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Opinion éclairée – Épisode 23 : Des nouvelles de Londres

Les perspectives à jour de deux leaders avisés de renom du secteur régional des placements sur les actions européennes et la volatilité actuelle des marchés

L’émission Opinion éclairée, animée par Stu Morrow, stratégiste en chef, Placements, RBC PH&N Services-conseils en placements, est une série d’enregistrements audio visant à tenir les clients informés des opinions éclairées des chefs de file et spécialistes de la principale société de gestion de patrimoine la plus importante du Canada.

Hôte de l‘épisode : Dominic Wallington : premier gestionnaire de portefeuille et chef, Actions européennes, RBC Global Asset Management (UK) Limited & David Lambert : premier gestionnaire de portefeuille, RBC Global Asset Management (UK) Limited

Dans cet épisode d’Opinion éclairée, M. Kedwell accueille Dominic Wallington, premier gestionnaire de portefeuille et chef, Actions européennes, RBC Global Asset Management (UK) Limited, et David Lambert, premier gestionnaire de portefeuille, RBC Global Asset Management (UK) Limited. Installés à Londres, ces deux gestionnaires ayant une longue et vaste expérience des actions européennes apportent, par leurs réflexions et analyses, un éclairage précieux sur la volatilité qui règne actuellement sur les marchés de la région et d’ailleurs dans le monde, tout en mettant la situation en contexte et en présentant des perspectives à long terme pour les investisseurs.

M. Wallington travaille dans le secteur des placements depuis 1991 et est gestionnaire de portefeuille depuis 1993. Avant son arrivée à RBC Global Asset Management (UK) Limited, il a travaillé à Invesco Perpetual, où il est entré en fonction au bureau du Royaume-Uni. De 2002 à juillet 2007, il a géré de nombreux fonds d’actions d’Europe continentale destinés aux particuliers et aux institutions, notamment des fonds à rendement absolu. Pendant les années 1990, il a travaillé pour Credit Suisse Asset Management, où il a géré des fonds communs de placement et est devenu chef, Revenus, au sein de l’équipe des actions du secteur détail du R.-U., puis administrateur. M. Wallington est titulaire d’une maîtrise en finance et en placements de l’université d’Exeter. Par ailleurs, il est diplômé et Fellow du Securities Institute.

M. Lambert est premier gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe des actions européennes de RBC Global Asset Management UK Limited. Ses tâches principales sont l’analyse et la gestion des actions européennes de sociétés à grande et à moyenne capitalisation dans divers mandats d’actions internationales. Il fait partie d’une équipe chevronnée qui s’efforce de repérer les meilleures occasions de placement tout en minimisant les risques. Il a amorcé sa carrière dans la société en 1999 en tant qu’analyste quantitatif et est devenu gestionnaire de portefeuille en 2003. En 1999, il a obtenu un baccalauréat en mathématiques (mention très bien) de l’Université Loughborough et il est associé de la Society of Investment Professionals, le pendant de l’institut CFA au Royaume-Uni.

Transcription

Stu Morrow :

Bienvenue à Opinion éclairée. Au moment où nous enregistrons, les événements se succèdent à toute allure. Les combats acharnés se poursuivent en Ukraine, tandis que la crise humanitaire se propage dans toute l’Europe. Nos pensées vont à tous ceux qui ont été touchés par les récents événements en Ukraine.

Du point de vue des marchés, les marchés des États-Unis, de l’Europe et des autres régions du monde ont récemment amorcé une correction, qui est définie comme un dévissage des prix de 10% ou plus par rapport à un sommet précédent. La volatilité du marché s’explique par l’escalade de la guerre, la montée de l’inflation, portée par les prix de l’énergie et des marchandises, et l’anticipation d’un ralentissement de la croissance mondiale.

Pour discuter de ce qui se passe sur les marchés européens, j’ai l’honneur d’accueillir deux invités très spéciaux de RBC Global Asset Management (UK). J’ai eu le plaisir de travailler en étroite collaboration avec ces deux grands professionnels dans le passé, et j’ai hâte d’entendre leurs points de vue et leurs perspectives.

Mon premier invité est Dominic Wallington, premier gestionnaire de portefeuille et chef, Actions européennes, RBC Global Asset Management (UK) Limited. Dominic travaille dans le secteur des placements depuis 1991 et il est entré au service de la société en 2007.

