demandé si un prix de 200 dollars était envisageable pour le cycle actuel.

Nous préférons généralement parler de la vigueur du cycle et de l’étape à laquelle nous nous trouvons à ce moment-là. En parvenant à attirer des investisseurs sur ce marché, on devrait avoir une assez bonne période pluriannuelle, quelle que soit la hausse des prix.Les médias aiment parler d’un pétrole à 100 dollars le baril ces derniers temps. Certes, le cours du pétrole est très volatil, mais je pense que ce chiffre sera difficile à atteindre à très court terme.

D’après notre modélisation des prix basée sur les fondamentaux, pour atteindre et maintenir durablement un prix de 100 dollars du Brent dès le deuxième semestre 2022, il faudrait que les stocks de pétrole brut de l’OCDE chutent de rien moins que 550 millions de barils d’ici le mois de juin.

C’est plus facile à dire qu’à faire puisqu’on parle d’une réduction qui équivaut à neuf fois nos prévisions actuelles.

Stu Morrow :

C’est exactement le scénario où la demande l’emporte.

Maintenant, en ce qui concerne un prix plancher, qu’en pensez-vous ? Serait-il bien en deçà du niveau actuel ?

Michael Tran :

Le baril se négocie actuellement autour de 80 dollars. Tout à l’heure, nous disions que 100 dollars, c’est seulement 20 dollars de plus. Ne pourrait-on pas utiliser la même logique dans l’autre sens ?

Est-il difficile de passer de 80 dollars à 60 dollars le baril ? Je pense que oui. D’après les calculs, il faudrait une reconstitution des stocks mondiaux de pétrole de 1,1 million de barils par jour d’ici le milieu de l’année prochaine pour que le cours plonge et se maintienne à 60 dollars jusqu’à la fin du deuxième semestre de 2022. Rappelez-vous : nous attendions une baisse de 225 000 barils par jour.

Ainsi, pour que les prix plongent et se maintiennent à 60 dollars le baril, voire moins, il faudrait un mouvement des stocks de 1,3 million de barils par jour dans la direction opposée à celle observée actuellement. Autrement dit, nous devrions avoir vraiment tort pour qu’un tel scénario se réalise.

Cela peut ressembler à des paroles prophétiques, mais j’essaie en fait de souligner à quel point il est difficile d’atteindre un niveau comme celui-là.

Stu Morrow :

En effet, c’est très logique. La leçon à retenir est plutôt que la situation est différente cette fois-ci.

Michael Tran :

Tout à fait.

Stu Morrow :

Vous n’avez pas dit cela pour nous rassurer.

Pourriez-vous parler des risques qui pèsent sur vos prévisions ? La Chine ? L’Inde ? Quelles seraient les principales menaces du côté de la demande puis du côté de l’offre ?

Michael Tran :

En début d’année, si vous aviez demandé à un investisseur moyen quels étaient les plus grands risques pour un marché haussier du pétrole, il vous aurait répondu : à partir de 50 dollars le baril, les producteurs américains pourraient mettre les bouchées doubles.

Ensuite, en cas de hausse des prix, l’OPEP aurait dû mal à tenir le coup. Certains de ses pays membres voudraient simplement augmenter leur production pour profiter des prix.

Enfin, maintenant que M. Biden est à la Maison-Blanche, on pourrait s’attendre à une reprise des pourparlers sur le nucléaire iranien. Un accord aurait été conclu avant les élections iraniennes du printemps dernier et alors le pétrole iranien serait revenu sur le marché.

Ces trois idées côté offre auraient pu torpiller le marché cette année, mais cela n’a pas été le cas.

Par conséquent, je crois qu’au cours des derniers mois de l’année et en 2022, nous avons plus de certitudes à propos de l’offre que nous en avons eu depuis de nombreuses années. En effet, il y a un sous-investissement sur le marché depuis une décennie. Les producteurs américains continuent de faire preuve de discipline et l’OPEP s’efforce toujours de maîtriser l’atterrissage. Il y a très peu de surprises du côté de l’offre qui pourraient mettre à mal la reprise de ce marché du pétrole et faire baisser les prix.

Maintenant, en ce qui concerne la Chine et l’Inde, il s’agit de questions sur la demande. Le point vraiment important, c’est que nous avons vu la demande se rapprocher de ses niveaux d’avant la pandémie.

