Le verdict est rendu

Analyse
Perspectives

La Cour suprême des États-Unis annule les droits de douane imposés en vertu de l’IEEPA, tandis que le Canada se prépare aux négociations entourant l’ACEUM.

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13 avril 2026

Tasneem Azim-Khan
Vice-présidente et stratège en chef, placements, RBC Phillips, Hager & North Services-conseils en placements inc.

Le 20 février, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision majeure largement anticipée ayant pour effet d’invalider le recours à la International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour justifier les droits de douane mondiaux généralisés de l’administration Trump. L’IEEPA représentait plus de 60 pour cent des tarifs mis en œuvre depuis avril 2025 et en vigueur au moment de la décision. Par conséquent, le jugement constitue un obstacle majeur à l’application du programme et des politiques du gouvernement en matière de commerce. En fait, il empêche le président Trump d’invoquer l’IEEPA pour imposer brutalement et sans délai des droits de douane globaux dans le but de procéder à une restructuration et à une réorientation ciblées du commerce extérieur américain.

Il importe de préciser que cette décision n’élimine pas les droits de douane des États-Unis, mais qu’elle élargit plutôt le cadre réglementaire dorénavant applicable à la politique douanière. Selon RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA), sans le recours à l’IEEPA, le taux réel des droits de douane frappant les importations des États-Unis passe de 13,6  pour cent à 7,6 pour cent (avant tout droit de substitution – nous aborderons cette question sous peu).

L’implantation de ce cadre réglementaire s’apparente en quelque sorte à une méthode chirurgicale d’application de la politique douanière. Autrement dit, il faudra du temps à l’administration Trump pour mettre en œuvre une politique tarifaire plus durable et légale. Cela dit, l’administration Trump, qui savait fort bien que le recours à l’IEEPA serait invalidé, était en quête de solutions de rechange depuis que la Cour suprême a commencé à étudier l’affaire. Plusieurs autres secteurs ou produits qui étaient auparavant visés par l’IEEPA font toujours l’objet d’un examen en vue d’un reclassement prévoyant d’autres formes de droits de douane. En fait, le gouvernement envisage plusieurs autres solutions au regard du droit commercial. En voici un résumé.

Autorités sélectionnées pour imposer des tarifs douaniers

Organismes de réglementation tarifaireMotif de l’imposition de droits de douaneOrganisme chargé de formuler les conclusionsDurée maximale d’une mesureTaux maximal des droits de douane
Article 232Menaces pour la sécurité nationaleSecrétaire au CommerceAucuneAucun
Article 201Préjudice causé à une industrie nationaleInternational Trade Commission4 ans ; possibilité de prolongation à 8 ans au total50 % ; contient une obligation de réduction progressive
Article 301Violation des accords commerciaux ; certaines autres pratiquesReprésentant américain au CommerceAucun
15 %
4 ans ; possibilité de prolongation sans limite
Aucun
Article 122Problèmes liés aux paiements internationauxAucun150 jours15 %
Article 338Discrimination contre les États-UnisAucunAucune50 %
IEEPAUrgence nationaleAucunAucuneAucun
Source: Service de recherche du Congrès ; Autorité du Congrès et du président d’imposer des tarifs.

Dès que la décision de la Cour suprême a été rendue, M. Trump est passé à l’action en signant un décret invoquant l’article 122 de la Trade Act of 1974 pour imposer des droits de douane mondiaux de 10 pour cent (il a ensuite menacé de les porter à 15 pour cent, bien qu’aucune confirmation à ce sujet n’ait encore été donnée). Toutefois, cette loi permet uniquement le maintien des droits de douane pendant une période maximale de 150 jours, après quoi l’approbation du Congrès est requise. Nous présumons que l’application des droits de douane plus limités en vertu de l’article 122 pourrait être une solution temporaire pendant que le gouvernement étudie comment d’autres articles pourraient être appropriés pour mettre en place des droits de douane plus durables à moyen et à long terme. La hâte manifestée à cet égard est probablement attribuable en partie aux élections de mi-mandat de novembre 2026 au Congrès, et au désir de Donald Trump de remporter une « victoire » pour appuyer et justifier sa politique économique prépondérante depuis le début de son deuxième mandat.

