S’assurer de pouvoir vivre longtemps chez soi

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Si vous souhaitez vieillir à domicile, n’oubliez pas d’en analyser les aspects émotionnels et les coûts financiers, conseille Audrey Miller.

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De nombreux Canadiens abordent la retraite sous un angle différent qu’il y a quelques années.

« La pandémie a amené les gens à voir autrement le vieillissement aux étapes plus avancées de la vie, ainsi que les services aux aînés pour eux-mêmes et pour leurs proches », explique Tony Maiorino, vice-président, directeur général et chef, Bureau de gestion de patrimoine familial, RBC Gestion de patrimoine. « Les gens pensaient qu’ils vivraient à la maison aussi longtemps qu’ils le pouvaient, et déménager dans une résidence par la suite. »

Un sondage du National Institute on Ageing révèle que bien des Canadiens veulent toujours vieillir chez eux et souhaitent ne plus avoir à quitter leur domicile.

Selon ce même sondage, plus de 90 % des Canadiens âgés de 65 ans et plus ont l’intention de rester chez eux le plus longtemps possible. L’institut de l’Université métropolitaine de Toronto a révélé que les Canadiens sont confrontés à de nombreux défis à cet égard et a indiqué que 25 % des personnes âgées de 75 ans et plus ont au moins un besoin non comblé. Ces personnes ont notamment besoin d’aide pour faire l’épicerie ou le ménage, ou même s’habiller et se nourrir.

Ce sont des besoins qui peuvent et devraient être abordés dans le cadre d’un plan de retraite complet, déclare M. Maiorino.

« Le défi consiste à sensibiliser dès le départ les gens à cette problématique pour qu’ils prennent les mesures qui s’imposent, et ainsi éviter d’être pris au dépourvu plus tard. »

Il est plus que jamais capital de planifier la retraite en fonction non seulement des premières années de retraite (habituellement consacrées aux voyages et à d’autres loisirs), mais aussi des années qui suivront en tenant compte des coûts déjà élevés et en croissance des services aux aînés. Les Canadiens auront inévitablement besoin d’une plus grande partie de leurs économies pour combler les déficits de l’offre du secteur public.

« C’est bien beau de vouloir vieillir en toute sécurité chez soi. Mais qu’en sera-t-il des coûts associés ? » demande Audrey Miller, une travailleuse sociale et la directrice générale d’Elder Caring Inc., qui aide les personnes et les familles à concevoir des plans pour les services aux aînés. Mme Miller et Elder Caring Inc. travaillent en partenariat avec RBC Gestion de patrimoine en matière de vieillissement en santé et offrent des services aux clients à l’échelle nationale.

Elle note que le tarif normal d’un aidant privé est d’environ 35 $ l’heure, selon les besoins de la personne qui reçoit les services, ce qui peut aller au-delà des 100 000 $ par année. Les rénovations domiciliaires peuvent constituer un autre gros investissement. L’installation d’un monte-escalier et le réaménagement d’une salle de bain pour y intégrer des appuis sécuritaires, par exemple, peuvent coûter entre 12 000 $ et 25 000 $, dit-elle.

« Par ailleurs, il n’y a pas que des coûts financiers à la mise en place de stratégies favorisant le vieillissement chez soi. Elle comporte aussi des coûts émotionnels. »

Les personnes âgées veulent tellement vieillir chez elles qu’elles n’envisagent pas d’autres possibilités comme les résidences-services où des services tels que les repas, la lessive, le ménage et une vie sociale sont offerts, et qui peuvent se révéler être de meilleures options pour elles. Selon Mme Miller, les loyers mensuels de telles résidences peuvent aller de 3 000 $ à plus de 10 000 $.

C’est là qu’une équipe de gestion de patrimoine comme RBC peut être utile, dit M. Maiorino. « Nous établissons avec les clients de nombreux scénarios touchant notamment les modifications requises pour adapter leur maison, les soins prolongés à domicile, la vente de leur maison ou le déménagement dans une résidence pour personnes âgées.

Dans le cadre de ce processus, nous examinons l’ensemble de leurs actifs afin de déterminer ceux qu’ils devraient utiliser en premier pour payer les services dont ils ont besoin, surtout d’un point de vue fiscal afin d’en avoir un peu plus pour leur argent. »

La planification n’est absolument pas simple. De nombreuses variables (le montant et les types d’actifs de retraite, le revenu dont dispose le client, l’historique de santé et de longévité familial du client) doivent être prises en compte.

Certaines étapes essentielles, comme s’assurer que les procurations sont à jour, que des personnes de confiance ont été désignées pour gérer leurs finances, doivent être effectuées dans le cadre du processus. La nomination d’un mandataire, une personne de confiance pour prendre des décisions en matière de soins de santé au nom du client, est tout aussi importante.

« Tout le monde devrait impérativement s’assurer de mettre en place ces éléments et faire de sorte que leurs volontés soient respectées en cas d’incapacité », dit M. Maiorino.

Les gens doivent aussi parler de leurs plans avec les membres de leur famille et indiquer l’emplacement des documents importants, ajoute-t-il. C’est tout aussi important d’identifier la personne idéale à désigner comme mandataire en vertu d’une procuration relative aux biens au moment opportun. Les gens ont l’habitude de désigner par défaut des membres de leur famille ou leurs amis à cet égard, mais la désignation d’un mandataire professionnel peut s’avérer un choix judicieux.

Un conseiller en patrimoine qualifié devrait tenir compte de tous ces éléments dans l’établissement d’un plan global de retraite. Ce plan devrait être établi le plus rapidement possible, dit M. Maiorino.

« Vous devriez travailler avec votre conseiller et, préférablement, parler avec lui de ces éléments le plus tôt possible pour permettre l’élaboration d’un plan souple tenant compte des services dont vous aurez besoin. »

Cet article a été initialement publié dans The Globe and Mail (en anglais seulement).


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