Et mon deuxième invité est David Lambert, premier gestionnaire de portefeuille dans l’équipe des actions européennes. Il est notamment responsable des actions européennes de sociétés à grande et à moyenne capitalisation dans divers mandats d’actions internationales. Il a commencé sa carrière dans la société en1999 en tant qu’analyste quantitatif, et est devenu gestionnaire de portefeuille en2003.

Avant de parler des derniers événements, je voulais vous informer qu’après 32années de carrière dans la gestion d’actifs, dont 15 passées auprès de RBC Gestion mondial d’actifs, Dominic Wallington a annoncé sa décision de prendre sa retraite à la fin du mois d’avril, cette année. Dominic a rejoint la société en 2007, à titre de chef de la direction et de chef des placements de l’entité alors appelée RBC Asset Management UK. Et pendant les 15années qui ont suivi, il a mis sur pied une vaste équipe de placement consacrée à l’analyse fondamentale et quantitative par le biais d’une approche ascendante en matière de sélection des titres. L’actif de la société a connu une croissance remarquable durant le mandat de Dominic, aussi bien pour les fonds en actions européens et mondiaux que pour les fonds des marchés émergents.

Au cours des dernières années, les responsabilités de Dominic ont naturellement évolué. Son premier rôle de chef de la direction a été transféré à un autre professionnel du bureau de Londres afin que Dominic puisse se concentrer sur les activités de placement, tandis qu’un certain nombre de ses mandats ont été confiés à son prédécesseur, David Lambert.

La nomination de David Lambert au poste de chef, Actions européennes, n’a surpris personne. David a pris des responsabilités de plus en plus élevées dans la société, avec notamment la supervision des mandats européens et internationaux depuis plusieurs années. Aux côtés de Dominic depuis 2007, il a mis en place le rigoureux processus de placement et de sélection des titres qui a fait le succès de l’équipe.

David et Dominic cogèrent le Fonds d’actions internationalesRBC et gèrent également le Fonds d’actions européennesRBC, deux solutions offertes sur la plateforme RBC PH&N Services-conseils en placements. Messieurs, bienvenue à Opinion éclairée.

David Lambert :

Merci, Stu.

Dominic Wallington :

Salut, Stu.

Stu Morrow :

Commençons par la situation actuelle. David, je vais peut-être commencer par vous. J’aimerais vous demander, quels sont les scénarios sur lesquels vous travaillez aujourd’hui, dans le contexte du conflit et de la guerre ? Et si vous pouvez aborder les expositions des entreprises européennes à la Russie en général, tout en sachant que les événements évoluent très vite. Et il semble que chaque jour, des dizaines d’entreprises annoncent qu’elles coupent leurs liens avec la Russie.

David Lambert :

Oui. Alors, Stu, d’accord. Je pense que la première chose à dire, c’est qu’il est presque impossible de prédire la direction de ces événements géopolitiques, sans parler de leur durée. On pourrait inventer toute une panoplie de scénarios allant d’une apocalypse à un cessez-le-feu et à des accords sur un nouvel ordre mondial en quelques jours à peine.

Le problème, c’est que ces scénarios seraient construits sur du vent, et nous n’avons aucun moyen de le savoir. Donc il y a eu des dégâts, mais que devons-nous faire en tant que gestionnaires de portefeuille ? Et cette question se pose en période de tourmente aussi bien que pendant les accalmies. Ce que nous faisons, c’est nous concentrer sur les sociétés de qualité élevée qui existent depuis de nombreuses, nombreuses années, bien avant les guerres mondiales de la première moitié du 20esiècle. Les franchises stables et de qualité élevée ont une flexibilité et des capacités leur permettant de répartir leurs capitaux à l’échelle mondiale, ce qui signifie qu’elles sont beaucoup moins vulnérables en période de dislocation.

Donc du point de vue des activités au jour le jour, parmi les plus grands indicateurs que nous examinons – pour en revenir à votre question – il y a la question de l’exposition directe à la Russie. Pour être honnêtes, cette exposition est généralement faible à l’échelle européenne. Et puis, évidemment, en second lieu, les effets de ce qui se passe sur les chaînes logistiques, comme vous l’avez mentionné, l’inflation, l’accès aux matières premières.