À la suite de la promulgation du décret invoquant l’article 122, le nouveau taux réel des droits de douane s’établit à 10,6 pour cent dans le monde (selon les estimations de RBC GMA ), à condition que les droits de base de 10 pour cent soient maintenus. Si l’administration opte pour des droits de 15 pour cent, le taux réel passera à 12,1 pour cent. Ces deux estimations sont néanmoins inférieures au taux de 13,6 pour cent mentionné plus haut, qui était en vigueur en vertu de l’IEEPA.

L’invalidation des droits de douane imposés en vertu de l’IEEPA et le recours à l’article 122 pour les remplacer se soldent par des taux effectifs de droits de douane plus bas

L’invalidation des droits de douane imposés en vertu de l’IEEPA et le recours à l’article 122 pour les remplacer se soldent par des taux effectifs de droits de douane plus bas

Des chèques par la poste ! Les remboursements de droits de douane ne sont pas aussi simples qu’une garantie de remboursement de 30 jours, mais ils donneront quand même un coup de pouce à l’économie

Le jugement de la Cour suprême annulant les droits de douane imposés en vertu de l’IEEPA ne comportait aucune décision quant à l’admissibilité des importateurs à des remboursements. Cependant, au début de mars, le Tribunal de commerce international (CIT) des États-Unis a ordonné un remboursement pour tous les importateurs qui avaient payé les droits de douane. Sans surprise, le département de la Justice a demandé la suspension de cette décision en instance d’appel, mais sa demande a été rejetée. L’ordonnance de remboursement peut encore être portée en appel, mais au moment d’écrire ces lignes, aucune décision à cet égard n’avait été prise.

Selon un article récent du New York Times, le gouvernement a déclaré qu’il pourrait avoir besoin de « 4 431 161 heures » pour traiter manuellement toutes les demandes de remboursement. Dans l’article, le nombre d’écritures visant les biens assujettis aux droits de douane appliqués au sens de l’IEEPA et maintenant considérés comme illégaux, est estimé à plus de 53 millions. Le processus de remboursement serait long et nous sommes loin d’être convaincus que M. Trump est désireux de le faciliter. En revanche, le U.S. Customs and Border Protection (CBP) a indiqué que les remboursements pourraient commencer dès la fin d’avril, sous réserve de certaines mises à jour technologiques du système. Nous croyons toutefois qu’on ne sait toujours pas si les remboursements seront intégraux et combien de temps durera le processus, compte tenu de l’ampleur et de la complexité de la tâche. Nous continuons d’hésiter à affirmer que la question sera résolue équitablement et de façon à donner pleine satisfaction aux payeurs de droits de douane.

Abstraction faite de la possibilité qu’il faille plus de temps pour rembourser les importateurs, nous sommes d’avis que l’économie américaine profitera d’une telle réinjection de capitaux. Selon le CBP, plus de 160 milliards de dollars de recettes douanières ont été versés par des importateurs en vertu de l’IEEPA. D’après les estimations de RBC GMA, ce montant équivaut à environ 0,5 pour cent du PIB . À court et à moyen terme, ces importateurs bénéficieront donc d’un avantage modeste, mais significatif pour leur rentabilité. Pourtant, nous ne nous attendons pas nécessairement à une incidence semblable sur les dépenses de consommation (qui ont généralement un effet multiplicateur plus important sur l’économie américaine), étant donné que de nombreux importateurs ont jusqu’à présent évité aux consommateurs d’absorber l’essentiel des droits de douane. Il convient de noter que les consommateurs qui ont finalement assumé le coût des droits de douane en payant des prix plus élevés ne seront aucunement indemnisés, à moins qu’une entreprise admissible décide de le faire. L’administration Trump se retrouve ainsi devant un nouveau casse-tête politique : les entreprises sont perçues comme étant les bénéficiaires des droits de douane, désormais illégaux, au détriment de la moyenne des Américains (dont beaucoup éprouvent des difficultés financières).  

