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6 juin 2022

Frédérique Carrier
Première directrice générale et chef, Stratégies
de placement - RBC Europe Limited

Par Frédérique Carrier

  • La guerre qui fait rage entre la Russie et l’Ukraine, deux géants de l’agriculture, a aggravé les difficultés liées à l’alimentation de la population mondiale en constante augmentation. À cette situation s’ajoutent des événements météorologiques toujours plus imprévisibles attribuables au changement climatique et une dégradation des sols résultant de pratiques agricoles non durables.
  • Les prix des denrées alimentaires, déjà poussés à la hausse par les pénuries de main-d’œuvre provoquées par la pandémie et la montée en flèche des prix de l’énergie, devraient continuer de grimper. La malnutrition et la faim, qui affligent aussi bien les pays développés qu’en développement, risquent d’engendrer des conflits ou des vulnérabilités politiques.
  • L’amélioration de la sécurité alimentaire est devenue une priorité des gouvernements et le secteur privé y voit une occasion. Nous explorons ici les principales solutions technologiques qui joueront sans doute un rôle de plus en plus important dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et mettons en évidence les possibilités de placement qui présentent des perspectives de croissance attrayantes dans ce contexte.

Aggravation d’une situation déjà précaire

La sécurité alimentaire était déjà précaire avant la pandémie. Le Forum économique mondial (FEM) a déterminé qu’en 2050, la demande de nourriture dépasserait de 60 % celle d’aujourd’hui. Cela s’explique en partie par l’augmentation du nombre d’humains sur Terre, mais surtout par l’adoption d’un régime alimentaire davantage axé sur la viande et les produits laitiers par un énorme pan de la population sortant de la pauvreté.

Les pénuries de main-d’œuvre liées à la pandémie et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont empiré les choses en réduisant l’approvisionnement alimentaire et en propulsant les prix de l’énergie à des sommets.

L’indice des prix des denrées de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA), qui suit l’évolution des marchés mondiaux des produits de base agricoles, s’est élevé à 159 points en avril 2022, fracassant le record précédent de 138 points enregistré en 2011. En fait, l’indice indique que les prix des aliments sont maintenant supérieurs de 75 % à leur niveau d’avant la pandémie.

Sur les trois derniers cycles, les prix des denrées ont doublé en un peu plus de trois ans

Indice des prix des denrées de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

Indice des prix des denrées de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

Le graphique linéaire montre l’évolution depuis 1990 de l’indice mondial des prix des produits alimentaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Il met en évidence la tendance actuelle à la hausse des prix des denrées alimentaires parallèlement aux trois cycles de hausse précédents : 1993-1996 (33 mois, hausse de 36 %) ; 2002-2008 (70 mois, hausse de 162 %) ; et 2009-2011 (23 mois, hausse de 64 %). Au cours des 23 mois qui ont suivi le début de la pandémie de COVID-19 en 2019, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 75 %. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a récemment contribué à faire monter les prix.

Cycles de hausse :

  1. 1993–1996: 33 mois; hausse des prix de 36 %
  2. 2002–2008: 70 mois; hausse des prix de 162 %
  3. 2009–2011: 23 mois; hausse des prix de 64 %
  4. Depuis 2019–: 23 mois; hausse des prix de 75 %

Événements mondiaux :

  1. Crise financière mondiale
  2. Printemps arabe
  3. Début de la pandémie de COVID-19
  4. Invasion de l’Ukraine par la Russie

Sources : RBC Gestion de patrimoine, Bloomberg ; données mensuelles prises en compte jusqu’au 30 avril 2022

La guerre entre la Russie et l’Ukraine bouleverse l’approvisionnement alimentaire mondial de plusieurs manières. Vu le moment de l’invasion (à la fin de l’hiver), les périodes de plantation et de récolte ont été chamboulées. L’ONUAA estime que de 20 à 30 % du tournesol et du maïs ne seront ni plantés ni récoltés. Fait important, la Russie a coupé une grande partie de l’accès de l’Ukraine à la mer Noire, bloquant ses exportations. En outre, les sanctions contre la Russie limitent ses propres exportations de produits agricoles.

