Les solides rendements de 2025 et l’atténuation des pressions liées au transfert de patrimoine ravivent la confiance des bureaux de gestion de patrimoine familial pour les années à venir.
29 septembre 2026
Les bureaux de gestion de patrimoine familial continuent de faire état de rendements positifs et d’un optimisme soutenu, malgré plusieurs années de volatilité persistante sur les marchés et le commerce mondial, tandis que la cybersécurité est devenue une préoccupation opérationnelle persistante.
C’est ce qu’indique le Rapport sur les bureaux de gestion de patrimoine familial de l’Amérique du Nord 2026 , produit par RBC et Campden Wealth, qui a sondé 155 bureaux de gestion de patrimoine unifamilial et bureaux de gestion de patrimoine multifamilial privés en Amérique du Nord, pour un patrimoine total moyen de 2,25 milliards de dollars américains. Parmi les répondants, 40 % sont des membres de la famille et plus de la moitié occupent des postes clés dans des bureaux de gestion de patrimoine familial, notamment ceux de chef de la direction, de président du conseil, de fondateur, de propriétaire d’entreprise ou de président.
Les bureaux de gestion de patrimoine familial continuent de changer et le présent rapport donne un aperçu de leurs activités et de leurs priorités à mesure qu’ils progressent.
Dans un revirement important par rapport à 2025, 56 % des répondants ont indiqué que la cybersécurité et les violations de données étaient le plus important risque opérationnel à court terme. L’an dernier, ce risque se retrouvait en queue de peloton, à seulement 16 %. La préoccupation n’est pas infondée : la moitié des bureaux de gestion de patrimoine familial qui ont répondu ont fait l’objet de tentatives d’hameçonnage en 2026, un quart ont vu les comptes personnels d’un membre de la famille compromis, et la mise en œuvre de mesures de prévention élémentaires a connu un recul. L’authentification à deux facteurs est passée de 92 % à 83 %, tandis que l’autorisation de paiement à double approbation a reculé de 84 % à 72 %.
Le rapport montre que l’IA est un thème de placement dominant pour les bureaux de gestion de patrimoine familial en 2026. Cinquante-neuf pour cent des répondants ont indiqué qu’il s’agissait du principal thème de placement pour les 12 prochains mois et 64 % ont indiqué qu’il s’agissait du principal thème pour les deux à cinq prochaines années, au deuxième rang, derrière les actions américaines.
L’IA est également en tête de la liste des risques les plus susceptibles de se cristalliser au cours des cinq prochaines années, 75 % des répondants ayant indiqué qu’ils s’attendent à ce qu’une bulle d’investissement liée à l’IA éclate au cours de cette période et à ce qu’elle perturbe l’emploi, ce à quoi beaucoup s’attendent.
En ce qui concerne l’analyse de rentabilité de l’utilisation de l’IA, les opinions demeurent divisées. Quarante pour cent des répondants affirment que l’IA est intégrée et essentielle au flux des travaux, tandis que 38 % sont en désaccord. Ils sont divisés sur la question de savoir s’ils sont prêts à payer pour de l’IA de catégorie entreprise : 36 % ont répondu « oui », 46 % ont répondu « non », et les autres sont indécis.
Les médias financiers font état depuis plusieurs années d’un « grand transfert de patrimoine » à venir, dans le cadre duquel des milliers de milliards de dollars devraient être transmis à des héritiers en Amérique du Nord. Bien que cette transition demeure importante, le moment où elle doit avoir lieu varie selon les répondants.
En 2026, un cinquième des bureaux de gestion de patrimoine familial répondants ont indiqué avoir connu un transfert générationnel au cours des cinq dernières années. Parmi les bureaux de gestion de patrimoine familial qui n’ont pas connu cette situation récemment, plus de 50 % s’attendent à ce que le prochain transfert se produise dans plus de 10 ans. Par conséquent, les dirigeants de bureaux de gestion de patrimoine familial ont le temps de transformer les discussions sur la planification successorale et la succession en conversations et en plans d’action à long terme.
Le rapport montre également des lacunes dans la planification successorale et l’état de préparation de la prochaine génération. Les données reflètent qu’il s’agira d’un risque à long terme pour de nombreuses personnes, mais il est important que les bureaux de gestion de patrimoine familial commencent à sensibiliser la prochaine génération aux valeurs, à la gestion du patrimoine et à la préparation, ce qui pourrait modifier sa façon d’aborder les objectifs à long terme.
En 2025, les bureaux de gestion de patrimoine familial interrogés ont indiqué qu’ils faisaient preuve d’une extrême prudence dans un contexte de tensions commerciales et de troubles géopolitiques. À l’époque, 15 % des répondants s’attendaient à un résultat négatif pour leurs placements. Pour la plupart d’entre eux, ces attentes ne se sont pas concrétisées.
Avec le recul, il est évident que leurs perspectives négatives étaient injustifiées : les répondants de cette année ont fait état d’un solide rendement global en 2025. Ils ont indiqué un rendement moyen de 17 % à 20 % sur les marchés boursiers, les actions des marchés développés inscrivant un rendement d’environ 18 % et les actions des marchés émergents, un rendement d’environ 22 %. Les répondants ont rapporté des rendements moyens de 12 % à 15 % sur les marchés privés.