Ces effets sont un peu plus faciles à quantifier pour nous, même si nous ne savons pas comment évolueront les événements. C’est ainsi que nous abordons ce genre de crise à l’échelle du portefeuille. Nous nous en tenons à déchiffrer la partie micro, car nous voyons bien qu’il est beaucoup plus difficile de savoir ce qui va se passer sur le plan macro.

Stu Morrow :

Excellent, David. Et j’ai tendance à être d’accord, il est difficile de dire quel sera le prochain changement. Et je pense que la plupart des experts seraient d’accord pour dire que nous avons eu tort à bien des égards, en tant que consensus.

Mais si vous réfléchissez un peu à la macro, pouvez-vous nous donner une idée des indicateurs financiers, économiques, géopolitiques, que vous pourriez peut-être examiner au jour le jour, d’une semaine à l’autre, pour déterminer dans quelle direction vont les choses, à votre avis, y a-t-il des indicateurs que vous aimeriez mentionner, ou pouvez-vous nous dire ce que vous en pensez, au jour le jour ou d’une semaine à l’autre ?

David Lambert :

Oui. Je veux dire, comme je l’ai mentionné, je suppose que des choses telles que l’inflation, l’accès aux matières premières, donc les matières premières pour nous en particulier, je veux dire, elles sont essentielles dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise, donc ce sont des choses à regarder.

Mais je suppose, encore une fois, et ce n’est pas pour esquiver la question, mais les entreprises qui nous intéressent sont généralement si grandes, si vastes, si fortes, et disposent d’avantages concurrentiels si solides, que grâce à leur pouvoir de fixation des prix, elles peuvent se procurer des matières premières et des biens à de meilleurs prix en raison de leur grande dimension, ou encore elles ont une sorte de pouvoir de négociation avec leurs clients, je crois que ce qui se passe, c’est que l’impact de ce genre de crises sur les entreprises est beaucoup moins important que ce qu’on pourrait croire.

Évidemment, pour les entreprises qui ont complètement cessé leurs activités en Russie, ou qui font une pause, mais continuent de payer leurs employés, il y a un impact financier. Mais encore une fois, d’un point de vue global, avec toutes ces entreprises de portée mondiale, l’impact net sur les bénéfices des sociétés est en réalité minime.

Donc ce n’est pas pour tourner autour du pot, mais les indicateurs relatifs à l’inflation et aux chaînes logistiques, entre autres, sont toujours présents et nous devons toujours en tenir compte. Mais ce sont les choses que nous regarderions en particulier. Et dans nos entretiens avec les entreprises et leurs dirigeants, ce sont les choses dont nous parlerions directement avec eux.

Stu Morrow :

Je comprends. Vraiment, c’est parfait. Et si vous pouviez, si nous regardons le long terme et réfléchissons à cette menace externe, peut-être une question pour vous deux, cela renforce-t-il ou peut-être affaiblit-il l’Union européenne ? Et j’aimerais parler de quelque chose de très récent, qui vient juste d’être annoncé cette semaine, c’était une euro-obligation, une émission conjointe de l’Union européenne. Alors est-ce une menace qui renforcera ou qui pourrait affaiblir l’Union européenne à l’avenir ?

Dominic Wallington :

J’y vais, Stu ?

Stu Morrow :

D’accord.

Dominic Wallington :

Oui. Excellent. D’accord. Je veux juste commencer par dire que je suis d’accord avec tout ce que David a dit jusqu’à présent. C’est exactement ce que je pense aussi. Et nous devons toujours nous rappeler que les équipes de direction de ces grandes organisations dans lesquelles nous investissons – qui sont presque toutes de nature internationale, entre parenthèses – tentent soit d’anticiper les événements par elles-mêmes, soit de réagir à ces événements d’une manière qui, à long terme, s’est toujours montrée très rationnelle. Elles répartissent leurs ressources de façon appropriée. Donc dans un sens, nous n’avons pas besoin de chercher à deviner ce qu’elles vont faire. Il peut y avoir un certain degré de confiance, si vous voulez.

Mais pour revenir à la question de la macroéconomie en Europe en raison de ce qui se passe, je pense qu’elle est devenue fondamentalement plus réaliste. Et elle est devenue plus réaliste, dans ce contexte, car l’énergie est une question fondamentalement géopolitique. Cela a toujours été le cas. L’énergie a suscité toutes sortes de tensions, de conflits, mais aussi de choses positives à long terme.

