Les électeurs ont de vastes préoccupations à l’approche des élections. Les possibles résultats des élections ne semblent pas inquiéter outre mesure les analystes des actions de RBC Marchés des Capitaux. Nous recommandons aux investisseurs de se concentrer sur ce qui compte le plus.
9 septembre 2026
Kelly Bogdanova Vice-présidente et analyste de portefeuilleServices-conseils en gestion de portefeuille – États-Unis
À moins de deux mois des élections de mi-mandat, le 3 novembre, plusieurs sondages et d’autres indicateurs laissent penser que les démocrates prendront le contrôle de la Chambre des représentants.
Les républicains détiennent actuellement une mince majorité de 218 sièges contre 214; un indépendant se range aux côtés des républicains et deux sièges sont vacants. Même si les 435 sièges feront l’objet d’une élection et que le nombre d’élus se représentant à l’élection n’a jamais été aussi faible depuis le début de la tenue des registres en 1930, le résultat n’est incertain que pour 42 sièges (sièges pour lesquels la course est très serrée, et sièges pour lesquels un républicain ou un démocrate a une légère avance), selon l’agrégateur de sondages 270toWin.
Pour conserver le contrôle de la Chambre, les républicains devront défier l’histoire. Depuis 1906, le parti du président n’a pris des sièges supplémentaires à la Chambre que dans trois des 30 dernières élections de mi-mandat, le nombre allant de seulement cinq à neuf sièges.
Les résultats du parti du président ont été les pires lorsque l’approbation du président était inférieure à 50 %. Le taux d’approbation du président Donald Trump s’établit actuellement à 39,6 %, selon la moyenne de 11 sondages réalisés par RealClear Polling (RCP).
Fait important, les démocrates ont un avantage de 5,8 points de pourcentage dans les intentions de vote, comme l’indiquent les données compilées de RCP.
Les moyennes de RealClear Polling présentées ici sont calculées à partir des résultats de 15 sondages indépendants. Comme les résultats sont issus de sondages indépendants les uns des autres, les scores des démocrates et des républicains pourraient ne pas totaliser 100 %.
Source : Moyennes de RealClear Polling (RCP); données recueillies du 22 juillet au 2 septembre 2026
Le graphique à barres montre les résultats du sondage sur les intentions de vote aux élections américaines de mi-mandat de 2026, par parti. 48,1 % des répondants voteraient pour un démocrate et 42,3 % pour un républicain.
Toutefois, cet avantage pour les démocrates est à considérer avec prudence. Le financement des campagnes républicaines est supérieur à celui des campagnes démocrates et Elon Musk, l’homme le plus riche du monde et le premier dont la fortune s’élève à plus de 1 000 milliards de dollars, soutient financièrement le parti républicain.
De plus, les sondeurs pourraient sous-estimer le succès des campagnes de mobilisation des électeurs lors des derniers cycles électoraux et la capacité du président à mobiliser ses partisans. Il est également difficile d’évaluer l’incidence du découpage électoral partisan (redécoupage des circonscriptions en fonction d’objectifs politiques) et des efforts déployés par le parti républicain pour modifier les règles de vote dans certains États.
Même si le contrôle du Sénat semble assez équilibré à ce stade-ci, la Chambre haute pourrait tomber sous le contrôle des démocrates, ce qui était peu probable plus tôt cette année.
Les républicains y détiennent actuellement la majorité, avec 53 sièges contre 47, et ils ont besoin de 50 sièges pour conserver le pouvoir, compte tenu du vote décisif qui revient au vice-président selon la Constitution. Autrement dit, les démocrates doivent obtenir quatre sièges supplémentaires au Sénat pour prendre le contrôle.
Parmi les 35 sièges du Sénat sur 100 qui feront l’objet d’une élection en novembre (deux seront attribués après des élections spéciales), 11 sont considérés comme des sièges « assurément » républicains, 9 comme des sièges « assurément » démocrates et 15 sont en jeu (soit la course est très serrée, soit le candidat républicain ou démocrate a une légère avance) selon 270toWin. Les six États où se trouvent ces sièges sont le Texas, le Maine, l’Ohio, l’Iowa, l’Alaska et le Michigan.