Nourri par la flambée des prix, le protectionnisme alimentaire gagne du terrain. L’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires révèle que le nombre de pays qui imposent des restrictions relatives à leurs exportations alimentaires est passé de trois avant l’invasion à 16 aujourd’hui. Plus récemment, l’Inde, deuxième producteur de blé au monde, a interdit les exportations de cette céréale à cause de la hausse locale des prix. Sa priorité est d’atténuer la famine qui touche une grande partie de la population nationale.

La guerre a aussi aggravé les perturbations sur les marchés de l’énergie, dont les prix prohibitifs ont contribué à la hausse de ceux des denrées. Selon notre correspondant national de recherche, environ un tiers des coûts alimentaires sont liés à l’énergie. Les machines agricoles nécessitent du carburant pour fonctionner, et la fabrication d’engrais est un processus énergivore. Le fabricant d’engrais norvégien Yara a temporairement réduit sa production en France et en Italie en raison de la hausse des prix du gaz en mars. Les prix dopés des engrais risquent d’entraîner une baisse de la production agricole si les agriculteurs déterminent qu’ils coûtent trop cher et décident d’en utiliser moins.

Les coûts de transport et d’emballage ne sont pas non plus épargnés. Effectivement, notre correspondant national de recherche indique que l’énergie compte pour 20 % des coûts d’emballage à base de fibres et 35 % des coûts d’emballage à base de verre.

L’augmentation des prix des denrées se répercute sur d’autres aspects de la chaîne de production alimentaire. Le maïs, par exemple, est un ingrédient clé de l’alimentation animale, de sorte que les éleveurs sont également soumis à des pressions.

Plus haut, plus longtemps

Il n’est pas rare que les prix des denrées restent élevés pendant plusieurs mois. Les trois derniers cycles de hausse ont duré entre 23 et 70 mois. À notre avis, le cycle actuel, qui en est à 23 mois, devrait s’inscrire dans la durée, compte tenu des obstacles omniprésents relatifs à l’offre. De plus, aucune baisse des prix de l’énergie n’est prévue de sitôt. Michael Tran, stratège, Marchandises, RBC Capital Markets, LLC, s’attend à ce que les prix du pétrole gravitent autour des 100 $ le baril au moins jusqu’à la fin de 2023. Sa conclusion s’appuie sur une analyse de 22 des ports les plus influents du monde, selon laquelle la congestion portuaire à l’échelle planétaire serait en train de s’exacerber, tandis que les prix du fret demeurent excessifs et que ceux du carburant marin et de l’assurance augmentent.

Dans l’ensemble, l’ONUAA prévoit que les prix internationaux des produits de base que la Russie et l’Ukraine exportent en grande quantité pourraient s’accroître de 8 % à 22 % au cours de la période 2022-2023 par rapport à leur niveau déjà haut de 2021.

Cela dit, même lorsque le conflit entre la Russie et l’Ukraine sera finalement résolu et que la pandémie prendra fin, la nécessité de nourrir une population mondiale croissante contribuera probablement à maintenir les prix des denrées élevés, compte tenu des conditions de culture de plus en plus difficiles. Le FEM a établi qu’au moment présent, 40 % de la masse terrestre mondiale est aride et que les aires désertiques prendront de l’ampleur avec la hausse des températures. Il estime que d’après les taux actuels, la quantité de nourriture cultivée aujourd’hui ne suffira à nourrir que la moitié de la population mondiale d’ici 2050. En outre, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le stress hydrique va s’accentuer dans de nombreuses zones agricoles d’ici 2025 à cause de l’utilisation accrue d’eau et de la chaleur.

La sécurité alimentaire sous l’angle géopolitique

Certains pays, dont la Chine, s’efforcent d’assurer la sécurité alimentaire pour se libérer de leur dépendance à l’égard d’autres nations et des vulnérabilités stratégiques potentielles. Ainsi, le gouvernement chinois s’est attaché à augmenter ses réserves de produits de base agricoles au cours des cinq dernières années. Selon le département américain de l’Agriculture (USDA), la Chine, qui abrite un peu moins de 20 % de la population terrestre, détient maintenant environ les deux tiers des réserves mondiales de maïs et plus de la moitié de celles de riz et de blé.