C’est pendant l’ère du charbon que le Royaume-Uni a acquis une certaine hégémonie, si vous voulez, sur une base internationale. Et lorsque le charbon a cédé la place au pétrole, les États-Unis ont remplacé le Royaume-Uni, parce que le Royaume-Uni n’avait pas de pétrole sur son territoire.

Cette question est donc très, très importante. Et ces dernières années, j’ai entendu de nombreuses conversations dans lesquelles son importance était à mon avis sous-estimée. Et nous espérons voir un plus grand réalisme à ce sujet.

Je pense aussi qu’il y a un plus grand réalisme d’un point de vue politique. Vous voyez les mesures prises par l’Allemagne en ce qui concerne Nord Stream2, en ce qui concerne sa politique générale de regarder vers l’est. Son approche Ostpolitik, je pense, est sapée par les événements actuels. Et cela pourrait bien signifier que l’Europe deviendra fondamentalement plus cohérente, avec par conséquent une meilleure cohésion. Nous observons déjà une réponse budgétaire, et je pense que cela servira de base, en espérant qu’il y aura également une cohésion. Et j’imagine que cela va continuer un certain temps.

Et le dernier aspect de ce qui se passe en ce moment, et qui semble clair, est encore une fois qu’il y a le risque d’une idée simpliste de la mondialisation. La régionalisation se poursuivra. Des sanctions sont en place, ce qui favorise une accélération de ce processus, je pense, à ce moment précis. Mais tout deviendra fondamentalement plus régional. Et par conséquent, les longues chaînes logistiques, vue comme normales en ce moment, je pense qu’elles deviendront plus courtes, à bien des égards, et que les emplois reviendront dans les zones géographiques qui les ont perdus. De toute évidence, les États-Unis et l’Europe ont perdu beaucoup d’emplois. Et si ces emplois reviennent, je pense que ce sera relativement positif pour les économies nationales.

Ce ne sont donc pas de bonnes nouvelles. Mais dans un contexte où le réalisme est une base bien plus solide pour construire l’avenir, et surtout si nous pensons à la position de l’Allemagne au sein de l’Europe, je pense que les évolutions sont encourageantes.

Stu Morrow :

Bien dit. Pour aller plus loin et dans le même ordre d’idée, David, si vous pensez à ce qui soutient la croissance à long terme de l’économie européenne, à votre avis, si vous réfléchissez à l’incidence que cela pourrait avoir sur le marché boursier. Nous sommes au courant du vieillissement de la population, des contraintes budgétaires, de la baisse de la productivité, de la hausse de la dette publique, et comme l’a plus ou moins dit Dominic, le passage de la mondialisation à la régionalisation a un impact sur les chaînes logistiques. Pouvez-vous partager vos prévisions de croissance à plus long terme ou vos réflexions sur l’économie européenne, et donc sur le marché boursier ?

David Lambert :

Bien sûr. Je crois que je commencerai par rappeler qu’investir dans les actions européennes n’est pas la même chose qu’investir dans l’économie européenne. Comme l’a dit Dominic, nous investissons dans des sociétés domiciliées en Europe, et assujetties aux codes européens de gouvernance d’entreprise, mais leur exposition n’est généralement pas d’envergure mondiale. Donc comme l’a dit Dominic, le fait d’avoir une envergure mondiale signifie que vous êtes flexible dans la façon dont vous répartissez votre capital, et que vous pouvez vous tourner vers les domaines d’activité qui conviennent le mieux à la dynamique de vos opérations.

Donc, je suppose, encore une fois, en nous écartant un peu du sujet, ne nous inquiétons pas trop, parce que les sociétés se sont dotées d’une grande flexibilité. Mais en dépit de cela, je suppose que les choses changeront d’un point de vue politique. Il y a de nombreuses politiques qui ont échoué en Europe, dans le domaine social, au cours des 40dernières années environ. Parce que nous avons vu un accroissement des inégalités. Les politiques environnementales ne parviennent pas à juguler les risques de catastrophe. La politique en matière de concurrence n’a pas empêché la constitution de monopoles dans certains secteurs d’activité.