Les mots les plus célèbres de la politique américaine moderne, « C’est l’économie, stupide », formulés il y a 34 ans, s’appliquent toujours aujourd’hui. Cette phrase a été marquée sur un tableau blanc par James Carville, le directeur dynamique et excentrique de la campagne présidentielle de Bill Clinton, pour que la campagne demeure axée sur ce qui compte le plus pour les électeurs.
Aujourd’hui, l’inflation est le principal enjeu et la préoccupation économique la plus importante, selon le sondage de dépistage de The Economist qui se base sur les données de YouGov.
Le coût de la vie élevé est principalement attribué au parti au pouvoir et au président Trump en particulier.
Le taux d’inflation sur 12 mois de l’indice des prix à la consommation (IPC) est passé de 2,9 % le jour de l’investiture en janvier 2025 à 3,4 %, malgré la promesse faite pendant la campagne de réduire l’inflation.
L’angoisse liée au coût de la vie a resurgi avec la reprise de l’inflation au printemps 2026, déclenchée par les attaques militaires des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, l’arrêt quasi total de la navigation commerciale dans le détroit d’Hormuz, les contraintes subséquentes sur les expéditions de pétrole par la mer Rouge et la flambée connexe des prix de l’énergie.
Même si l’inflation revenait au taux cible de 2 % de la Réserve fédérale l’an prochain, nous pensons que les Américains resteront amers à l’égard du coût de la vie pendant un certain temps.
L’augmentation des prix à la consommation a été d’environ 28 %, en moyenne, depuis le début de 2020, juste avant le début de la crise de la COVID-19. Selon nous, la population a besoin de plus de temps pour absorber cette forte flambée des prix et s’y adapter.
Lors des précédentes vagues d’inflation du milieu des années 1970 et du début des années 1980 (quoique pendant ces épisodes l’inflation a été plus forte), le malaise et les craintes à l’égard de l’inflation ont duré beaucoup plus longtemps que ce qui a été jugé rationnel avec le recul, soit jusqu’au milieu des années 1990. Pendant ce temps, le taux d’inflation avait considérablement diminué.
Nous pensons que le coût de la vie sera une fois de plus l’une des principales préoccupations des électeurs lors de l’élection présidentielle de 2028, que l’inflation des prix à la consommation revienne ou non à la cible de la Fed d’ici là. La plupart des électeurs se préoccupent plus des prix qu’ils voient à l’épicerie que de ce que le gouvernement déclare comme l’inflation sur 12 mois.
Les préoccupations sont classées selon la catégorie « Tous les électeurs », qui comprend les républicains, les démocrates et les autres. Trois autres préoccupations ont obtenu un pourcentage inférieur à celui de la sécurité nationale : l’avortement, l’éducation et les libertés civiques.
Sources : The Economist, « Tracking the presidency », qui suit les sondages YouGov, au 1er septembre 2026
Le graphique à barres montre les huit principales préoccupations des adultes américains, en date du 1er septembre 2026, selon les sondages de YouGov, chaque préoccupation étant présentée dans trois groupes : Tous les électeurs, Républicains, et Démocrates; les résultats sont classés selon la catégorie Tous les électeurs. La principale préoccupation est l’inflation : 29 % dans la catégorie Tous les électeurs, 32 % dans la catégorie Républicains et 30 % dans la catégorie Démocrates. En ce qui concerne les autres préoccupations, les résultats sont indiqués par catégorie, dans le même ordre. La deuxième préoccupation est l’emploi et l’économie : 14 %, 13 %, 14 %. Les soins de santé arrivent au troisième rang : 10 %, 6 %, 13 %. L’immigration, au quatrième rang : 8 %, 16 %, 2 %. Les impôts et les dépenses publiques, au cinquième rang : 7 %, 9 %, 3 %. Les changements climatiques et l’environnement, au sixième rang : 6 %, 1 %, 9 %. Les droits civiques, au septième rang : 5 %, 1 %, 10 %. La sécurité nationale, au huitième rang : 5 %, 9 %, 1 %.