Elle investit également dans la recherche et le développement en agriculture. À l’occasion d’une récente visite à un laboratoire de semences à Sanya, dans la province de Hainan, le président Xi Jinping a déclaré que la sécurité alimentaire ne serait assurée qu’au moment où les ressources en semences se trouveraient entre les mains des Chinois. Il aspire à ce que la Chine s’approvisionne en semences de façon indépendante et contrôlable, et à ce que les technologies liées à l’industrie des semences soient autonomes. Le ministre de l’Agriculture et des Affaires rurales Tang Renjian a renchéri en affirmant que « les semences sont les puces informatiques de l’agriculture et que les terres cultivées sont le moteur de la production alimentaire ».

Le laboratoire d’une superficie de 240 000 mètres carrés, soit quelque 45 terrains de football, a été mis en place pour permettre à la Chine de cultiver de manière indépendante des variétés de semences offrant un meilleur rendement. Il se concentre sur la recherche et le développement de même que sur l’industrialisation. Située à l’extrême sud de la Chine, la ville de Sanya possède un climat tropical qui permet aux variétés d’être cultivées jusqu’à trois fois par an.

L’impératif de sécurité alimentaire

Les répercussions de la hausse des prix des denrées se feront sentir de manière inégale d’une région du monde à l’autre. Selon la Banque mondiale, ce sont les pays et les communautés à faibles revenus, où l’alimentation peut engloutir jusqu’à deux tiers des revenus des ménages, qui en souffriront le plus, en particulier s’ils dépendent des importations de céréales, comme au Moyen-Orient et en Afrique. L’Égypte, par exemple, reçoit 80 % de ses importations de blé en provenance de l’Ukraine et de la Russie.

Globalement, le Programme alimentaire mondial des Nations unies estime qu’il y a 690 millions de personnes dans le monde qui se couchent l’estomac vide au quotidien et plus de 44 millions qui sont au bord de la famine.

L’insécurité alimentaire n’est pas l’apanage des pays en développement. Dans les économies développées, la hausse du coût des aliments fait également mal au budget des ménages.

Au Royaume-Uni, le nombre de ménages qui réduisent leur consommation de nourriture ou sautent un repas s’établit maintenant à un sur sept et la flambée des prix entraîne une dégradation de la qualité nutritionnelle des plus pauvres du pays, d’après une recherche de la Food Foundation, une organisation caritative britannique, et de la London School of Hygiene & Tropical Medicine. La Food Foundation s’attend à ce que ce problème devienne plus aigu.

En décembre 2021, un rapport de quatre grandes universités canadiennes suggérait qu’au Canada, une famille de quatre personnes pouvait anticiper de débourser 966 $ CA de plus pour l’alimentation en 2022, soit une augmentation de 5 % à 7 % par rapport à l’année précédente. Compte tenu de l’amplification de l’inflation alimentaire à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, nous croyons que cette estimation pourrait s’avérer trop prudente. Il y a donc d’autant plus lieu de s’inquiéter à savoir dans quelle mesure l’insécurité alimentaire touchera les Canadiens à faibles revenus.

Amélioration de la productivité

Malheureusement, il n’existe pas de solution rapide pour assurer la sécurité alimentaire. La libération des réserves de céréales, lorsque c’est possible, peut aider en cas d’urgence, mais il convient, à notre sens, de renforcer durablement la résilience.

Pour atténuer l’insécurité alimentaire, il faut généralement se concentrer sur des mesures localisées en fonction des défis, telles que l’amélioration de la gestion durable des ressources grâce à des systèmes d’irrigation efficaces ou à la conservation des sols. Sinon, l’accent peut être mis sur le perfectionnement des réseaux de distribution si ceux-ci sont considérés comme le principal obstacle à la sécurité alimentaire. Par exemple, le plan alimentaire décennal de New York (publié en 2021) prévoyait une meilleure intégration du centre de distribution alimentaire de Hunts Point, souvent surnommé le réfrigérateur de la ville, à d’autres canaux de distribution alimentaire locaux. L’initiative visait à adapter le centre de Hunts Point, créé il y a plus de 50 ans, aux besoins modernes du système alimentaire de New York.

