Réflexions sur les élections : les élections de mi-mandat et ce qui compte vraiment pour les marchés

Analyse
Perspectives

Les élections de mi-mandat ont chamboulé la politique américaine, mais en ce qui a trait aux marchés boursiers, les élections vont et viennent. Nous examinons le contexte des placements, ainsi que quatre facteurs qui, selon nous, sont plus importants pour le rendement du marché boursier américain que les élections.

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5 novembre 2026

Kelly Bogdanova
Vice-présidente et analyste de portefeuille
Services-conseils en gestion de portefeuille – États-Unis

L’analyse rétrospective des élections de mi-mandat, notamment sur ce qui a admirablement bien fonctionné pour les démocrates et ce qui a lamentablement échoué pour les républicains, se poursuivra vraisemblablement jusqu’à l’approche des primaires présidentielles du début de 2028, voire au-delà.

Il existe déjà d’importants désaccords au sein des deux partis politiques ainsi qu’à l’intérieur de l’administration Trump quant aux raisons de la « vague bleue » démocrate et à la façon de réagir par la suite.

Quelle que soit la façon dont nous en sommes arrivés là, les données historiques sur le rendement des marchés réfutent l’adage souvent avancé à Wall Street au lendemain de l’élection selon lequel « les marchés adorent toujours l’impasse politique à Washington ».

Un gouvernement divisé a effectivement coïncidé avec des rendements bien supérieurs à la moyenne dans certains contextes, mais pas dans celui auquel les marchés sont actuellement confrontés. Le marché boursier a affiché ses résultats les plus faibles lorsqu’un président républicain et un Congrès contrôlé par les démocrates se partageaient les leviers du pouvoir.

Rendements annuels moyens de l’indice S&P 500 depuis 1953 selon le parti qui détient le contrôle

Rendements annuels moyens de l’indice S&P 500 depuis 1953 selon le parti qui détient le contrôle

Sources : RBC Gestion de patrimoine, Bloomberg; données jusqu’au 31 décembre 2025; données fondées sur le rendement des cours et excluant les dividendes

Le graphique indique le rendement annuel passé de l’indice S&P 500 selon quel parti contrôle le gouvernement fédéral des États-Unis. L’indice S&P 500 a progressé de 13,3 % durant les vagues républicaines (lorsque le parti contrôlait la présidence et les deux chambres du Congrès). Il a progressé de 7,3 % lorsque les républicains ont contrôlé la présidence et que le contrôle du Congrès était divisé entre les républicains et les démocrates. Il a avancé de 4,9 % lorsque les républicains ont contrôlé la présidence et que les démocrates ont contrôlé les deux chambres du Congrès. Il a progressé de 8,0 % durant les vagues démocrates. Il a grimpé de 17,0 % lorsque les démocrates ont contrôlé la présidence et que le contrôle du Congrès était divisé entre les républicains et les démocrates. Il a grimpé de 16,3 % lorsque les démocrates contrôlaient la présidence et que les républicains contrôlaient les deux chambres du Congrès.

Un rendement inférieur du marché boursier américain dans ce scénario est-il inévitable pour les deux prochaines années?

La bonne nouvelle, c’est que l’échantillon sur lequel reposent les données ci-dessus est trop limité pour être véritablement prédictif ou statistiquement significatif, et que les rendements observés au sein des différentes catégories présentent une grande variabilité.

S’il est prudent pour les investisseurs de tenir compte des précédents historiques, nous estimons qu’il est plus pertinent de se concentrer sur les éléments suivants :

  • Les éventuels changements de politiques et de mesures législatives, le cas échéant, qui pourraient avoir une incidence sur le marché boursier américain au cours des deux prochaines années;
  • La façon dont les analystes sectoriels de RBC Marchés des Capitaux perçoivent cette nouvelle configuration politique; et
  • Ce qui compte davantage pour le rendement du marché boursier que les élections.

Ce qui pourrait changer et ce qui pourrait ne pas changer

Selon Eric Lascelles, économiste en chef de RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., le résultat de l’élection est légèrement négatif pour la croissance économique et le marché boursier aux États-Unis. Il souligne toutefois que les résultats pourraient limiter légèrement l’inflation et les taux de rendement obligataires.