Un enjeu qui ne figure pas parmi les plus importants dans les résultats des sondages pourrait avoir une incidence sur certaines élections locales ou dans certains États, et peut-être même sur l’élection d’un petit nombre de représentants et de sénateurs : la construction de centres de données d’IA. Au cours de la dernière année, l’opposition a grandi.
Du point de vue des investissements, l’IA et la construction d’infrastructures connexes ont eu des répercussions extrêmement positives depuis que la technologie de l’IA a pris son envol à la fin de 2022.
Toutefois, les collectivités locales, et même les États dans certains cas, s’opposent de plus en plus à la délivrance de permis et à la construction de centres de données d’IA. Les sondages d’opinion indiquent que la vaste majorité des Américains s’opposent à la construction de centres de données dans leurs collectivités ou à proximité, principalement en raison des préoccupations suscitées par la hausse des prix de l’électricité et de l’eau, et par le bruit. L’opposition aux centres de données prévaut, peu importe l’appartenance politique, le sexe, le revenu, l’âge, etc. C’est ce que les Américains appellent un enjeu NIMBY : Pas dans ma cour (Not In My Backyard)!
Source : Sondage de l’Université Quinnipiac réalisé auprès d’adultes américains; données publiées en mars 2026
Le graphique à barres illustre les réponses des adultes américains à la question leur demandant s’ils appuieraient la construction d’un centre de données d’IA dans leur collectivité. Les réponses sont divisées en trois catégories : soutien, opposition ou ne sait pas/ne s’applique pas. Les données sont présentées par appartenance politique (républicains, démocrates et indépendants) et par sexe. Les républicains sont ceux qui soutiennent le plus les centres de données, avec 34 %, et 32 % des hommes appuieraient la construction d’un centre de données. Le soutien aux centres de données est plus faible parmi les démocrates, les indépendants et les femmes. L’opposition aux centres de données d’IA est élevée pour toutes les catégories; toutefois l’opposition est la plus forte parmi les démocrates (78 %), alors qu’elle est de 56 % parmi les républicains et de 66 % parmi les indépendants. Plus de femmes (72 %) que d’hommes (58 %) s’opposent aux centres de données.
De nombreux Américains, comme d’autres personnes dans le monde, craignent également que l’IA ne fasse disparaître des emplois. Cette préoccupation est elle aussi présente dans tous les groupes d’âge, et dans toutes les catégories, comme l’appartenance politique, la race, la tranche de revenu et le sexe, selon les sondages Quinnipiac.
Malgré l’anxiété des électeurs à l’égard de l’IA et des enjeux économiques, et la probabilité croissante que le contrôle du Congrès puisse en partie ou en totalité changer de main, les analystes des actions de RBC Capital Markets, LLC ne pensent pas que cela aura une forte incidence sur les secteurs qu’ils couvrent, selon une étude de Lori Calvasina, chef, Stratégie sur actions américaines.
Tous secteurs combinés, les analystes prévoient que si les républicains conservent le contrôle des deux Chambres, l’incidence sur le rendement sera légèrement positive, si les démocrates remportent la Chambre des représentants et les républicains maintiennent leur majorité au Sénat, l’incidence sera neutre, et si les démocrates prennent le contrôle des deux Chambres, l’incidence sera légèrement négative.
L’évaluation faite par les analystes des actions de RBC suggère une incidence légèrement positive sur le rendement des actions si les républicains conservent le contrôle des deux Chambres (car ils sont en faveur d’une réglementation plus souple), une incidence neutre si les démocrates obtiennent le contrôle de la Chambre et les républicains du Sénat et une incidence légèrement négative les démocrates prennent le contrôle du Congrès.