Donc, la réponse à votre question est que je ne sais pas vraiment, mais je suppose que nous aurons besoin d’un changement politique dans les domaines de la durabilité environnementale, de l’amélioration du bien-être, de l’égalité, de la résilience des économies. Et des gens bien plus intelligents que moi devront en quelque sorte trouver des solutions. Mais je soupçonne que ce sera la voie pour s’en sortir ou pour aller de l’avant. Mais pour en revenir au sujet, il est plus important de savoir ce que les entreprises font de leur côté.

Stu Morrow :

Bien dit. Bien dit. Alors nous pouvons en revenir au processus de placement de votre équipe. Et je pense que c’est probablement un bon moment pour rappeler à nos clients quel est votre processus de placement.

Alors, peut-être commençons par vous, Dominic, et puis David, vous pouvez aussi intervenir. Mais comment, en quelque sorte, abordez-vous la gestion de portefeuille d’un point de vue philosophique ? Et si vous pouvez décrire un peu le processus de l’équipe, pour aider nos clients à comprendre combien il est important de mettre l’accent sur les sociétés.

Dominic Wallington :

Oui. Merci Stu. Oui. L’une des choses les plus importantes dont je voudrais parler aujourd’hui, c’est que nous ne considérerons jamais notre rendement comme une idéologie. Nous ne serons jamais accrochés à notre philosophie au point de la laisser devenir la considération primordiale.

Cela dit, nous avons un processus, et nous croyons qu’il est efficace à long terme, et nous comptons le respecter. Mais la raison pour laquelle j’en parle est que parfois, nous avons élaboré notre approche en l’axant sur les sociétés à rendement élevé et aux avantages concurrentiels importants, et, ce qui est très important, dont la structure requiert peu de capitaux et d’actifs.

Mais nous avons quelque peu changé au cours des derniers mois. Et nous avons commencé en décembre, en augmentant nos placements dans le secteur pétrolier, parce que nous pouvons voir plein de choses sur le plan géopolitique qui rendent le secteur plus attrayant. Dans le secteur, nous constatons aussi une discipline en matière de gestion de capitaux qui lui évite de subir les pires tumultes souvent associés aux marchandises. Et aussi, les valorisations sont très bon marché.

Je pense donc qu’il est cohérent pour nous d’intégrer le pétrole et le gaz à nos portefeuilles. Et c’est drôle, j’ai récemment lu dans la presse que Buffett faisait la même chose en même temps. Donc, étant donné que Buffett est depuis longtemps une source d’inspiration pour David et pour moi, je suis plutôt à l’aise.

Mais l’idée centrale derrière notre approche est de générer des intérêts composés sur une base annualisée. Nous croyons qu’il existe en fin de compte un lien entre la capacité d’une entreprise du monde réel à faire croître son économie par le biais de ses activités, et la façon dont cela se reflétera dans le cours des actions. Maintenant, ces choses ne marchent pas à tous les coups, étant donné que les marchés sont façonnés par des humains. Elles tournent à peu près rond parce que les actifs sont des actifs de longue durée, mais… Et la clé est là. Et nous avons bâti tout notre processus sur cette idée. Maisune certaine flexibilité est nécessaire lorsque les choses changent, et c’est pourquoi j’ai cité l’exemple du pétrole et du gaz.

Stu Morrow :

Y a-t-il quelque chose à ajouter à cela ? Et, David, je vais peut-être vous dire et vous demander, alors, en tant que nouveau chef, Actions européennes, y a-t-il quelque chose qui pourrait changer dans le processus, dans la façon dont vous voyez les fonds dont vous êtes responsable ? D’une façon ou d’une autre, cela pourrait-il changer avec votre nomination ?

David Lambert :

Je voudrais dire, la réponse au premier point est non, absolument pas. Je veux dire, c’est une continuation. Cela fait 15ans que nous travaillons ensemble. Et c’est tout un cheminement, le processus de placement, et les philosophies évoluent et se développent. C’est un processus naturel. Et cela continuera. Mais rien n’a changé.

