Les élections de mi-mandat aux États-Unis, qui auront lieu en novembre, s’annoncent comme un référendum sur la présidence Trump 2.0. Nous passons en revue le rendement des marchés boursiers avant et après les élections de mi-mandat et ce que cela pourrait ou non laisser entrevoir pour cette année et l’année prochaine.
7 mai 2026
Kelly Bogdanova Vice-présidente et analyste de portefeuilleServices-conseils en gestion de portefeuille – États-Unis
Cinq éléments caractéristiques de cette élection
Certains facteurs habituels et atypiques pourraient avoir une influence sur le contrôle politique à Washington, l’élection du 3 novembre portant sur les 435 sièges de la Chambre des représentants et sur 35 des 100 sièges du Sénat.
Les élections de mi-mandat sont souvent un référendum sur la performance du président, même si le nom de celui-ci ne figure pas sur les bulletins de vote. Elles sont habituellement un moment difficile pour le parti du président, surtout à la Chambre des représentants.
Depuis 1906, le parti du président n’a obtenu des sièges supplémentaires à la Chambre que lors de trois élections de mi-mandat, et il ne s’agissait que de quelques sièges. La perte de nombreux sièges a été beaucoup plus courante, les républicains et les démocrates perdant chacun un nombre médian de 28 sièges.
Les données suggèrent que la popularité du président y est pour quelque chose.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, les deux présidents bénéficiant d’un taux d’approbation élevé dans les sondages Gallup un mois avant les élections de mi‑mandat ont obtenu les meilleurs résultats : le démocrate Bill Clinton lors de son deuxième mandat et le républicain George W. Bush lors de son premier mandat. Leur parti a obtenu respectivement cinq et huit sièges supplémentaires à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat de 1998 et de 2002.
Sources : RBC Gestion de patrimoine, Chambre des représentants des États-Unis, Brookings Institution, The American Presidency Project à l’Université de Californie, Santa Barbara
Le graphique à barres montre le nombre de sièges à la Chambre des représentants, occupés par un membre du parti du président, qui changent de mains, au cours des années électorales de mi-mandat, de 1906 à 2022. Le parti du président a obtenu des sièges supplémentaires seulement trois fois : en 1934, les républicains ont remporté neuf sièges supplémentaires; en 1998, les démocrates en ont remporté cinq; et en 2002, les républicains en ont remporté huit. Les présidents républicains et démocrates ont vu leur parti perdre des sièges à 15 occasions. Les deux pires années ont été 1922 (perte de 77 sièges pour les républicains) et 1938 (perte de 72 sièges pour les démocrates). Aux plus récentes élections de mi-mandat, les démocrates ont perdu neuf sièges en 2022 et les républicains, 42 en 2018.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, les présidents dont le taux d’approbation était inférieur à 50 % dans les sondages Gallup un mois avant le jour des élections ont vu leur parti perdre un nombre médian de 30 sièges (de 9 à 64 sièges); pour ceux dont le taux d’approbation était supérieur à 50 %, la perte médiane n’a été que de huit sièges.
Cette tendance passée est pertinente pour les prochaines élections de mi‑mandat, parce que le taux d’approbation du président Donald Trump est nettement inférieur à 50 % dans de nombreux sondages depuis un certain temps et que les républicains n’ont actuellement qu’une faible majorité à la Chambre des représentants.
Quel que soit le taux d’approbation présidentielle au cours des semaines précédant le vote de novembre – moment où il compte le plus –, il ne fait aucun doute dans notre esprit que ces élections de mi-mandat seront un référendum sur la présidence Trump 2.0, compte tenu de l’influence démesurée du président sur l’arène politique du pays (et sur la scène mondiale également).
Cette situation pourrait avoir une incidence non seulement sur l’élection des représentants et des sénateurs fédéraux, mais aussi sur certaines élections locales qui façonneront le contrôle politique de la législature des États et choisiront les gouverneurs.
Un autre élément qui nous indique qu’il sera difficile pour les républicains de conserver le contrôle de la Chambre est le nombre élevé de sièges pour lesquels le candidat sortant ne se représente pas.
Sur les 435 sièges de la Chambre des représentants, c’est le cas de 57 sièges, dont 37 sont actuellement occupés par des républicains, au moment d’écrire ces lignes. Il s’agit du deuxième plus grand nombre de sièges qui seront à pourvoir depuis 1930 et du plus grand nombre de sièges pour lesquels le candidat républicain sortant ne se représente pas, depuis cette même date.