Les bureaux de gestion de patrimoine familial s’attendent en grande partie à des rendements positifs constants dans les deux à cinq prochaines années. Plus de la moitié des répondants pensent que les actions égaleront ou dépasseront le rendement de l’an dernier au cours des prochaines années.
Les dirigeants de bureaux de gestion de patrimoine familial sont également optimistes à l’égard des marchés privés. Plus de 80 % d’entre eux s’attendent à ce que les investissements privés égalent ou dépassent le rendement de l’an dernier. Parallèlement, la liquidité devient une préoccupation majeure et les sorties de fonds sont difficiles; ainsi, même si les bureaux de gestion de patrimoine familial se montrent optimistes à l’égard du capital-investissement, ils se montrent de plus en plus sélectifs quant à la façon d’y accéder.
Les prévisions optimistes des bureaux de gestion de patrimoine familial semblent indiquer qu’ils estiment que l’économie se trouve à un stade précoce du cycle économique plutôt qu’à l’approche de la fin d’un marché haussier arrivé à maturité. Les répondants ont indiqué la façon dont ils prévoyaient de rajuster la répartition des placements au cours des deux à cinq prochaines années, et ces plans témoignent de leur confiance. Les catégories d’actifs que les répondants prévoyaient le plus souvent d’augmenter sont notamment l’immobilier (44 % des répondants ont indiqué leur intention d’augmenter leurs placements dans cette catégorie), les actions de marchés en développement (41 %) et les investissements directs en capital-investissement (37 %). Les trois catégories d’actifs que les répondants prévoyaient le plus souvent de réduire sont les actions des marchés développés (30 % s’attendent à diminuer leurs placements dans cette catégorie), les titres de créance privés (27 %) et l’or et les métaux précieux (21 %).
Les dirigeants de bureaux de gestion de patrimoine familial ont constamment exprimé leurs préoccupations à l’égard de la liquidité lorsqu’ils évaluent les placements, surtout les placements sur les marchés privés et les titres de créance privée. Presque tous les répondants ont convenu qu’il y avait de grandes différences dans la qualité des fonds du marché privé, et la liquidité était la caractéristique qui les définissait pour évaluer cette qualité.
Un répondant a indiqué qu’il n’avait pas investi dans un fonds de marché privé depuis 2015 à cause des préoccupations à l’égard de la liquidité et des gestionnaires. Pour cette famille, l’avantage décisif est sa propre expertise, c’est-à-dire sa capacité à transformer un placement moyen en un placement excellent.
Les répondants de bureaux de gestion de patrimoine familial ont exprimé leur intérêt pour une expansion des investissements en Europe et en Asie-Pacifique, mais le temps nous dira s’ils finiront par passer à l’action à cet égard. L’an dernier, un plus grand nombre de bureaux ont indiqué qu’ils avaient l’intention d’accroître leur exposition à l’Europe et à l’Asie-Pacifique plutôt qu’aux États-Unis. L’inverse s’est toutefois produit : la part moyenne des États-Unis est passée de 68 % à 80 % et toutes les régions non américaines se sont réduites.
Ces décisions s’expliquent peut-être par le solide rendement des actions américaines, comme l’ont indiqué les répondants en faisant le bilan des résultats de 2025. Toutefois, les intentions et les résultats ayant fortement divergé l’an dernier, le scepticisme à l’égard des plans d’investissement régionaux de cette année est justifié.
La plupart des répondants des bureaux de gestion de patrimoine familial (86 %) ont indiqué qu’ils ne participaient pas à des placements responsables ou fondés sur des valeurs. Les 14 % qui le font sont en forte baisse par rapport aux 25 % enregistrés l’an dernier.1
Mais les chiffres ne disent pas tout. Le concept d’investissement responsable semble avoir pris une nouvelle dimension, qui consiste à intégrer les valeurs dans la répartition de l’actif plutôt que de les considérer comme un objectif en soi.
Cinquante-neuf pour cent des bureaux s’engagent dans des activités philanthropiques, et les motivations ont évolué pour se concentrer davantage sur la famille elle-même. La principale motivation est désormais « de perpétuer la mission, l’héritage et les valeurs de la famille », devant « redonner à la société », qui occupait la première place l’année dernière. L’éducation et le soutien à la collectivité demeurent les principales causes caritatives, et la sécurité alimentaire, nouvellement ajoutée à la liste, a recueilli le soutien de près de la moitié des répondants. Parmi les bureaux qui ont déclaré leurs dons, 42 % ont donné plus de 5 millions de dollars en 2025.
Les familles peuvent ne pas se considérer comme impliquées dans l’investissement responsable, mais le rapport montre qu’elles expriment de plus en plus leurs valeurs au moyen de la philanthropie ou qu’elles les intègrent dans les décisions générales de répartition de l’actif plutôt que dans le cadre d’une stratégie d’investissement officiellement qualifiée de « responsable ».
Lisez le rapport complet pour en savoir plus sur les raisons pour lesquelles les bureaux de gestion de patrimoine familial signalent une plus grande confiance à l’égard des placements malgré les pressions sur le plan des liquidités, les échéanciers en matière de succession, les lacunes en matière de préparation, l’adoption rapide des technologies et l’augmentation des risques liés à la cybersécurité.
Sources:
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