M. Lascelles souligne également ce qui suit :

  • La Maison-Blanche conserve un contrôle ferme sur les droits de douane, la politique étrangère et l’immigration grâce à ses pouvoirs exécutifs. Ces politiques ne subiront pas de changements importants sous le nouveau Congrès.
  • Au cours des deux prochaines années, la portée des paquets d’aide budgétaires est moindre, ce qui stimule habituellement la croissance économique.
  • Toutefois, la portée des paquets d’aide budgétaire visant à soutenir les ménages à revenu faible et moyen pourrait être limitée, bien qu’il ne s’agisse là que d’un aléa à la hausse, et non d’une prévision.
  • Même si les démocrates ont toujours été, historiquement, le parti politique le moins favorable aux entreprises, les craintes concernant le risque de hausses d’impôts importantes sous un gouvernement démocrate semblent exagérées.
  • Les démocrates au Congrès et le président Donald Trump pourraient s’associer pour réduire les prix des médicaments d’ordonnance, les deux ayant déjà appuyé cette mesure.
  • Les efforts de déréglementation menés par les républicains – qui profitent surtout aux secteurs financier et énergétique – pourraient être ralentis, mais pas nécessairement stoppés complètement. Jusqu’à présent, sous l’administration Trump, une grande partie de ces efforts ont été mis en place au moyen de décrets présidentiels plutôt que de mesures législatives.

Helima Croft, qui couvre de près les enjeux politiques de Washington à titre de chef de la stratégie mondiale en matière de marchandises et de la recherche au Moyen-Orient et en Afrique du Nord de RBC Capital Markets, LLC, ne prévoit pas beaucoup de changement pour la politique énergétique.

Elle souligne ce qui suit :

  • Le président Trump détient toujours un droit de véto, ce qui rend peu probable un renversement de politique généralisée.
  • Le résultat des élections n’entraînera probablement pas de changements importants au programme du président en matière de domination énergétique.
  • On peut toutefois s’attendre à une vague d’audiences concernant des ententes énergétiques impliquant des membres de l’administration. Les démocrates demanderont des précisions sur l’opération visant à renverser le régime au Venezuela et sur les ententes énergétiques qui ont suivi.
  • Des comités dirigés par des démocrates tourneront probablement leur attention vers la Russie. Les législateurs ont déjà demandé à plusieurs banques et administrations portuaires de fournir des contrats, des relevés d’expédition et de paiement, ainsi que des communications liées à l’entente visant le carburant diesel. On s’attend également à ce qu’une action soit intentée pour contester la suspension, par l’administration, des dispositions relatives aux sanctions prévues dans la Graham Act récemment adoptée.
  • Les promoteurs du secteur des énergies propres pourraient tirer profit d’une surveillance accrue des restrictions imposées par le gouvernement en matière d’autorisations pour les projets éoliens en mer et solaires, ainsi que d’une pression renouvelée visant à rétablir le financement fédéral annulé. Toutefois, le droit de véto présidentiel et les pouvoirs exécutifs existants limiteraient la capacité des démocrates à renverser les politiques de l’administration.
  • En ce qui concerne la construction de centres de données d’IA, les préoccupations croissantes à l’égard de l’abordabilité de l’électricité pourraient faire passer l’accent mis sur l’accélération du développement à la question de savoir qui assumera les coûts associés.

Forte opposition aux centres de données d’IA : l’un des enjeux ayant eu une incidence sur les résultats des élections, en particulier aux niveaux local et des États

Question du sondage : est-ce que vous appuyez ou vous vous opposez à la construction d’un centre de données d’IA dans votre collectivité?