Sources : RBC Gestion de patrimoine, projet « Vital Statistics on Congress » de Brookings Institution (données historiques), Associated Press, « Tracking U.S. House Retirements » (données de 2026, au 29 avril 2026)
Le graphique à barres montre le nombre de représentants élus qui quittent la Chambre des représentants des États-Unis (ils ne cherchent pas la réélection) par année électorale fédérale (présidentielle et de mi-mandat), de 1930 à 2026. Les données de 2026 sont préliminaires, au 29 avril. Le plus faible nombre total de départs au cours de la période remonte à 1984 : 22 au total, 9 démocrates et 13 républicains. Le nombre total de départs le plus élevé a été enregistré en 1992 : 65 au total, 41 démocrates et 24 républicains. En 2026, les données préliminaires indiquent un total de 57 départs, soit le deuxième nombre le plus élevé pour la période (20 démocrates et 37 républicains). Les 37 républicains qui quittent la Chambre représentent le plus grand nombre de départs de républicains pour la période.
Un grand nombre de ces sièges à pourvoir se trouvent dans des circonscriptions où le résultat des élections ne laisse pas une grande place à l’incertitude, puisque les électeurs sont très majoritairement d’un parti ou de l’autre.
Plus que toute autre chose, c’est le grand nombre de sièges pour lesquels le candidat républicain sortant ne se représente pas qui est notable. Nous doutons qu’un si grand nombre de républicains ne chercheraient pas à se faire réélire si les membres du parti étaient convaincus de conserver le contrôle de la Chambre des représentants.
Il est bien connu dans le microcosme politique de Washington que les élus du parti majoritaire détiennent plus de pouvoir et bénéficient de plus d’avantages –et ce, par dessein. Ces prérogatives diminuent considérablement pour ces élus, en particulier les dirigeants, lorsque le contrôle passe d’un parti à l’autre et qu’ils se retrouvent dans la minorité.
L’administration Trump et les républicains à la Chambre des représentants ont entrepris d’améliorer les perspectives du parti pour cette élection de mi-mandat, en encourageant les États républicains à redessiner volontairement leurs circonscriptions afin d’accroître le nombre de sièges remportés par les républicains. Ce processus est souvent appelé « charcutage électoral ».
Parmi les nombreuses critiques formulées à l’égard de ce processus, le redécoupage électoral peut diviser les électeurs d’une ville ou d’un comté qui ont des intérêts communs, les regroupant avec des communautés très différentes. Les républicains et les démocrates pratiquent le charcutage électoral depuis des décennies.
Cette fois-ci, le processus ne s’est pas déroulé comme les républicains l’avaient prévu, car certains États démocrates se sont également lancés dans le redécoupage des circonscriptions.
Il reste à voir dans quelle mesure ces efforts affecteront l’équilibre des pouvoirs à la Chambre. Des contestations judiciaires sont en cours, et une récente décision historique de la Cour suprême au sujet du redécoupage arbitraire fondé sur la race en Louisiane crée la possibilité que d’autres États redécoupent leurs circonscriptions électorales avant les primaires.
Les républicains contrôlent actuellement la Chambre haute avec 53 des 100 sièges, et il faudrait un gain net de quatre sièges pour que les démocrates prennent le contrôle (un nombre égal de sièges donnerait au parti du président la majorité, car le vice-président pourrait voter et donner l’avantage à son camp en cas d’égalité).
Les républicains ont un avantage géographique naturel pour les prochaines élections. Sur les 35 sièges au Sénat pour lesquelles se tiendra une élection, un plus grand nombre sont dans des États où les électeurs ont tendance à voter pour les républicains que dans des États où les électeurs votent habituellement pour les démocrates.
Les sondages montrent depuis de nombreux mois que la barre est haute pour les démocrates s’ils veulent prendre le contrôle du Sénat. Toutefois, plusieurs sondages indiquent que certains sièges sont maintenant disputés, alors qu’il y a quelques mois à peine, ils semblaient gagnés d’avance par des républicains.
À l’approche des élections, nous pensons que le taux d’approbation du président et l’opinion des électeurs sur les perspectives économiques et l’inflation pourraient avoir une influence sur l’élection de certains sénateurs. Le pouvoir d’achat semble être la principale préoccupation des électeurs américains à chaque élection.
Nous pensons que les électeurs indépendants feront pencher la balance en novembre, dans certaines courses très disputées à la Chambre des représentants et au Sénat.
La loyauté envers le parti diminue depuis de nombreuses années et un plus grand nombre d’électeurs s’identifient maintenant comme indépendants plutôt que comme républicains ou démocrates.
Ces électeurs ne sont pas inscrits en tant que républicains ou démocrates, ou ils sont inscrits à l’un des deux grands partis, mais ils ne se considèrent plus comme des membres fidèles de leur parti, ou ils ont une mauvaise opinion des deux partis.
Les données sur les démocrates et les républicains sont les mêmes de 2022 à 2025.
