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Partout au Canada se déroulent d’importantes discussions sur la vérité et la réconciliation avec les peuples autochtones et leurs collectivités dans l'objectif de leur apporter un peu d’apaisement et de leur assurer un avenir meilleur.

Les mauvais traitements infligés aux populations autochtones ont été une nouvelle fois mis en lumière au cours de l’été 2021 avec la découverte de tombes anonymes sur les terres d’anciens pensionnats amérindiens du pays.

Cette réouverture d’un chapitre sombre de l’histoire du Canada a sensibilisé le public au mouvement Chaque enfant compte, qui invite la population canadienne à se souvenir des enfants qui ont été contraints de fréquenter ces pensionnats et dont certains ne sont jamais revenus. Elle a également relancé des discussions plus générales sur les traités autochtones, les revendications territoriales des Premières nations, des Métis et des Inuits, et les lacunes de la Loi sur les Indiens sur laquelle se fonde le gouvernement fédéral pour administrer le statut d’Indien, superviser les gouvernements locaux des Premières nations et gérer les réserves.

La Semaine de la vérité et de la réconciliation est l’occasion, pour les Canadiennes et les Canadiens, de réaffirmer leur engagement à écouter, à passer à l’action et à poursuivre leur démarche de réconciliation avec les collectivités autochtones. Le gouvernement fédéral a déclaré le 30 septembre jour férié national en hommage aux survivants des pensionnats, à leurs familles et à leurs collectivités, afin de faire en sorte que la commémoration publique des séquelles et de l’histoire des pensionnats demeure au cœur du processus de réconciliation.

Une vérité pénible, mais nécessaire

Raviver les souvenirs et les discussions continuera de susciter des émotions difficiles, mais il le faut pour faire connaître la vérité, affirme le chef Cadmus Delorme, de la Première Nation de Cowessess, sur les terres de laquelle ont été découvertes 751 tombes anonymes d’anciens résidents d’un pensionnat à environ 150 km à l’est de Regina.

« La vérité est un sujet difficile, mais nous pouvons la soulever sans chercher à acculer ni à blesser, en nous offrant mutuellement du soutien et du réconfort afin de mieux comprendre cette vérité », déclare le chef Delorme, dont les parents et les arrière-grands-parents sont des survivants des pensionnats.

« À mesure qu’émerge la vérité au sujet des tombes anonymes, la population canadienne admet enfin qu’elle ne sait pas grand-chose du vécu des Autochtones depuis des générations. Notre message est le suivant : la vérité doit prévaloir et la réconciliation s’ensuivra. »

L’avenir des collectivités autochtones

Grâce à la reconnaissance des traumatismes causés par le système des pensionnats – qui a déplacé, isolé et blessé des générations d’Autochtones et de familles – et à l’élimination des barrières institutionnelles qui les freinent, les Autochtones pourront non seulement trouver de l’apaisement, mais aussi refaire leurs collectivités à l’image de leurs cultures et traditions, selon le chef Delorme.

L’autonomisation économique, l’innovation et la préservation culturelle contribueront à façonner un avenir plus fort et plus durable pour les collectivités autochtones d’un océan à l’autre. « Nous pouvons changer beaucoup de choses en une génération », affirme-t-il.

La résilience économique n’est pas seulement une question d’emplois, ajoute-t-il. Il s’agit aussi de renforcer la gouvernance qui permet aux peuples des Premières nations, Métis et Inuits de contrôler leurs investissements économiques. Par exemple, il explique que la Loi sur les Indiens crée des obstacles rendant plus coûteuses les activités de développement et commerciales sur les terres autochtones.

« Pour favoriser la prospérité économique, les organisations [...] doivent revoir leurs cadres et leurs approches afin d’aider plus efficacement les Autochtones à se préparer pour les affaires », dit-il.

L’avenir de la Première Nation de Cowessess

Selon le chef Delorme, la mission et la vision de la Première Nation de Cowessess reposent sur trois piliers : l’autosuffisance économique, la souveraineté politique et le renouveau culturel. « Tout ce que nous faisons doit s’articuler autour de ces trois piliers », dit-il.

L’autosuffisance économique correspond à la capacité des membres de la Première Nation de Cowessess à saisir les occasions d’affaires dans différents secteurs comme l’énergie renouvelable, l’agriculture et les développements commerciaux, par exemple le nouveau restaurant Tim Hortons construit sur leurs terres.

Elle comprend également les deux fiducies que la Première Nation de Cowessess a créées avec l’aide de l’équipe Patrimoine autochtone de RBC Trust Royal en vue d’assurer la stabilité économique des prochaines générations. Les fiducies, qui sont de plus en plus répandues dans les collectivités autochtones du Canada ayant reçu des indemnisations dans le cadre de conventions de règlement, sont établies en tenant compte des valeurs, des besoins et des objectifs propres à chaque collectivité, notamment en ce qui concerne la façon dont l’argent est investi et dépensé.

« Ces fiducies ont été établies pour nos enfants et futurs enfants », dit le chef Delorme.

L’utilisation de ces fiducies relève également du deuxième pilier, la souveraineté politique, qui reflète le droit de la Première nation de légiférer sur ses terres. Par exemple, le chef Delorme cite un accord sur la protection de l’enfance que la Première nation a récemment signé avec le gouvernement fédéral et qui lui confère compétence sur les enfants en milieu de remplacement. La Première Nation de Cowessess a été la première à exercer ce droit, mais de nombreuses autres communautés autochtones s’apprêtent à lui emboîter le pas.

Le troisième pilier, le renouveau culturel, concerne la capacité de la Première nation de Cowessess à redécouvrir sa culture et ses traditions.

« La colonisation a été dure pour nous. La décolonisation le sera encore plus. Nous voulons que l’on sache qui nous sommes : une Première nation diversifiée et fière », dit-il à propos de la communauté, qui compte quelque 4 300 membres, dont environ 900 vivent dans la réserve et le reste en Saskatchewan, au Canada et ailleurs dans le monde.

« Nous voulons que nos enfants puissent faire ce qu’ils aiment en tant que fiers membres de la Première nation de Cowessess, que ce soit dans la réserve, à Regina ou au centre-ville de Toronto, ajoute-t-il. Le renouveau culturel, c’est finalement définir qui nous sommes en tant que peuple qui était déjà établi ici avant la fondation de ce pays, de même que notre rôle dans le cadre d’un véritable partenariat avec le Canada pour que nous puissions aller de l’avant tout en conservant notre identité. »

Création d’un « véritable partenariat »

« Il ne fait aucun doute que les communautés autochtones ont vécu des traumatismes au cours des dernières décennies, affirme le chef Delorme. Cependant, elles n’ont jamais abandonné. De nombreux Autochtones sont fatigués de se battre simplement pour rester autochtones. Il faut que la Commission de vérité et de réconciliation lance un appel à l’action pour éviter de transmettre cette situation à la génération suivante », dit-il. Il appelle également le Canada à poursuivre le débat sur le respect du droit des peuples autochtones à respecter leurs propres cultures et traditions.

« C’est au Canada de s’adapter à l’idéologie autochtone, et non l’inverse », dit-il.

« C’est cela, un véritable partenariat. »


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