Question du sondage : est-ce que vous appuyez ou vous vous opposez à la construction d’un centre de données d’IA dans votre collectivité?
  • Soutien
  • Opposition
  • Ne sait pas

Source : Sondage de l’Université Quinnipiac réalisé auprès d’adultes américains; données publiées en mars 2026

Le graphique à barres montre l’évaluation faite par les analystes sectoriels des actions de RBC Marchés des Capitaux de l’incidence sur les différents secteurs de l’indice S&P 500 de la prise de contrôle par les démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat aux États-Unis. L’échelle va de +2,00 (fortement haussier) à -2,00 (fortement baissier). L’incidence pour tous les secteurs combinés est de -0,35. Les données sont présentées pour chacun des 11 secteurs de l’indice S&P 500. Les deux secteurs qui se démarquent le plus sont le secteur de la consommation de base avec +1,00 (incidence la plus positive) et celui des services publics avec -2,00 (incidence la plus négative). Pour la consommation discrétionnaire, l’incidence est de 0,00. Pour tous les autres secteurs, l’incidence est modérément négative, allant de -0,17 pour les soins de santé à -0,67 pour la finance. L’incidence sur les secteurs des services de communications et de l’immobilier est évaluée à -0,50.

Point de vue important non consensuel que partagent M. Lascelles et Mme Croft : il est peu probable que la politique de Trump à l’égard de l’Iran change considérablement.

Juste avant les élections, Mme Croft a écrit ce qui suit : « La tendance semble toujours indiquer une escalade militaire américaine à court terme, malgré les pourparlers régionaux… Il est certain que les risques d’une riposte iranienne encore plus dévastatrice augmenteraient si les États-Unis optaient pour une campagne militaire de plus grande envergure. »

Après l’élection, M. Lascelles a souligné que, comme aucune autre élection n’est prévue pour le reste du dernier mandat du président Trump, il est plus probable que la Maison-Blanche poursuivra sa trajectoire musclée à l’égard de l’Iran.

Par conséquent, nous pensons qu’il est prudent de prendre avec un grain de sel la récente baisse des prix du pétrole. Les participants aux marchés de l’énergie pourraient encore une fois mal juger la situation au Moyen-Orient et miser sur une résolution qui pourrait ne pas se produire à court terme.

Incidence modérée sur la plupart des secteurs

Un sondage mené au cours de l’été a révélé que les analystes des actions de RBC Marchés des Capitaux ne prévoyaient pas d’incidence prononcée sur les secteurs qu’ils couvrent dans l’hypothèse où les démocrates contrôleraient à la fois la Chambre des représentants et le Sénat.

Ils ont évalué leurs opinions sur une échelle de +2,0 à -2,0, +2,0 étant l’incidence la plus haussière et -2,0, la plus baissière.

Pour l’ensemble des secteurs, l’enquête a indiqué une évaluation légèrement négative du rendement des marchés avec une note de -0,35, ce qui est loin d’être une note très baissière de -2,0. Les notes de la plupart des secteurs affichaient un biais négatif semblable.

Les notes de deux secteurs seulement ont affiché un écart significatif. La consommation de base s’est classée quelque peu en hausse à +1,0, tandis que les services publics se sont classés de façon très baissière à -2,0.

Les analystes des actions de RBC estiment que le contrôle du Congrès par les démocrates aurait une incidence légèrement négative sur tous les secteurs combinés, avec toutefois des différences par secteur

Évaluation par les analystes des actions de RBC Marchés des Capitaux du contrôle par les démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat

Évaluation par les analystes des actions de RBC Marchés des Capitaux du contrôle par les démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat

Remarque : un nombre plus élevé indique une incidence plus positive et un nombre plus faible indique généralement une incidence plus négative. Sur l’échelle, +2,00 est fortement haussier et -2,00, fortement baissier.

Sources : Stratégie sur les actions américaines RBC, RBC Marchés des Capitaux, d’après un sondage mené auprès d’analystes sectoriels; résultats publiés le 11 août 2026

Le graphique à barres illustre les réponses des adultes américains à la question leur demandant s’ils appuieraient la construction d’un centre de données d’IA dans leur collectivité. Les réponses sont divisées en trois catégories : soutien, opposition ou ne sait pas/ne s’applique pas. Les données sont présentées par appartenance politique (républicains, démocrates et indépendants) et par sexe. Les républicains sont ceux qui soutiennent le plus les centres de données, avec 34 %, et 32 % des hommes appuieraient la construction d’un centre de données. Le soutien aux centres de données est plus faible parmi les démocrates, les indépendants et les femmes. L’opposition aux centres de données d’IA est élevée pour toutes les catégories; toutefois l’opposition est la plus forte parmi les démocrates (78 %), alors qu’elle est de 56 % parmi les républicains et de 66 % parmi les indépendants. Plus de femmes (72 %) que d’hommes (58 %) s’opposent aux centres de données.