Source : Gallup; selon la moyenne annuelle des données des entrevues téléphoniques, 1988 à 2025
Le graphique montre l’affiliation politique déclarée des électeurs américains (démocrates, républicains ou indépendants) pour chaque année de 1988 à 2025. L’affiliation au parti démocrate était de 36 % en 1988, puis s’est située entre 31 % et 34 % jusqu’à ce qu’elle atteigne 36 % en 2008, son plus haut niveau de cette période. Depuis, elle a diminué de façon constante, pour terminer à 27 % en 2025. L’affiliation au parti républicain était de 31 % en 1988 et a ensuite baissé pour atteindre 29 % en 1999. Elle a par la suite progressé, atteignant un sommet de 33 % en 2005. Après cela, elle a baissé pour atteindre un creux de 25 % en 2013, avant de remonter à 27 % en 2025, soit le même niveau que l’affiliation au parti démocrate cette année-là. La tendance des électeurs indépendants a commencé en 1988 à 33 % et a grimpé à 39 % en 1995. Elle est ensuite tombée à 31 % en 2004, son creux de la période. Depuis, elle a augmenté, atteignant 45 % en 2025, la plus forte proportion des trois affiliations.
Le président Trump a remporté l’élection de 2024 avec l’aide des électeurs indépendants, et un grand nombre d’entre eux pensaient que leurs perspectives économiques s’amélioreraient avec son retour à la Maison-Blanche.
Toutefois depuis, ils ne sont pas satisfaits de la manière dont le président gère l’économie. Le mécontentement à l’égard de la persistance de l’inflation semble être l’une des principales raisons.
Source : AP-NORC (The Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research à l’Université de Chicago); sondage mené du 16 au 20 avril 2026 auprès de 2 596 adultes à l’échelle nationale
Le graphique montre le taux d’approbation du président américain Donald Trump dans les sondages concernant deux points précis : l’économie et le coût de la vie; les résultats sont répartis selon l’affiliation politique des répondants (républicains, démocrates ou indépendants). Pour ce qui est de l’économie, 30 % des répondants approuvent et 70 % désapprouvent. Parmi les républicains, 62 % approuvent et 37 % désapprouvent. Parmi les indépendants, 19 % approuvent et 80 % désapprouvent. Parmi les démocrates, 3 % approuvent et 96 % désapprouvent. En ce qui concerne le coût de la vie, 23 % des répondants approuvent et 76 % désapprouvent. Parmi les républicains, 51 % approuvent et 47 % désapprouvent. Parmi les indépendants, 12 % approuvent et 87 % désapprouvent. Parmi les démocrates, 2 % approuvent et 98 % désapprouvent.
Ce que les tendances passées révèlent sur l’effet des élections
Les investisseurs se demandent si les élections ont une incidence sur le rendement des marchés boursiers et si le parti qui détient le contrôle à Washington a une importance pour les marchés.
Lorsque nous analysons les données sur le rendement dans le cadre du cycle présidentiel de quatre ans, nous observons certaines tendances notables.
Le rendement des marchés boursiers lors des années électorales de mi-mandat a tendance à être le plus faible du cycle de quatre ans, l’indice S&P 500 ayant progressé de 3,3 % en moyenne ces années-là, depuis 1932. Toutefois, le rendement enregistré l’année suivant les élections de mi-mandat a tendance à être le plus élevé, atteignant en moyenne 14,0 %.
Sources : RBC Gestion de patrimoine, Bloomberg; en fonction des données sur le rendement des actions, excluant les dividendes, de 1932 à 2025
Le graphique montre le rendement boursier de l’indice S&P 500 de 1932 à 2025, segmenté par année du cycle présidentiel de quatre ans aux États-Unis. Lors des années d’élections présidentielles, le rendement moyen a été de 8,1 %, et le rendement médian, de 11,8 %. Lors de la première année d’un mandat présidentiel, le rendement moyen a été de 7,0 % et le rendement médian, de 9,1 %. Au cours de l’année électorale de mi-mandat (deuxième année de la présidence), le rendement moyen a été de 3,3 % et le rendement médian, de 0,6 %. Au cours de la troisième année d’un mandat présidentiel, le rendement moyen a été de 14,0 % et le rendement médian, de 18,1 %.
Au cours du cycle de quatre ans, certaines tendances du rendement du marché associées aux élections de mi-mandat ne sont pas reflétées dans le rendement annuel. Ces tendances ont persisté, peu importe ce qui se passe à Washington, le parti au pouvoir ou le partie qui gagne ou perd la faveur des électeurs.
Dans les 23 cas que nous avons examinés, depuis 1934, l’indice S&P 500 a généralement reculé ou connu une correction à un moment donné au cours de la période de 12 mois précédant les élections de mi-mandat. L’indice a perdu 20,8 % en moyenne.
