female rock climber reaching next grip on challenging ascent in page

En 2017, le thème de la Journée internationale de la femme est « Oser le changement ». Dans cette perspective, nous avons demandé à quatre dirigeantes féminines de RBC Gestion de patrimoine leur opinion sur le sujet en leur posant la question suivante : À votre avis, quel type de changement audacieux les femmes pourraient-elles apporter dans leur milieu de travail ou dans leur collectivité pour entraîner un effet positif ? Leurs réponses ont été... audacieuses, ce qui n’a rien d’étonnant.

Poser des questions

« Bien des femmes hésitent à faire part de leurs idées et à poser des questions. Elles savent bien écouter, et c’est important. Mais je pense que, parfois, nous avons peur de dire le fond de notre pensée, et cela empêche la diversité des idées et le dialogue. Je ne crois pas que les hommes se préoccupent de cela autant que les femmes. Quoi qu’il en soit, cela nous nuit. 

Les femmes qui occupent des postes de direction ont la possibilité de changer cette tendance.  Prenez ce risque. Posez la question qui vous brûle les lèvres, qui vous tracasse, la question qui vous fait craindre d’avoir l’air stupide ou de susciter un désaccord. Il n’est pas essentiel d’y avoir mûrement réfléchi ou de la formuler à la perfection. Ce n’est qu’une question.

Plus vous aurez l’attitude qui consiste à « exprimer vos idées pour enrichir la conversation », plus vous gagnerez de l’assurance et cesserez d’avoir peur de faire connaître vos prochaines idées, et mieux vous parviendrez à vos fins. »

Ann Senne, chef, Conseils et solutions, RBC Gestion de patrimoine ─ États-Unis

Prendre des risques

« À mes yeux, faire un changement audacieux, c’est avoir la discipline voulue pour se dépasser, se forcer à sortir de sa zone de confort. Ce n’est pas un geste ponctuel ; il est question ici de s’efforcer constamment de faire quelque chose dont le résultat est incertain, ou qui rend un peu nerveux, et de s’obliger à agir. Pareille attitude est une manière plus efficace de provoquer un changement durable. C’est à mon avis une manière beaucoup plus constructive.

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Je pense qu’il est important de ne pas négliger des occasions et de prendre des risques calculés. C’est ainsi qu’on apprend à connaître son comportement dans différentes situations. On se rend parfois compte qu’on arrive à réaliser des choses dont on ne se pensait pas capable. C’est bien de miser sur son domaine de compétence, mais il faut aussi essayer d’aller plus loin. C’est ainsi que l’on peut devenir un atout plus précieux pour son milieu de travail et sa collectivité. On gagne par le fait même de la force et de la confiance.

Il s’agit là d’un marathon, pas d’un sprint. Celles qui prennent des risques et saisissent les occasions pourraient encourager les femmes de la prochaine génération à aller encore plus loin. »

Frédérique Carrier, directrice générale et chef, Actions, RBC Gestion de patrimoine ─ International, Îles Britanniques

Être sûre de soi

« Un changement audacieux que les femmes peuvent faire pour exercer une influence dans leur milieu de travail et dans leur collectivité consiste à ne pas avoir peur de se montrer sûres d’elles. Je pense que les femmes se tiennent en retrait dans leur milieu de travail ; nous sommes peut-être naturellement modestes, humbles ou enclines à dire ce que les autres veulent entendre.  C’est certainement un trait de caractère que j’ai eu à combattre quand j’étais jeune, et c’est encore le cas. Ce que je croyais être de la modestie peut être perçu comme un manque de confiance en soi. En fait, les femmes sûres d’elles peuvent donner une impression négative, alors que les hommes sûrs d’eux sont perçus comme étant forts et virils.

Que ce soit dans des activités bénévoles pour un organisme local ou au bureau, les femmes ne doivent pas avoir peur de prendre des initiatives et de veiller à se faire entendre. Il n’est pas nécessaire de se sentir sûre de soi,  mais il faut projeter pareille image. Au travail, dans nos collectivités, à la maison. Et cela devant nos enfants, dans un rôle de mère, ou devant nos nièces, dans un rôle de tante, pour montrer que c’est bien de se lever, de se faire entendre, d’avoir confiance en ses capacités et d’affirmer ce qui nous semble être la vérité. »

Leanne Kaufman, chef, Trust Royal, RBC Gestion de patrimoine ─ Canada

Être généreuse envers soi-même

« Un changement qui serait audacieux à mes yeux ? Être généreuses envers nous-mêmes. Les femmes ont tendance à penser qu’elles doivent avoir réponse à tout. Nous nous présentons devant les autres en pensant  ‘Ces femmes sont si bien organisées, elles ont trouvé un parfait équilibre travail-vie privée’. Puis, nous nous demandons ce qui ne va pas avec nous.

La vérité, c’est qu’elles n’ont pas trouvé cet équilibre. Elles ont toutes les mêmes difficultés que nous. Et il nous est impossible de trouver réponse à tout, car au moment où nous pensons que nous y sommes arrivées, la vie nous présente un autre défi.

Quelqu’un m’a dit détester l’expression « équilibre travail-vie privée » parce qu’elle donne à entendre qu’une fois la recette exacte trouvée, la vie devient ensuite parfaitement équilibrée. Mais c’est impossible ; la vie ne cesse de changer, d’évoluer. C’est ce qui en fait la difficulté, mais aussi la beauté. C’est une aventure que personne ne vit sans rencontrer d’obstacles. Il nous faut être plus généreuses envers nous-mêmes et nous enlever la pression qui consiste à vouloir tout faire à la perfection. Si nous y arrivons, chaque aspect de notre vie en profitera. »

Kristen Kimmell, chef du personnel, RBC Gestion de patrimoine ─ États-Unis.