Un nombre plus élevé indique une incidence plus positive et un nombre plus faible indique généralement une incidence plus négative. Sur l’échelle, +2,00 est fortement haussier et -2,00, fortement baissier.
Sources : Stratégie sur les actions américaines RBC, RBC Marchés des Capitaux, d’après un sondage mené auprès d’analystes sectoriels; résultats publiés le 11 août 2026
Le graphique à barres montre l’évaluation combinée des analystes sectoriels des actions de RBC Marchés des Capitaux de l’incidence sur le marché boursier américain de différents scénarios concernant le contrôle du Congrès après l’élection de mi-mandat de 2026. L’échelle va de +2,00 (fortement haussier) à -2,00 (fortement baissier). Le graphique reflète la combinaison de toutes les évaluations sectorielles. Si les républicains obtiennent le plein contrôle du Congrès, l’incidence est de +0,56 %. Si les démocrates contrôlent la Chambre des représentants et les républicains, le Sénat, l’incidence est de +0,02. Si les démocrates obtiennent le plein contrôle du Congrès, l’incidence est de -0,35.
Toutefois, ce dernier scénario comporte des nuances. Même si l’évaluation de l’incidence globale est légèrement négative si les démocrates obtiennent le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat, les perspectives varient d’un secteur à l’autre.
Par exemple, l’incidence serait positive pour le secteur de la consommation de base, très négative pour le secteur des services publics, et entre les deux pour les autres secteurs, mais légèrement négative pour la plupart, comme le montre le graphique ci-dessous.
Sources : Stratégie sur actions américaines RBC, RBC Marchés des Capitaux; selon les résultats du sondage mené auprès des analystes sectoriels publiés le 11 août 2026
Le graphique à barres montre l’évaluation faite par les analystes sectoriels des actions de RBC Marchés des Capitaux de l’incidence sur les différents secteurs de l’indice S&P 500 de la prise de contrôle par les démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat aux États-Unis. L’échelle va de +2,00 (fortement haussier) à -2,00 (fortement baissier). L’incidence pour tous les secteurs combinés est de -0,35. Les données sont présentées pour chacun des 11 secteurs de l’indice S&P 500. Les deux secteurs qui se démarquent le plus sont le secteur de la consommation de base avec +1,00 (incidence la plus positive) et celui des services publics avec -2,00 (incidence la plus négative). Pour la consommation discrétionnaire, l’incidence est de 0,00. Pour tous les autres secteurs, l’incidence est modérément négative, allant de -0,17 pour les soins de santé à -0,67 pour la finance. L’incidence sur les secteurs des services de communications et de l’immobilier est évaluée à -0,50.
C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles le secteur des services publics a enregistré un recul de 7,4 % depuis la fin de juillet, alors que l’indice S&P 500 a progressé de 4,1 %, soit une forte contre-performance sur une très courte période. L’opposition à l’implantation des centres de données d’IA dans les collectivités pourrait alimenter les préoccupations à l’égard d’un resserrement de la réglementation du secteur des services publics si les démocrates prennent le contrôle des deux Chambres. De plus, nous pensons que le secteur accuse un recul parce que les taux de rendement des obligations ont bondi, ces dernières étant considérées comme un placement concurrent.
Les renseignements sectoriels associés aux trois scénarios des élections de mi-mandat sont présentés dans le tableau ci-dessous; le rouge indique que les républicains conservent le contrôle, le violet indique que le contrôle est partagé et le bleu indique que les démocrates obtiennent le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
Sur l’échelle de cette enquête, +2,0 représente une incidence très positive et -2,0, très négative. La vaste majorité des notes sont loin d’atteindre ces extrêmes, ce qui est pertinent pour le positionnement du portefeuille. Nous ne croyons pas que les investisseurs ayant un horizon de placement à long terme devraient apporter des changements sectoriels notables en prévision du résultat de l’élection ou en raison de ce dernier.