La Chine est désormais une partie du monde qui m’inquiète du côté de la demande. La Chine et l’Inde sont devenues des moteurs incontournables de la croissance de la demande de pétrole au cours des dernières décennies. Au cours des dernières années, on a eu une croissance de la demande de 1,2 million à 1,6 million de barils par jour, année après année.

C’était en majorité le fait des marchés émergents, avec une part de 66 % à 70 % des pays émergents d’Asie, et des États-Unis.

J’essaie donc de souligner que l’Asie émergente a été un important moteur de la croissance de la demande et que si des pays comme la Chine ou l’Inde avaient un accès de faiblesse, il y aurait vraiment de quoi s’inquiéter pour ce marché.

Ce qui est vraiment intéressant, c’est que la Chine a effectivement marqué le pas au cours des derniers mois. Les importations chinoises sont à leur plus bas niveau depuis des années, en particulier au cours des six derniers mois.

La Chine nous réserve toujours des surprises. Si on se penche sur les mesures politiques actuelles, ce n’est pas en raison d’une consommation que le pays importe moins. Les Chinois estiment que les prix du pétrole sont trop élevés. Ils ont donc fait savoir au marché qu’ils allaient puiser dans leurs réserves stratégiques. C’est une première dans l’histoire.

Autrement dit, nos craintes concernent plutôt le facteur politique chinois. Pouvons-nous nous attendre à des importations qui restent faibles au cours des prochains mois ? La réponse est probablement oui. Pékin accueille les Jeux olympiques d’hiver à la mi-février. La Chine tente de donc dégager le ciel de Beijing en ce moment pour donner une belle image au reste du monde. Et pour cela, elle a ordonné à ses raffineurs de fonctionner à bas régime. Elle veut montrer qu’elle a plus d’une corde à son arc pour faire baisser la pollution.

Autrement dit, nous pouvons modéliser les facteurs économiques de la Chine, mais, lorsque l’orientation des mesures politiques change, il devient un peu plus difficile d’y voir clair à court et moyen termes. La Chine reste le plus grand facteur de risque du marché.

Quant à l’Inde, elle a été aux prises avec la COVID-19 au printemps et pendant une partie de l’été, mais les dernières statistiques montrent un retour de la croissance. Nous prévoyons donc que l’expansion des infrastructures et d’autres indicateurs dopera la croissance de l’Inde et de la plupart des marchés émergents asiatiques au cours des prochains mois et trimestres.

Stu Morrow :

J’aime l’enchaînement logique de votre thèse autour de la demande venant de Chine. C’est effectivement un aspect à ne pas perdre de vue.

Contre toute attente, le monde est redevenu ce qu’il était avant la COVID-19. La demande s’est assurément redressée et la croissance économique est repartie. Néanmoins, on voit réapparaître des foyers d’infection à la COVID-19, notamment en Europe.

Que va devenir la demande si la COVID-19 ne disparaît pas ? Les taux de vaccination sont en hausse. On ne peut que s’en réjouir, mais que pensez-vous du risque qui pèse sur l’évolution de la demande ?

Michael Tran :

Dans le cadre d’une vaste initiative numérique de RBC, nous avons passé des mois à rechercher, à concevoir et à sélectionner deux indices que nous avons lancés au cours de l’été. Nous avons créé notre indice « GOAT », qui représente les dépenses liées au tourisme, et notre indice GOAL, qui représente les sorties.

Ces indices reflètent très bien les changements en temps réel des modèles de mobilité, jour après jour, semaine après semaine, dans de nombreuses régions du monde. Cela a des implications indéniables pour la demande de pétrole.

Nous avons aussi construit un modèle pour prévoir à quoi ressemblerait la mobilité en Amérique du Nord et en Europe en fonction de l’évolution de la pandémie de COVID-19. Nous observons de nouvelles flambées des cas de contraction du variant Delta en Europe, et en particulier en Allemagne.

Avec notre modélisation, nous avons découvert que les cas de COVID-19 n’avaient plus d’incidence significative sur le plan statistique, sur les comportements sociétaux en Europe et aux États-Unis.

Cela ne signifie pas que nos modèles ne fonctionnent plus. Simplement, le comportement sociétal est devenu moins élastique et, par conséquent, est moins influencé par l’apparition de nouveaux cas de COVID-19 qu’au cours des 18 derniers mois. En résumé, l’apparition de nouveaux cas de COVID-19 devient de moins en moins significative sur le plan statistique.