Les titres de la consommation de base et de la consommation dans d’autres secteurs pourraient profiter de tout changement de politique de l’administration Trump ou de toute loi bipartite qui pourrait offrir un répit financier aux ménages à revenu moyen et faible qui ont le plus souffert de l’inflation et du coût de la vie élevé dans l’ensemble. C’est pourquoi nous pensons que les actions de la consommation se sont fortement redressées le lendemain de l’élection. Le temps nous dira si de telles évolutions politiques auront lieu.

En ce qui concerne les titres du secteur des services publics et, en particulier, ceux qui sont les plus exposés à la construction de centres de données axés sur l’IA, nous ne pensons pas que Trump envisagerait ne serait-ce que de signer une loi qui restreindrait la construction de centres de données à l’échelle fédérale. Mais la vague bleue a atteint les niveaux des États et locaux, et c’est là que les puissantes autorités réglementaires pourraient faire grimper les coûts associés à la construction de centres de données ou ralentir, annuler ou interdire certains projets. Selon RBC Marchés des Capitaux, les autorités de réglementation pourraient compliquer la tâche des services publics qui cherchent à récupérer leurs investissements en capital liés aux centres de données auprès des clients non spécialisés dans l’IA (particuliers et entreprises) et pourraient de plus en plus attendre des grandes entreprises technologiques qu’elles assument une part plus importante des coûts d’investissement dans le réseau électrique qu’elles ne le font actuellement.

Toutefois, nous pensons que ce facteur a déjà été pris en compte dans une certaine mesure dans les cours des titres du secteur des services publics, car le secteur a reculé de 15 % de la fin de juillet à la fin de septembre, en partie en raison de la résistance à la réglementation déjà amorcée et des préoccupations liées aux élections. Bien qu’il ait quelque peu rebondi depuis, il demeure inférieur de presque 9 % à son sommet historique atteint en février.

Ce qui compte plus que les élections

Les dirigeants élus à Washington et dans les capitales des États ont le pouvoir d’influencer positivement ou négativement le pays; leurs mesures politiques peuvent toutefois avoir des résultats mitigés (ce qui est souvent le cas). Mais ils ont une influence limitée pour ce qui est du rendement des marchés boursiers au fil du temps, selon nous.

Nous croyons fermement que quatre facteurs sont plus importants pour le rendement à moyen et à long terme du marché boursier américain que les élections :

  • Tendances en matière d’innovation des entreprises : nous ne faisons pas ici uniquement référence à l’essor actuel de l’IA ou à d’autres avancées qui ont eu lieu auparavant dans le secteur des technologies, comme l’avènement d’Internet ou de l’ordinateur personnel. La plupart des secteurs et des industries ont connu des poussées d’innovation à un moment donné. Les progrès réalisés il y a plusieurs décennies dans les dispositifs médicaux et les technologies pharmaceutiques, ou encore les avancées en matière de forage pétrolier et de forage de schiste, pour ne citer que deux exemples parmi tant d’autres. Nous pensons que l’innovation continuera de stimuler la croissance des bénéfices et les cours boursiers de nombreux titres.
  • Les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale : cela englobe les politiques et les ajustements en matière de taux d’intérêt, qu’ils soient bons, mauvais ou moyens. Lorsque la Fed a été trop lente à relever le taux directeur (pensez à la première vague d’inflation post-COVID), l’économie et les ménages ont souffert. Lorsque la Fed a relevé dans une trop grande mesure ou trop rapidement son taux, cela a historiquement exacerbé les replis économiques et les ventes massives sur les marchés boursiers. Toutefois, lorsque la Fed prend les bonnes décisions, l’économie et le marché boursier profitent habituellement de cycles d’expansion plus longs.
  • Les fluctuations naturelles du cycle économique et de l’économie : nous ne croyons pas que les leçons de base de l’économie de base seront réfutées. Le cycle économique a son propre rythme, passant de la phase d’expansion au pic de croissance, au ralentissement, à la contraction (récession), puis à un creux suivi d’une expansion. Et ça recommence. Le secteur privé aux États-Unis est trop vaste et la libre entreprise est trop ancrée en tant que mécanisme et dans la société américaine pour que Washington puisse la gérer en actionnant divers leviers.
  • Les tendances des bénéfices des sociétés : selon notre analyse, ces trois facteurs ont eu, au fil du temps, une influence bien plus importante sur la croissance des bénéfices des entreprises que le contrôle exercé par les partis politiques au sein du microcosme politique de Washington. De plus, la croissance des bénéfices des sociétés – souvent appelée la « vache à lait » du marché – a historiquement une relation très étroite avec le rendement de l’indice S&P 500.