Pour l’heure, nous estimons que la décision de la Cour suprême d’invalider les droits de douane découlant de l’IEEPA est globalement avantageuse. La mise en place d’un cadre réglementaire empêche l’administration Trump d’imposer une politique douanière généralisée par caprice, ou à tout le moins pour des motifs douteux. Cette décision prouve sans doute que le pouvoir judiciaire peut faire contrepoids à l’exécutif aux États-Unis, même quand la Cour suprême penche du côté des conservateurs. Enfin, la diminution globale des droits de douane dans l’immédiat pourrait servir de soupape de sûreté contre les tensions inflationnistes persistantes au sein de l’économie. Par contre, un certain degré d’incertitude persiste pour les sociétés américaines et leurs partenaires commerciaux quant au mode d’application des droits de douane à moyen et à long terme, en attendant la conclusion des examens menés actuellement par l’administration Trump et les approbations potentielles requises. Néanmoins, l’incertitude semble s’être atténuée comme jamais depuis avril dernier.

L’incertitude entourant la politique commerciale mondiale a diminué après que la Cour suprême a annulé les droits de douane imposés en vertu de l’IEEPA

L’incertitude entourant la politique commerciale mondiale a diminué après que la Cour suprême a annulé les droits de douane imposés en vertu de l’IEEPA

Prévisions pour l’été : journées de chaleur et d’inconfort à l’approche des négociations entourant l’ACEUM, qui demeure vital pour le Canada

Le récent jugement de la Cour suprême au sujet des droits de douane imposés en vertu de l’IEEPA a peu d’incidence sur le Canada, dont les échanges commerciaux avec les États-Unis sont généralement protégés par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Par contre, la renégociation de l’accord cet été est beaucoup plus lourde de conséquences. En revanche, des pays comme la Chine et, de façon plus générale, les marchés émergents sont bien placés pour bénéficier davantage de la révocation des droits de douane appliqués au sens de l’IEEPA.

Le Canada se voit imposer un faible taux tarifaire comparable en vertu de l’article 122

Le Canada se voit imposer un faible taux tarifaire comparable en vertu de l’article 122

Néanmoins, au Canada, des secteurs spécifiques tels que l’acier, l’aluminium, le cuivre et le bois d’œuvre résineux restent dans une très large mesure soumis à des droits de douane vertigineux en vertu de l’article 232. Des rapports selon lesquels l’administration Trump envisage d’imposer de nouveaux droits de douane sectoriels visant notamment les semi-conducteurs, les produits pharmaceutiques, les minéraux critiques, l’aérospatiale commerciale et les moteurs d’avions laissent entrevoir des risques majeurs à court terme pour le Canada. Toutefois, avant que ces droits de douane puissent s’appliquer, le département du Commerce américain doit mener une enquête officielle et publier un rapport présentant ses arguments en faveur d’une telle décision.

Les États-Unis et le Canada ont déjà commencé la renégociation de l’ACEUM à ce sujet. Comme nous l’avons indiqué cette année dans notre rapport de janvier, nous croyons que le Canada obtiendra un résultat « meilleur que ce que l’on craignait » relativement à l’ACEUM 2.0. Nous nous attendons toutefois à une pluie de propos négatifs conformes à la manière d’agir de Donald Trump avant la prise de décision. Nous prévoyons aussi que les États-Unis continueront de tirer parti de leur poids économique et du fait que le pays est le principal partenaire commercial du Canada pour soutirer certaines concessions.


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Tasneem Azim-Khan

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