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Les relations sociales procurent d’énormes avantages pour la santé mentale et physique, surtout lorsque nous vieillissons.

Des recherches montrent que la pratique de loisirs et d’autres activités sociales peut réduire le risque d’apparition de certains problèmes de santé, dont la démence.

Le besoin de contacts sociaux s’est avéré encore plus évident pendant la pandémie, lorsque les confinements nous ont obligés à nous isoler pendant de longues périodes. Cette situation a également accentué les inquiétudes par rapport à la santé physique et mentale, surtout chez les Canadiens âgés qui comptent parmi les plus vulnérables.

Selon un rapport du gouvernement fédéral en 2021, environ un quart des Canadiens, soit près de 9,5 millions de personnes, auront 65 ans ou plus d’ici la fin de la décennie. Statistique Canada précise que les personnes âgées de 85 ans et plus constituent l’un des groupes d’âge ayant affiché la croissance la plus rapide au pays, avec une hausse de 12 % depuis 2016.

Le gouvernement fédéral a pris des mesures pour améliorer la vie des Canadiens âgés, notamment des services continus pour les encourager à participer aux activités de leur collectivité.

Le fait de rester socialement actif est essentiel à la réalisation et au maintien du bien-être physique et mental, affirme Vivien Brown, M.D., médecin de famille et auteure de The New Woman’s Guide to Healthy Aging.

Elle cite des recherches montrant que les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de souffrir de démence, de dépression et d’AVC lorsqu’elles vieillissent. Environ 70 % des Canadiens atteints d’Alzheimer sont des femmes, souligne-t-elle.

La Dre Brown explique que les relations sociales sont l’un des quatre piliers d’un vieillissement en santé, tout comme l’activité physique, la prévention des maladies (alimentation saine et vaccination) et le mode de vie équilibré (réduction du stress et sommeil suffisant).

Pour certaines personnes, il est aussi difficile de maintenir le lien social que de faire de l’exercice quotidiennement et de manger sainement.

« Cela signifie une recherche active de nouvelles expériences, un apprentissage continu de nouvelles choses et un contact intentionnel avec les autres. Ces actions demandent un peu plus de temps et d’efforts, mais elles en valent la peine », déclare Mme Brown.

Elle prend l’exemple de l’apprentissage d’une nouvelle langue : bien qu’il soit possible de l’apprendre en suivant des cours numériques, la plupart des gens apprennent plus rapidement et obtiennent de meilleurs résultats s’ils parlent cette langue étrangère avec d’autres personnes dans un cadre social.

« Le même principe s’applique à toute activité qui vous intéresse », ajoute-t-elle. « Il faut être avec d’autres personnes pour faire ce qui vous plaît vraiment. »

Connectivité sociale pour la santé du cerveau

Le fait d’avoir des relations sociales régulières contribue également à améliorer la fonction cérébrale, et les spécialistes médicaux comme la Dre Brown affirment que cela est essentiel au maintien de la santé du cerveau.

« Les activités sociales permettent de protéger le cerveau », explique Mme Brown, qui siège également aux conseils d’administration de la Women’s Brain Health Initiative (WBHI), à Toronto. « Nous voulons une progression constante de notre cerveau, et c’est en partie ce que la connectivité sociale fait pour nous. »

Elle encourage ainsi certains patients à continuer à travailler après l’âge traditionnel de la retraite, à moins qu’ils n’aient prévu une retraite bien remplie et qu’ils puissent s’arrêter de travailler.

« Souvent, les gens n’ont pas de réseaux sociaux pour leur retraite ; ils n’ont pas nécessairement de loisirs ou d’amis à l’extérieur du bureau », déclare Mme Brown. Ils risquent alors davantage de souffrir d’isolement social.

« Si vous prévoyez prendre votre retraite, vous devez non seulement faire des plans financiers, mais aussi des plans pour votre santé physique et mentale. »

La lutte contre l’isolement est un défi que les Canadiens âgés devront relever s’ils prévoient vieillir à la maison, c’est-à-dire vivre chez eux plutôt que dans une résidence pour personnes âgées. Selon Dre Brown, l’avantage des villages-retraite réside dans le fait qu’ils offrent généralement diverses activités sociales pour mobiliser les résidents.

« Lorsque les gens vieillissent à la maison, ils ont besoin de veiller à ne pas s’isoler », dit-elle. « Chacun est différent, mais je pense que s’efforcer de créer un réseau d’amis et de participer à des activités est vraiment important à mesure que l’on vieillit. »

Conseils pour rester socialement actif

Pour ceux qui souhaitent renforcer leurs liens sociaux, Dre Brown leur recommande de prendre du temps pour réfléchir à leurs véritables passions, comme le jardinage, le cyclisme ou la collection d’antiquités, et de trouver des événements ou des clubs locaux qui correspondent à ces activités.

« Cela prendra peut-être un certain temps, et rencontrer de nouvelles personnes ne vient pas toujours naturellement, mais c’est un bon point de départ », indique-t-elle. Elle ajoute qu’une activité peut souvent mener à d’autres, et ainsi de suite.

Elle encourage également les gens à communiquer avec des amis ou des voisins qui vivent seuls.

« La prochaine fois que vous les voyez, arrêtez-vous et parlez avec eux, que ce soit de la météo ou de la politique », précise-t-elle. « Le simple contact avec eux de temps à autre peut contribuer à atténuer leur sentiment d’isolement, et vous vous sentirez tous les deux plus proches. »

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