Presque à égalité

Indice S&P 500 et son bénéfice par action indexés à 100 en 1945 (échelle logarithmique)

Indice S&P 500 et son bénéfice par action indexés à 100 en 1945 (échelle logarithmique)
  • Indice S&P 500
  • BPA du S&P 500

À long terme, l’indice s’est apprécié de 7,8 % par année, alors que les bénéfices ont augmenté de 7,4 % par année.

Sources : RBC Gestion de patrimoine, FactSet, Bloomberg

Le graphique compare la valeur annuelle de l’indice S&P 500 et son bénéfice par action (BPA) depuis 1945. Les données sont indexées à une valeur de 100 en 1945 et affichées sur une échelle logarithmique. La valeur de l’indice et du BPA ont augmenté parallèlement au cours de la période indiquée, l’indice affichant une progression d’environ 7,8 % par année, tandis que les bénéfices ont augmenté d’environ 7,4 % par année.

Les élections vont et viennent : concentrez-vous sur les plans de placement à long terme

Nous ne croyons pas que les résultats des élections de mi-mandat devraient inciter les investisseurs individuels axés sur le long terme à modifier de façon importante la part des actions américaines ou la position sectorielle dans les portefeuilles.

Nous continuons de croire que l’approche la plus prudente à l’égard des élections est la suivante :

  • de respecter la stratégie de placement à long terme que vous avez déjà mise en place; et
  • de ne pas succomber à la tentation d’apporter des changements radicaux de catégorie d’actif ou de secteur en fonction du résultat de l’élection.

Autrement dit, si vous êtes contents que les démocrates reprennent le contrôle du Congrès afin de contrebalancer le pouvoir de Trump, voire de le réduire considérablement, ne prenez pas de risques excessifs en matière d’exposition boursière ou de positionnement sectoriel.

À l’inverse, si vous craignez que les priorités des nouvelles majorités démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat ne mènent le pays dans la mauvaise direction, ne laissez pas vos émotions prendre le pas sur vos décisions de placement judicieuses.

En ce qui concerne le rendement à court terme du marché, il convient plutôt de se concentrer sur ce qui suit :

  • L’incidence potentielle des politiques de taux d’intérêt actuelles de la Fed (une erreur est possible);
  • Les tendances de l’économie et des bénéfices au pays (nous prévoyons une croissance soutenue des deux en 2027); et
  • L’innovation des entreprises, en particulier le cycle de développement de l’IA (il existe un certain nombre d’incertitudes au sujet de la prochaine phase du cycle et de ses gagnants et perdants potentiels).

Selon notre évaluation, la plus grande menace pour le marché boursier américain serait l’apparition de signes indiquant l’approche d’une récession. Cependant, nous en voyons peu. Malgré la régularité des replis et des corrections, nous croyons que les perspectives pointent vers de nouveaux sommets pour l’indice SP&500 au cours des 12 prochains mois. Nous continuons de recommander le maintien d’une pondération égale à celle du marché dans les actions américaines.


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