On pourrait dire que les faits nous l’ont déjà démontré, mais je pense que la capacité à mesurer tout cela grâce aux mégadonnées et à des données en temps réel a été essentielle pour rassurer beaucoup d’investisseurs intéressés par le secteur de l’énergie et disposés à miser sur la reprise des échanges commerciaux.

Certes, on a désormais les vaccins, la lassitude face aux mesures contre la COVID-19, les pilules antivirales annoncées récemment et le retrait imminent des restrictions, du moins ici en Amérique du Nord. La lassitude est d’ailleurs présente depuis un certain temps. Il n’y a qu’à voir les taux de fréquentation des restaurants, des centres commerciaux ou des matchs de football universitaire. Néanmoins, je pense que l’approche statistique est bien plus efficace que la seule observation des faits.

Nous avons tous commencé à renouer en partie avec notre mode de vie et, même lorsque les cas de COVID explosent, nous sommes moins susceptibles de revenir en arrière et de nous isoler. Quand avez-vous nettoyé méticuleusement vos courses pour la dernière fois en revenant du supermarché ? C’est un peu une question rhétorique. En tout cas, j’imagine que c’était il y a au moins 16 mois.

Stu Morrow :

C’est exact.

Michael Tran :

Nous avons vraiment ressenti une libération lorsque nous avons compris qu’il n’était plus nécessaire de désinfecter nos courses.

Je pense que la capacité de quantifier le comportement sociétal en temps réel et son application à la demande de pétrole est cruciale, compte tenu de la recrudescence sporadique des cas COVID-19 et de la possible multiplication des variants, même s’il est indéniable que nous avons progressé. Il est à espérer que la pandémie de COVID-19 se convertira peu à peu en problème endémique.

Bref, nous ne sommes pas trop préoccupés par la demande de pétrole. Nos calculs pointent actuellement vers des facteurs structurels.

Stu Morrow :

Quel beau travail à RBC ! Merci beaucoup de tous ces éclaircissements. Cette discussion a été vraiment enrichissante. Je suis sûr que nos clients de PH&N Services-conseils en placements seront du même avis. J’espère vous revoir bientôt, peut-être en 2022, pour reparler de la situation des marchés de l’énergie.

Michael Tran :

Excellente idée, mais la prochaine fois, retrouvons-nous en personne !

Stu Morrow :

Absolument. Merci encore ! Prenez soin de vous.

Michael Tran :

Merci de m’avoir reçu.

Déclaration

Note sur les indices GOAT et GOAL mentionnés dans cet épisode de la série Opinions éclairées

Après une longue collaboration avec l’équipe de science des données, RBC Marchés des Capitaux a lancé les indices GOAT (indice lié aux voyages) et GOAL (indice lié aux sorties), en vue de regrouper, évaluer, filtrer et normaliser d’importantes quantités de données alternatives. Ces indices ont pour but de quantifier l’évolution des principaux moteurs de la reprise économique et de repérer les points d’inflexion. Le rythme, la vitesse et la tendance directionnelle dictent la valeur d’interprétation.

Déni de responsabilité

Cet épisode d’Opinions éclairées a été enregistré le 17 novembre 2021. 

Stuart Morrow est stratégiste en chef, Placements, RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc. (RBC PH&N SCP). Les opinions exprimées par Stuart Morrow et ses invités lors de la baladodiffusion sont les leurs et ne reflètent pas l’avis de RBC PH&N SCP et de ses sociétés affiliées. 

Cette baladodiffusion est offerte à titre indicatif seulement et ne devrait pas être le fondement de décisions de placement. Elle ne constitue ni une offre de vente ni la sollicitation d’une offre d’achat de titres. Les renseignements fournis dans cette baladodiffusion ne sont pas des conseils relatifs aux placements, fiscaux ou juridiques. Nous invitons les particuliers à s’adresser à un conseiller fiscal et à un conseiller juridique compétents avant de prendre des décisions fondées sur les renseignements qui y sont fournis. Ni RBC PH&N SCP ni l’une ou l’autre de ses sociétés affiliées ni toute autre personne n’acceptent en aucun cas la responsabilité de toute perte directe ou indirecte découlant de toute utilisation des données contenues dans cette baladodiffusion. Les clients de RBC PH&N SCP peuvent conserver des positions dans les titres dont il est question dans cette baladodiffusion.

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