Habituellement, les élections de mi-mandat causent de la volatilité. Il est courant que l’indice S&P 500 recule significativement à un moment donné au cours de l’année précédant l’élection, et si ce n’est pas le cas, un repli peut se produire immédiatement après l’élection.
Depuis 1934, l’indice S&P 500 a enregistré une correction moyenne de 21 % pendant les années électorales de mi-mandat, comme nous l’avons fait remarquer dans ce rapport.
Étant donné que le marché a déjà subi un bref repli de 9 % le printemps dernier, il faut se poser la question suivante : le recul habituel des années électorales de mi-mandat a-t-il déjà eu lieu cette année? Cela est possible, mais nous ne pouvons pas exclure la possibilité d’un autre repli, surtout si le détroit d’Hormuz demeure en grande partie fermé, que les taux de rendement des obligations du Trésor continuent d’augmenter en raison du risque d’inflation ou que la forte angoisse suscitée par les élections de mi-mandat se matérialise.
Au cours de l’année électorale de mi-mandat en 2018, durant la première présidence de Trump, lorsque les républicains ont perdu la Chambre des représentants au profit des démocrates, un dégagement brutal a eu lieu immédiatement après l’élection, ce qui arrive rarement. Au cours de l’année électorale de mi-mandat en 2022, le marché a touché un creux à la mi-octobre, juste avant les élections. Les républicains ont repris de justesse le contrôle de la Chambre, même si le nombre de sièges obtenus a été nettement inférieur aux prévisions des sondeurs.
Même si les élections de mi-mandat prenaient plus de place sur le marché boursier américain et que la volatilité augmentait à court terme, nous croyons fermement que d’autres enjeux sont plus importants pour le rendement à moyen et à long terme du marché que les élections :
Pour en savoir plus sur le rendement historique des marchés boursiers en période d’élections de mi-mandat et ce que ce contexte pourrait suggérer – ou non – pour cette année et l’année prochaine, consultez notre article intitulé « Élections de mi‑mandat, le marché et ce qui compte ».
Sources : RBC Gestion de patrimoine, RBC Rochdale, Bloomberg; données hebdomadaires sur les cours, du 1er janvier 1928 au 28 août 2026, sur une échelle logarithmique
Il s’agit d’un graphique linéaire des données hebdomadaires concernant l’indice S&P 500, de 1928 au 28 août 2026, sur une échelle logarithmique. Le graphique indique des événements importants, à commencer par le Mardi noir (1929), la Grande Dépression (1929 à 1939), la Seconde Guerre mondiale (1939 à 1945), la guerre de Corée (1951 à 1953), la crise du canal de Suez (1956), la crise des missiles cubains (1962), l’assassinat du président Kennedy (1963), la guerre du Vietnam (de 1964 à 1973), l’embargo pétrolier des pays arabes (1973), la démission du président Nixon (1974), et la crise pétrolière et l’instabilité au Moyen-Orient (1979 à 1980) lorsque l’inflation a atteint 14,8 %. Les événements suivants, survenus depuis 2000, sont indiqués : l’éclatement de la bulle technologique (2000 à 2002), la crise financière mondiale (2008), la pandémie de COVID-19 (2020) et l’imposition de droits de douane très élevés par les États-Unis (2025). Dans l’ensemble, le marché a continué de progresser malgré les répercussions négatives à court terme associées à ces événements.
RBC Gestion de patrimoine est une division opérationnelle de Banque Royale du Canada. Veuillez cliquer sur le lien « Conditions d'utilisation » qui figure au bas de cette page pour obtenir plus d'information sur les entités qui sont des sociétés membres de RBC Gestion de patrimoine. Nous n'approuvons ni ne recommandons le contenu de cette publication, qui est fourni à titre d'information seulement et ne vise pas à donner des conseils.
® / MC Marque(s) de commerce de Banque Royale du Canada utilisée(s) sous licence. © Banque Royale du Canada 2026. Tous droits réservés.
Nous voulons discuter de votre avenir financier.