Le FME suggère que pour améliorer la sécurité alimentaire, il faut accroître la productivité du secteur agricole. L’établissement de partenariats publics-privés peut aussi être utile, tout comme le fait de privilégier des cultures produites localement.

Les enjeux pourraient difficilement être plus élevés, à notre avis, car au‑delà de la malnutrition et de la faim, un échec risquerait de contribuer à des migrations massives, à un retrait du soutien gouvernemental et à des conflits. Les soulèvements du Printemps arabe au Moyen-Orient en 2011 ont entre autres été provoqués par la flambée des prix des denrées. De plus, les résultats médiocres du parti conservateur au pouvoir au Royaume-Uni lors des récentes élections locales ont été largement attribués à la crise du coût de la vie dans le pays, notamment à l’inflation alimentaire galopante.

Nous croyons que les technologies agricoles qui peuvent accroître le rendement des cultures tout en réduisant le fardeau environnemental ont un rôle important à jouer dans l’amélioration de la sécurité alimentaire. Nous avons traité de bon nombre de ces solutions dans notre rapport sur les technologies agricoles de 2021, y compris la technologie génétique, l’agriculture de précision, l’agriculture en milieu contrôlé et les gains d’efficacité des chaînes d’approvisionnement.

Avancées en matière de technologies agricoles

Technologie génétique : édition génomique et organismes génétiquement modifiés

Comme nous l’avons expliqué l’an dernier dans le rapport sur les technologies agricoles, les cultures génétiquement modifiées ont fait face à une résistance généralisée de la part des consommateurs au fil des ans, malgré leur rendement élevé, leur tolérance accrue à la sécheresse et aux pluies abondantes, ainsi que leur résistance supérieure aux ravageurs et aux maladies. Cela s’explique en partie par le fait que les cultures génétiquement modifiées ont été conçues pour aider les agriculteurs sans penser aux avantages pour les consommateurs finaux.

Plus récemment, la technologie d’édition génomique a mis l’accent sur les besoins des consommateurs. En 2021, la tomate Sicilian Rouge a été mise en vente au Japon. Cette variété a subi une édition génomique de manière à ce qu’elle renferme jusqu’à cinq fois la teneur normale de GABA, un nutriment qui favorise la relaxation et abaisse la tension artérielle. La tomate Sicilian Rouge est l’un des premiers aliments dont le génome a été édité rendus accessibles au public. D’autres pays devraient emboîter le pas au Japon. L’USDA a confirmé que cette tomate ne serait pas réglementée de la même manière que les cultures génétiquement modifiées conventionnelles.

La technologie d’édition génomique consiste à modifier l’ADN existant d’un organisme, tandis que les formes antérieures de modification génétique tendaient à ajouter de l’ADN provenant d’organismes différents. Les aliments issus de l’édition génomique ne font généralement pas l’objet des mêmes règles que les autres cultures génétiquement modifiées, car de nombreux changements similaires se produisent naturellement.

Le Royaume-Uni, qui n’est plus soumis aux lois et règlements de l’Union européenne visant à éviter les organismes génétiquement modifiés, adopte une attitude plus positive à l’égard de ces aliments. En janvier 2022, le Parlement britannique a adopté une loi ayant pour objectif de réduire les délais et les coûts des essais d’édition génomique effectués au pays.

Au fur et à mesure de l’évolution de cette nouvelle génération d’aliments génétiquement modifiés présentant des avantages pour la santé, nous nous attendons à ce que leur popularité augmente.