Toutefois, ce recul a souvent été plus que compensé par les reprises subséquentes. Dans ces 23 cas, le marché a progressé de 46,3 % en moyenne au cours de l’année civile suivant l’élection de mi-mandat.
Comme c’est habituellement le cas, les rendements de ces années varient considérablement. Derrière le rendement moyen de 46,3 %, les rendements varient de 14,7 % à 87,1 %, et le marché a été en mesure de dépasser son sommet précédent dans 74 % des 23 cas.
* Mesuré à partir du sommet (dans les 12 mois précédant le creux de l’année électorale) à ce creux. Dans 22 des 23 cas, le creux s’est produit avant les élections de mi-mandat; l’exception a eu lieu en 2018, année où il a eu lieu après les élections.
Sources : RBC Gestion de patrimoine, Bloomberg; rendement de 23 périodes électorales de mi-mandat
Le graphique montre le rendement de l’indice S&P 500 pour la période entourant les élections de mi-mandat aux États-Unis. Le recul moyen enregistré les années électorales de mi-mandat a été de 20,8 %. Le recul est mesuré du sommet atteint dans les 12 mois précédant le creux de l’année électorale, à ce creux. La progression moyenne entre le creux de l’année électorale de mi-mandat et le sommet de l’année suivante est de 46,3 %.
Il convient également de noter qu’au cours des précédentes périodes électorales de mi-mandat pendant lesquelles l’inflation était préoccupante, le marché a atteint un nouveau sommet au cours de l’année suivant les élections de mi-mandat moins souvent qu’au cours des périodes dépourvues de pressions inflationnistes.
Le marché a parfois bien accueilli l’absence de contrôle du pouvoir à Washington –lorsque les pouvoirs du gouvernement sont partagés entre les deux principaux partis –, mais pas toujours.
Notre étude remontant à 1953 a révélé que le rendement de l’indice S&P 500 a par le passé été le plus élevé dans trois cas :
En revanche, le rendement a été plus faible lorsque le président était républicain et le contrôle du Congrès était divisé ou entièrement aux mains des démocrates, comme le montre le graphique.
Sources : RBC Gestion de patrimoine, Bloomberg; en fonction des données sur le rendement des actions, excluant les dividendes, de 1953 à 2025
Le graphique indique le rendement annuel passé de l’indice S&P 500 selon quel parti contrôle le gouvernement fédéral des États-Unis. L’indice S&P 500 a progressé de 13,3 % durant les vagues républicaines (lorsque le parti contrôlait la présidence et les deux chambres du Congrès). Il a progressé de 7,3 % lorsque les républicains ont contrôlé la présidence et que le contrôle du Congrès était divisé entre les républicains et les démocrates. Il a avancé de 4,9 % lorsque les républicains ont contrôlé la présidence et que les démocrates ont contrôlé les deux chambres du Congrès. Il a progressé de 8,0 % durant les vagues démocrates. Il a grimpé de 17,0 % lorsque les démocrates ont contrôlé la présidence et que le contrôle du Congrès était divisé entre les républicains et les démocrates. Il a grimpé de 16,3 % lorsque les démocrates contrôlaient la présidence et que les républicains contrôlaient les deux chambres du Congrès.
Les élections sont importantes, mais les fondamentaux économiques le sont encore plus
Les Américains et les observateurs à l’extérieur du pays qui s’intéressent à la politique et aux politiques publiques accordent à juste titre une grande importance aux résultats des élections américaines.
Les données montrent que le rendement du marché suit effectivement certaines tendances durant les années électorales de mi-mandat qui, selon nous, méritent notre attention.
Nous sommes conscients que la taille de l’échantillon des rendements durant les années électorales de mi-mandat n’est pas suffisante pour permettre de tirer des conclusions statistiquement fiables. Cela dit, les données sont très convaincantes.
Toutefois, selon nous, les élections et le parti qui contrôle le pouvoir à Washington ne sont pas les principaux facteurs qui déterminent le cours des actions à long terme. Nous pensons que d’autres enjeux ont par le passé eu une plus grande incidence sur le marché américain :
En ce qui concerne les recommandations de répartition de l’actif, nous nous concentrons sur les paramètres fondamentaux de l’économie nationale et des bénéfices des sociétés, et plus précisément sur les indicateurs associés au risque de récession. Ce sont les récessions qui sont habituellement à l’origine des marchés boursiers baissiers.
Nous ne croyons pas que les prochaines élections de mi-mandat ou le contrôle par un parti de la Chambre des représentants et du Sénat soient des raisons suffisantes pour modifier la répartition d’actions américaines des portefeuilles à long terme.
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