Je suis tout à fait d’accord avec Dominic, comme vous vous en doutez, parce que nous travaillons ensemble depuis très longtemps. Mais l’ADN de ce qui fait une bonne entreprise n’a pas changé. Mais la valorisation est un aspect important. Et Dominic a parlé de certaines parties du marché boursier qui ont été abandonnées pour une raison ou pour une autre, pour des raisons idéologiques ou autres. Et cela crée des occasions que nous reconnaîtrons à condition de faire preuve de pragmatisme et de flexibilité, quand, aussi, certaines parties de ce secteur changeront, en ce qui concerne leur utilisation de capitaux ou la quantité de liquidités qu’elles produisent.

Donc, je reprendrais exactement ce que Dominic a dit. Nous continuons d’avoir une théorie de base sur ce qui fait un bon investissement. Mais en même temps, nous avons l’humilité d’accepter qu’il y a des moments et des périodes où d’autres types d’actifs deviennent plus appropriés pour le portefeuille.

Mais du point de vue de l’expérience client, rien ne change. Cela fait déjà un certain temps que nous sommes interchangeables, en quelque sorte. Je pense que même nos coiffures ont fini par se ressembler au fil des années. Il ne me manque plus que la barbe.

Stu Morrow :

En effet. Je crois que nous pouvons tous attester de vos coiffures devenues similaires au fil des années, depuis le jour où je vous ai connus. Je pourrais même dire que j’ai pris de l’avance sur vous.

Je dois dire, je suis conscient de l’heure qui tourne, et je voudrais dire que c’est toujours un énorme plaisir de discuter avec vous deux. Et, Dominic, au nom de RBC PH&N Services-conseils en placements, je vous souhaite tout le bonheur possible dans cette prochaine étape de votre vie, et une excellente retraite, tout en espérant que nous resterons en contact.

Dominic Wallington :

Stu, c’est très gentil de votre part. Et si les marchés boursiers continuent de chuter, vous pourriez me revoir plus vite que vous croyez. Mais je pense que c’est une organisation formidable, celle pour laquelle vous travaillez, et que vous la représentez parfaitement. Et je voulais ajouter, je crois, que si David apporte des changements, ce sera pour le mieux. Vous êtes entre de bonnes mains.

Stu Morrow :

Bien dit. Bien dit. Et, David, encore une fois, félicitations pour votre nomination. Nous avons hâte de vous accueillir de nouveau dans le balado, cela va sans dire, à l’avenir.

David Lambert :

Merci, Stuart. Oui. J’ai bien hâte moi aussi. Merci.

Stu Morrow :

Merci à tous les deux. Et à nos clients, merci d’avoir pris le temps d’écouter notre balado. Comme toujours, si vous avez des questions sur ce que vous avez entendu aujourd’hui, veuillez communiquer avec Services-conseils PH&N. Portez-vous bien.

Dominic Wallington :

Au revoir.

David Lambert :

Au revoir.

Déclaration et déni de responsabilité

L’épisode 23 de la baladodiffusion Opinion éclairée a été enregistré le 9 mars 2022.  

Stuart Morrow est stratégiste en chef, Placements, RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc. (RBC PH&N SCP). Les opinions exprimées par Stuart Morrow et ses invités lors de la baladodiffusion sont les leurs et ne reflètent pas l’avis de RBC PH&N SCP et de ses sociétés affiliées, y compris RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. (RBC GMA).  

Veuillez consulter votre conseiller et lire le prospectus ou le document Aperçu du fonds avant d’investir. Les placements en fonds communs peuvent entraîner des commissions, des frais de suivi et des frais et dépenses de gestion. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leurs rendements antérieurs ne se répètent pas nécessairement. Les fonds RBC, les fonds BlueBay et les fonds PH&N sont offerts par RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. et distribués par des courtiers autorisés au Canada.

Cette baladodiffusion est offerte à titre indicatif seulement et ne devrait pas être le fondement de décisions de placement. Elle ne constitue ni une offre de vente ni la sollicitation d’une offre d’achat de titres. Les renseignements fournis dans cette baladodiffusion ne sont pas des conseils relatifs aux placements, fiscaux ou juridiques. Nous invitons les particuliers à s’adresser à un conseiller fiscal et à un conseiller juridique compétents avant de prendre des décisions fondées sur les renseignements qui y sont fournis. Ni RBC PH&N SCP ni l’une ou l’autre de ses sociétés affiliées, y compris RBC GMA, ni toute autre personne n’acceptent en aucun cas la responsabilité de toute perte directe ou indirecte découlant de toute utilisation des données contenues dans cette baladodiffusion.

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