Fabricants d’équipement agricole de précision

L’agriculture de précision se rapporte à un éventail de techniques et d’outils de plus en plus utilisés qui permettent aux agriculteurs d’optimiser la productivité des cultures. Fait intéressant, l’Union européenne envisage d’assouplir ses règles de mise en jachère, ce qui pourrait renforcer l’adoption d’équipements agricoles de précision.

Instaurées en 1988, ces règles obligent les agriculteurs à laisser une partie de leurs terres exemptes de production intensive pour favoriser une biodiversité saine après des années d’exploitation. Selon la Banque mondiale, l’expansion des terres agricoles serait bien accueillie, leur pourcentage de la superficie totale n’ayant pas augmenté depuis le début des années 1990.

Malgré 30 ans d’accroissement de la population, la superficie des terres agricoles est restée stable

Terres agricoles en pourcentage de la superficie totale

Terres agricoles en pourcentage de la superficie totale

Le graphique linéaire montre l’évolution de 1992 à 2018 de la part des terres agricoles dans le monde en pourcentage de la superficie totale. Au cours de cette période, le pourcentage a varié de 36,75 % à 37,25 % environ, soit un peu plus de 0,5 %. Après une brève augmentation dans les années 1990, le pourcentage de terres consacrées à l’agriculture a diminué et, en 2018, il était à peu près le même qu’en 1992.

Source : Banque mondiale ; données jusqu’en 2018

Producteurs de potasse

La demande d’engrais augmente au même rythme que celle du nombre de bouches à nourrir. La potasse est un engrais courant qui améliore la durabilité des plantes et leur résistance à la sécheresse (en encourageant la rétention d’eau), aux maladies, aux mauvaises herbes, aux parasites et au froid.

Nous pensons que les producteurs de potasse sont en bonne position pour gruger des parts de marché des producteurs d’engrais touchés par la hausse des prix du gaz. À notre avis, le Canada est particulièrement bien placé, car la Saskatchewan abrite les plus gros gisements de potasse au monde, bien que seulement une fraction de ceux-ci soit actuellement exploitée. Qui plus est, les sanctions contre la Russie et son allié le Belarus, qui comptent pour 40 % de la production et des exportations mondiales de potasse, obligent les autres producteurs à se mobiliser.

Un marathon, pas un sprint

La sécurité alimentaire mondiale, déjà grandement affectée par le changement climatique, est encore plus compromise depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Malheureusement, il n’existe a pas de remède miracle. Les pays qui ont de faibles capacités agricoles, tant dans les marchés développés qu’en développement, sont ceux qui auront le plus de difficultés à s’en sortir.

Les solutions technologiques joueront vraisemblablement un rôle grandissant pour faire en sorte qu’un plus grand nombre de personnes soient nourries en dépit de la détérioration des conditions. D’après nous, les investisseurs peuvent trouver des idées de placement dans plusieurs domaines où les perspectives de croissance sont stimulées par la recherche de la sécurité alimentaire (voir le tableau ci-dessous).

Les technologies agricoles peuvent améliorer la sécurité alimentaire

Stratégies et solutions pour améliorer la sécurité alimentaire

Stratégies Solutions

Accroissement du rendement des terres agricoles

  • Agriculture de précision
    • Imagerie par satellite, drones, capteurs
    • Irrigation intelligente et technologies des sols
    • Analyse des données avec l’intelligence artificielle et les mégadonnées
    • Internet des objets et connectivité
  • Technologie génétique
    • Résistance aux maladies, aux ravageurs et à la sécheresse
    • Édition génomique
  • Engrais
    • Potasse

Agriculture en milieu contrôlé

  • Technologies pour les serres et l’agriculture intérieure
  • Agriculture verticale
  • Systèmes d’éclairage LED
  • Aéroponique et hydroponique

Gains d’efficacité des chaînes d’approvisionnemen

  • Lien direct de l’agriculteur au consommateur (livraison de repas prêts à cuisiner, épiceries électroniques)
  • Technologies de réduction des déchets
    • Réutilisation des déchets agricoles
    • Solutions de refroidissement et d’entreposage
    • Chaînes du froid
    • Emballage intelligent

Source : RBC Gestion de patrimoine


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